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    Régions

    Un fonds plus adapté à la réalité de l’Oriental, nécessaire

    Par L'Economiste | Edition N°:4064 Le 01/07/2013 | Partager
    La performance actuelle du FIRO ne répond pas aux attentes de la région
    Les critères d’éligibilité trop sévères sanctionnent les PMI/PME
    Les partenaires financiers peu convaincus de l’utilité d’un second fonds… retardent l’échéance

    Pour Ali Belhaj, président du Conseil régional de l’Oriental, il est temps de lancer un deuxième fonds d’investissement régional dédié à l’accompagnement des PME/PMI et en adéquation avec les attentes réelles de l’Oriental

    - L’Économiste: Le Souverain vient d’effectuer une visite dans l’Oriental. Quelle évaluation faites-vous des programmes réalisés et des projets lancés durant cette visite?
    - Ali Belhaj: La visite du Souverain s’inscrit dans la continuité et consolide les projets structurants lancés dans l’Oriental. Plusieurs secteurs d’activité et de mise à niveau ont été dynamisés. C’est le cas pour les infrastructures de base, les projets sociaux de développement humain, de mise à niveau urbaine et de croissance économique. Des projets qui consolident les secteurs prioritaires dans le domaine de l’agriculture, l’industrie, le tourisme, la formation professionnelle et le savoir pointu. En plus de ces différentes inaugurations, le Souverain assure lui-même le suivi des programmes qu’il avait précédemment lancés pour s’enquérir, sur place, des avancées réalisées. Aussi des imperfections à corriger.
    - Comment le Conseil régional peut-il accompagner cette dynamique royale?
    Etre président d’une région comme l’Oriental, qui bénéficie d’une attention particulière de S. M. le Roi, est un honneur. Et il faut aussi être reconnaissant, car la dynamique insufflée par le Souverain nous dépasse. Notre rôle est de l’accompagner dans l’excellence et de voir comment on peut jouer un rôle dans ces projets structurants. Et bénéficier de cette dynamique, qui nous facilite plusieurs tâches pour lancer des actions qui ciblent croissance économique et promotion de notre région auprès d’investisseurs de différents horizons.
    - En tant que président du conseil d’administration du FIRO (Fonds d’investissement régional de l’Oriental), quelles sont vos suggestions pour adapter ce type de fonds à la réalité économique régionale?
    - Il faut préciser que le fonds est une idée lancée dans le cadre de l’Initiative royale pour le développement de l’Oriental. Un fonds de capital développement avec un conseil d’administration qui regroupe le Conseil de la région, l’Agence de l’Oriental, le Fonds Hassan II, la CDG avec quelques banques et assurances de la place. Il est temps de faire un bilan. Or force est de constater que peu d’entreprises ont bénéficié de ce fonds. Les conditions d’éligibilité sont très dures: société anonyme, pacte d’actionnaire, etc. Et lorsqu’on voit le tissu économique de la région, on constate que très peu de sociétés ou entreprises bénéficient de cet accompagnement financier. Au lieu de se contenter d’une société tous les deux ans, il est préférable de proposer des solutions innovantes en adéquation avec l’esprit de l’initiative royale. Aussi en respectant un certain nombre de conduites et de procédures pour rassurer les bailleurs de fonds. L’idée est de créer en parallèle du fonds qui existe, un second fonds plus souple et plus adapté à la réalité économique de la région et qui peut intéresser un plus grand nombre de PME/PMI. Ce sont ces dernières qui constituent le centre névralgique de l’économie. Un fonds au service des SARL ou pépinière d’entreprises par exemple.
    - Vos partenaires adhèrent-ils à cette nouvelle approche?
    - J’ai présenté cette vision, la semaine dernière, au Conseil d’administration et on compte prendre une initiative écrite pour la proposer à l’ensemble des administrateurs afin de créer ce second fonds. Peut-être que certains partenaires sont plus prudents au niveau de l’orthodoxie et n’ont pas les mêmes préoccupations que le Conseil régional alors que notre objectif primordial est de booster la croissance et au plus vite. Ceci dit, il faut les convaincre car le statu quo ne sert à rien. La performance du fonds ne répond pas aux attentes de la région
    - Et la contribution du privé pour booster l’économie régionale ?
    - Il y a plusieurs privés: les investisseurs locaux qui existent déjà, les investisseurs nationaux et internationaux. Nous essayons de montrer à chacun l’avantage qu’il peut tirer en investissant dans l’Oriental. Leur expliquer les atouts compétitifs de notre région. Aussi les écouter pour comprendre comment ils raisonnent en termes d’engagement financier, d’attentes bénéfiques tout en dissipant leurs craintes. C’est ce qui explique nos actions à l’international pour la promotion du territoire dans le cadre de coopération décentralisée. D’autres institutions, conseils et agences font aussi un travail en parallèle pour consolider notre attractivité territoriale.

     Propos recueillis par Ali KHARROUBI

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