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Entreprises

Samir: Le patron tacle les distributeurs

Par L'Economiste | Edition N°:4064 Le 01/07/2013 | Partager
«Nous les concurrençons comme eux le font sur l’importation»
Des opérateurs s’approvisionnent à hauteur de 70% à l’étranger
Malgré l’accord de préférence nationale avec la tutelle

«Nous ne demandons pas l’arrêt des importations, mais leur rationalisation. Aujourd’hui, les niveaux d’importations sont trop importants», tient à préciser Jamal Ba-amer, DG de Samir

La concurrence est rarement vue d’un bon œil par les opérateurs bien installés. C’est le cas aujourd’hui du marché des produits pétroliers. Avec la libéralisation de ce secteur, Samir a perdu la situation de monopole. Aujourd’hui, le raffineur a également investi  le marché de la distribution. Bien des dents grincent à cette idée qui est devenue une réalité avec 25 projets de stations-service sur le bureau du ministre de l’Energie. Jamal Ba-amer, DG de Samir, ne mâche pas ses mots.
-L’Economiste: L’entrée de Samir sur le marché de la distribution est vivement critiquée par les autres opérateurs. Est-ce une bataille qui s’annonce?
-Jamal Ba-amer: Nous étions aussi dérangés par leur entrée sur le marché de l’importation. Ils nous critiquent aujourd’hui au moment où Samir prend pied dans la distribution. La libéralisation du marché nécessite que le producteur soit proche du consommateur final. Samir est une entreprise nationale qui a le droit de disposer de ses propres stations-service. Toutes les raffineries de par le monde sont également actives dans le domaine de la distribution. Sincèrement, Samir a pris du retard pour intégrer ce marché. Cela ne peut que créer une compétition en faveur du client final.

- Les importations réalisées par les opérateurs nuisent-elles à Samir?
- Bien sûr. La production de Samir est réalisée par des compétences 100% marocaines avec une forte valeur ajoutée. Lorsque le produit est importé, la valeur ajoutée part à l’étranger au détriment du tissu marocain.
Nous ne demandons pas l’arrêt des importations mais plutôt leur rationalisation. Aujourd’hui, les niveaux d’importations sont trop importants. Samir dispose de la capacité nécessaire pour couvrir 70%  des besoins du pays alors que 40 à 50% sont importés. L’un des distributeurs importe 70% de ses besoins de l’étranger alors que le dernier accord signé avec la tutelle porte sur la préférence nationale. Cette situation nuit clairement aux intérêts de Samir et de l’industrie nationale.

- Depuis le début de l’année, la qualité du fuel et d’autres carburants est critiquée par les industriels. A quoi attribuez-vous cette situation?
- Les problèmes de qualité ne sont apparus que cette année où les importations ont sensiblement augmenté. Durant les 10 dernières années, nous n’avons jamais entendu parler de problèmes de qualité dans les carburants. Les importateurs recherchent le prix le plus bas. Par conséquent, dans ces produits importés, il peut y avoir un mélange entre plusieurs composants ou déchets qui ne sont pas autorisés au Maroc. Je n’ accuse personne. Par contre, Samir est soumise à une réglementation marocaine stricte. D’autant plus que 20 à 25% de notre production est exportée vers des pays européens. Cela n’aurait jamais été possible si nos produits ne respectaient pas toutes les normes de qualité requises.


Propos recueillis par Ilham BOUMNADE

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