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Régions

Fès: 35.000 nouveaux inscrits attendus à l’université

Par L'Economiste | Edition N°:4064 Le 01/07/2013 | Partager
Un engouement important pour la formation professionnalisante
Capacité, taux d’encadrement… les défis de la rentrée 2013-2014

AVEC 75.000 étudiants au titre de l’année qui s’achève, l’Université Sidi Mohammed Ben Abdellah (USMBA) de Fès est la première en termes de nombre d’étudiants. Ses prévisions pour 2013-2014 tablent sur l’arrivée de plus de 35.000 nouveaux inscrits. Pour son président, Farissi Esserghini, «tout porte à croire que la prochaine rentrée sera difficile et qu’il va falloir gérer les flux en partenariat avec les différentes administrations territoriales». Ceci, surtout du côté de la Faculté des Lettres de Dhar El Mehraz dont le conseil a décidé l’annulation des inscriptions en première année en raison de la vétusté des bâtiments qui risquent de s’effondrer à tout moment.
Pour Esserghini, «il faut rapidement restaurer les 3e et 4e étages de cette faculté pour ouvrir normalement l’accès à de nouveaux étudiants». Signalons que cet établissement enregistre annuellement quelque 4.000 inscriptions.   
D’autre part, l’engouement pour les 12 autres établissements universitaires des régions de Fès-Boulemane et Taza-Taounate-El Houceima s’explique par l’offre pédagogique très complète comprenant plus de 210 filières de formation dont plus de 50% sont professionnalisantes.
L’Université propose une formation dans diverses disciplines et spécialités, entre autres les sciences et techniques, les sciences de l’ingénierie, le commerce et la gestion, la médecine et pharmacie, les sciences juridiques, économiques et sociales, ainsi que les lettres et les sciences humaines. Son programme d’urgence a nécessité près de 389 millions de DH.
Une enveloppe destinée à la réalisation d’infrastructures, le développement de la qualité de l’enseignement, la recherche scientifique et l’intégration effective des lauréats de l’université dans le monde professionnel. Ces projets concernent en gros l’extension et la réhabilitation des établissements de l’université, le soutien à la recherche et développement, et la création d’un centre de conférence de plus de 1.400 places.
«Grâce au programme d’urgence, notre capacité d’accueil est passée de 27.000 à plus de 50.000 places physiques actuellement», indique le président de l’Université. Selon lui, les dernières phases de ce programme concernent la réalisation de l’ENCG et l’ENSA, ou encore le Centre d’économie et de gestion dont l’achèvement des travaux est prévu pour décembre prochain».
Pour ce qui est de la recherche scientifique, l’université de Fès a élaboré 400 publications scientifiques indexées. Elle s’est dotée de plus de 80 laboratoires de recherche couvrant les trois champs disciplinaires (sciences et technologie, lettres et sciences humaines, ainsi que droits, économie et gestion). Les plus actifs sont ceux relatifs aux pôles patrimoine et culture, environnement, gestion de l’eau et développement durable, technologie de l’information et de communication, plantes médicinales et aromatiques, biotechnologie et valorisation des substances naturelles. «Certains laboratoires sont accrédités jusqu’à 2017, ce qui signifie que leurs responsables reçoivent des fonds de soutien systématiquement au début de chaque exercice», explique Esserghini. Et de poursuivre: «Pour mieux servir les chercheurs, nous avons constitué des clusters leur permettant d’avoir une vision claire sur les problèmes des recherches & développement à exploiter. Y figurent, entre autres, un cluster pour l’eau, l’environnement et le développement durable et un autre pour la gestion de l’éthique».
Par ailleurs, le taux d’encadrement dans les différentes facultés de Fès reste très moyen. «Nous avons 1.300 professeurs et 800 administrateurs pour 75.000 étudiants», déplore Esserghini. Selon lui, le nombre des postes budgétaires prévu dans le contrat du plan d’urgence a été revu à la baisse. Ainsi, seuls 87 postes ont été créés en 2012 avec le redéploiement de 42 fonctionnaires. Pour 2013-2014, seuls 81 postes budgétaires sont accordés à l’Université de Fès «alors que des filières nationales comme la sociologie-psychologie qui comptabilise un seul professeur pour 450 étudiants». «Cette situation pose de sérieux problèmes pour faire face aux départs à la retraite des enseignants-chercheurs et à l’augmentation vertigineuse des effectifs des étudiants»,  conclut Esserghini.

Une ville universitaire

D’après le président de l’USMBA, l’acquisition d’un terrain de 100 ha (30DH/m2) qui sera dédié à la réalisation d’une nouvelle ville universitaire à Ain Cheggag  est en phase finale. Selon lui, l’Université qui devrait accueillir quelque 125.000 étudiants en 2016 anticipe sur ses besoins en capacité en réalisant une ville universitaire dédiée à la formation, la recherche et l’entreprise. Fondée le 17 octobre 1975, l’USMBA comprend treize établissements et centres d’enseignement supérieur et de recherche répartis en quatre sites universitaires (Dhar el Mehraz, Sais, Taza, Taounate). Elle est dotée également d’une cité de l’innovation qui s’assigne comme objectif l’aide aux porteurs de projets pour qu’ils puissent concrétiser leurs idées par le suivi, l’encadrement, l’incubation et le financement.

Youness SAAD ALAMI

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