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    Régions

    Kelaât M’Gouna
    Le festival des roses se professionnalise

    Par L'Economiste | Edition N°:4024 Le 06/05/2013 | Partager
    Nouvelle approche intégrée impliquant tous les acteurs régionaux
    Promotion des innovations, valorisation du travail des femmes, nouveaux débouchés… les axes
    3 ha et 300 exposants de 25 communes pour la 51e édition

    Plusieurs commissions ont été formées (logistique, scientifique, culturelle, artistique, exposants et accueil…) en amont du festival afin de dynamiser la filière de la rose. L’implication de tous les acteurs étant impérative pour la promotion de cette fleur et de ses produits dérivés

    C’est une vraie mobilisation autour des roses. Durant plusieurs mois, les organisateurs de la 51e édition du festival des roses de Kelaât M’Gouna ont travaillé en étroite collaboration avec les élus, l’administration territoriale, les opérateurs économiques, les organisations professionnelles, les porteurs de projets et les acteurs locaux et associatifs pour préparer la manifestation. Pour cette version 2013, qui se déroule du 9 au 12 mai, le thème retenu est novateur: «Une mobilisation pour construire un projet de développement local». En effet, c’est la première fois que tous les acteurs sont impliqués dans une approche participative afin de réussir ensemble le défi du projet de développement local.
    Ainsi, instances locales et représentants des populations des 25 communes relevant de Kelaât M’Gouna ont conjugué leurs efforts pour plus de visibilité quant aux opportunités, mais aussi contraintes de la région. Sur près de quatre mois en amont, les multiples réunions, soit à la province ou au Conseil municipal de Kelaât M’Gouna, ont permis d’établir un échange entre les différents interlocuteurs pour un choix pertinent des projets à promouvoir. Pour cela, plusieurs commissions ont été formées (logistique, scientifique, culturelle, artistique, exposants et accueil…).
    L’implication de tous les acteurs est impérative pour la promotion de la rose et ses produits dérivés. La fédération des efforts des professionnels et institutionnels autour du projet de développement de cette filière va permettre de valoriser le travail des populations locales, particulièrement celui des femmes. Cela permettra également de promouvoir les innovations et l’entrepreneuriat dans la filière de la rose. «Avec cette nouvelle approche participative, 90% des objectifs visés par la manifestation vont pouvoir être réalisés bien avant le 9 mai, date du démarrage du festival», explique un des organisateurs.
    Cette 51e édition permettra de lancer la première manifestation du Salon de la rose 2013. Celui-ci vise notamment le soutien des initiatives locales, la promotion des produits des petits producteurs locaux et la mise en place de partenariats entre les acteurs du secteur. A terme, ces activités génératrices de revenus engendreront des opportunités propices à l’amélioration du niveau de vie local. Plus de 300 exposants, dont des représentants de chacune des 25 communes relevant de Kelaât M’Gouna, sont attendus. Ils viendront présenter les potentialités et opportunités de leurs communes respectives. Un chapiteau de 3.000 m2 sera dédié au Salon de la rose.
    Les visiteurs pourront y découvrir, entre autres, l’histoire de la rose, les modes de production et éventuellement une distillation sur place avec exposition de vidéos et photos. Un hall sera d’ailleurs spécifiquement réservé à l’utilisation de la rose en cuisine, cosmétique et parfumerie. L’espace d’exposition pour les produits du terroir et l’artisanat s’étalera, quant à lui, sur 2.000 m2. Un autre espace sera réservé aux enfants. En tout, le site du festival est de 3 hectares aménagé pour  l’occasion. Le programme du festival prévoit, de plus, des tables-rondes, conférences et témoignages d’expériences réussies de professionnels des secteurs impliqués.
    L’un des moments forts de cet événement sera l’élection de la reine des roses. Les quatre jours que va durer le festival seront de même ponctués de soirées musicales et artistiques. Le programme, concocté par les acteurs locaux, prévoit aussi un concours vidéo intitulé «Lumières sur l’action solidaire» et un trophée «La rose d’or» qui récompense les personnes s’étant distinguées par leur travail dans cette filière. Par exemple, doyenne des cueilleuses, exportateur, producteur, chercheur universitaire… ou femme active au sein d’une association.

    Synergie

    Avec cette nouvelle approche intégrée, la Fédération interprofessionnelle marocaine de la rose à parfum (Fimarose), le Conseil provincial de Tinghir, l’Andzoa et leurs partenaires ont relancé le débat sur le développement économique local de la région et l’avenir de la rose à parfum. En effet, la synergie, la prise de conscience et l’éveil culturel, économique et social sont d’ores et déjà tangibles tant chez les acteurs impliqués dans les préparatifs que chez les bénéficiaires. En plus de créer une plateforme d’échange entre les différentes parties, la manifestation est appelée à mettre en avant le patrimoine culturel de la région et à accroître son potentiel touristique. Un vrai coup de promo pour la destination.

    De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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