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Economie

Campagne agricole: L’année est bonne

Par L'Economiste | Edition N°:3993 Le 21/03/2013 | Partager
Le record de 103 millions de quintaux sera réédité
Une pluviométrie abondante et bien répartie
Subvention de 1,5 million de quintaux de semences

- A fin janvier 2013, les importations des céréales ont porté sur 34,3 millions de quintaux en hausse de 24 % par rapport à la campagne précédente. Elles sont dominées par le blé tendre (13,7 millions de quintaux) et le maïs (15,3 millions)

- Excepté la première année du lancement de la stratégie agricole qui a enregistré une production record (103 millions de quintaux), la récolte des trois dernières années a connu des hauts et des bas. Mais quel que soit le niveau de production, le recours à l’importation s’avère incontournable. Et pour cause, la qualité du blé tendre marocain est peu panifiable

Le baume est à son paroxysme dans toutes régions de production céréalières. Doukkala, Chaouia, Saïss, le Gharb et le Tadla affichent un optimisme à toutes épreuves. Même les craintes attisées par la dernière vague de froid se sont dissipées et nombreux, les agriculteurs qui tablent sur une bonne moisson. «Si, les pluies sont au rendez-vous en avril prochain, le record de 103 millions de quintaux réalisés en 2008-2009 sera probablement atteint cette année», pronostique une source du ministère de l’Agriculture.
Certes, il est encore prématuré pour avancer un chiffre mais tous les indicateurs sont au vert. La saison a en effet enregistré des pluies à la fois précoces, abondantes et bien réparties dans le temps et dans l’espace. Précipitations, qui se sont poursuivies durant les mois de février et mars, période de formation et de développement des épis. S’ajoute une bonne couverture des besoins en semences sélectionnées et en engrais. Pas moins de 1,5 million de quintaux de graines à hauts rendements ont été mis sur le marché. Volume en hausse de 18% en comparaison avec les 3 dernières saisons. Niveau qui a été stimulé par la subvention à hauteur de 50% des semences de  blé tendre qui constitue la principale céréale pratiquée par les agriculteurs alors que les prix des semences de blé dur et de l’orge ont été limités respectivement à 180 et 160 DH/le quintal. A ce titre, l’aide totale  de l’Etat culmine à 250 millions de DH. 
Pour ce qui est des engrais, le groupe OCP, a assuré l’approvisionnement du marché de manière précoce. Avec à la clé la mise en vente de 1 million de tonnes dont 480.000 en engrais de fond. Mais les besoins se sont avérés plus importants. Du coup, une rupture des stocks s’est révélée au niveau de la Sonacos ce qui a renchéri les prix des engrais de fond (DAP) de 23%. Surtout, qu’une caravane de sensibilisation et du conseil sur l’utilisation des fertilisants a été lancée pour la première fois dans une douzaine de régions. Du coup, les labours et les semis mécanisés ont gagné l’essentiel des exploitations de taille moyenne. Au total, les emblavements ont concerné plus de 5 millions d’hectares.
De son côté le Crédit Agricole du Maroc a mis au point plusieurs produits, à des taux jugés très compétitifs et ciblant toutes les activités : semences, élevage et arboriculture fruitière.
L’assurance agricole multirisque des céréales et légumineuses a été également étendue à 500.000 ha contre 330.000 la saison passée avec une amélioration des indemnités. Pour le bour défavorable et intermédiaire, le capital garanti varie entre 600 et 900 DH/ha alors que la contribution des agriculteurs se situe entre 16 et 22 DH pour la même superficie. Quant au bour favorable, la garantie passe à 1.450, 2.900 et 4.350DH/ha selon les régions. Moyennant des contributions respectives de 26, 199 et 398DH/ha. La procédure d’indemnisation sera aussi accélérée.
La seule inconnue qui taraude plus d’un agriculteur tient à la commercialisation. Souvent, le niveau du prix garanti par l’Etat n’est pas respecté par les collecteurs céréaliers. Et les abus surviennent surtout en cas de grosse production.

L’arboriculture sécurisée

A fin février, les réserves des barrages agricoles ont atteint leur niveau le plus haut. Certains affichent un taux de remplissage voisin de 100%. C’est le cas de l’Oriental, du Tadla-Azilal et du Gharb. Situation, promise à l’amélioration compte tenu des précipitations enregistrées durant ce mois de mars et de la fonte des neiges dans certaines zones.
De fait, les cultures irriguées sont sécurisées pour les trois prochaines campagnes des prévisions de la météo nationale. Pour le moment, le ministère de l’Agriculture prévoit de réserver les trois quarts de la retenue actuelle à l’irrigation de l’arboriculture fruitière, aux primeurs et aux cultures sucrières.

A.G.

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