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Manager sans contrôler: La méthode Gore-Tex

Par L'Economiste | Edition N°:4060 Le 25/06/2013 | Partager
Un mode managérial caractérisé par l’absence de hiérarchie et de postes
Un système fondé sur des équipes de projets totalement indépendantes
Une culture encourageant l’esprit d’initiative et de créativité

La méthode Gore-Tex se différencie clairement des autres modes de management auxquels les entreprises ont habituellement recours. En supprimant la notion de hiérarchie et de poste, la culture du groupe US, leader dans le domaine du textile, gagne en créativité, en inventivité et donc en productivité

Aujourd’hui, les entreprises axées sur la spécialisation et le contrôle ne répondent plus aux exigences de leur environnement. Pour faire face à l’expansion incontrôlable des outils numériques et à la concurrence qui devient de plus en plus menaçante, bon nombre d’entre elles ont adopté des modes de management différents et plus ouverts. C’est notamment le cas de Gore-Tex, société américaine leader dans le domaine du textile depuis des décennies. Un succès que la structure doit à une organisation managériale novatrice et atypique reposant sur l’absence de hiérarchie et de postes. En quoi consiste ce modèle et quels sont ses fondements?
Le groupe US de plus de 10.000 salariés s’est en effet doté d’une méthode de management sortant des sentiers battus. Ici, pas de chef ni de subalterne et encore moins d’horaires de travail. L’organisation repose entièrement sur la mise en place d’équipes-projets à la fois autonomes et flexibles et dont les partenaires sont issus de l’ensemble des services de l’entreprise tels que la fabrication ou encore le marketing. Chaque individu se greffe ainsi à plusieurs projets en fonction de ses compétences et de ses goûts. Quant aux PDG et aux leaders, ils sont élus en intégralité par les salariés de la firme. Même le système de paiement présente son lot d’originalité. Ainsi, chaque membre du groupe évalue ses propres collègues, y compris les leaders, suivant leur valeur ajoutée et leur apport à l’entreprise. Des classements qui sont ensuite observés et réajustés par un comité «contribution et compensation», et selon lesquels le salaire augmente suivant le positionnement sur la liste.
Une culture d’entreprise encourageant le développement des relations et l’esprit d’initiative et de participation avant tout, pour une totale liberté d’expression et d’inventivité. La méthode managériale inclut ainsi dans ce sens des «starting sponsors», des tuteurs chargés de familiariser durant un an les nouveaux venus au règlement inhabituel de l’enseigne. Et c’est dans la cafétéria de chaque site que les néophytes sont amenés à rencontrer leurs prochains collaborateurs et associés en premier lieu. Un endroit pour le moins idéal pour discuter et relever des centres d’intérêt communs. La créativité est également l’un des socles de base sur lequel repose la réussite de l’entreprise. Les salariés doivent proposer des idées et des solutions nouvelles et dédier près de 10% de leur temps de travail au «dabble time», autrement dit à l’expérimentation.
Cependant, la méthode en question peut ne pas convenir à certains et n’est pas dénuée d’inconvénients. Ainsi, les individus assoiffés de reconnaissances ou à la personnalité trop autoritaire n’intégreront pas aisément un tel fonctionnement et pourraient facilement jeter l’éponge.

Petite histoire

Pour la petite histoire, la «méthode Gore» ne date pas d’hier. Le concept est né à la base avec Bill Gore, qui occupait en 1958 la fonction de chimiste chez Dupont de Nemours. Négligé et freiné par ses supérieurs, le scientifique a pris la décision de créer une entreprise de conception d’isolants de câbles électroniques à part, basée avant tout sur l’absence de bureaucratie. Son fils, Bob, créera par la suite le Gore-Tex au sein de la même société, qui a conservé jusqu’à aujourd’hui la même culture. L’entreprise compte parmi les plus florissantes du domaine, avec un chiffre d’affaires de près de 3,2 milliards de dollars généré en 2012. Le groupe américain compte à son actif des partenaires de renom, tels que Adidas, New Balance ou encore Hugo Boss.

Karim AGOUMI

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