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Evénement

Réunion de la majorité
La première copie dans 15 jours

Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
Une commission chargée de faire des propositions
Désormais, les patrons des quatre partis devront se voir toutes les quinzaines
La question qui fâche: le remaniement ministériel

En convoquant une réunion des partis de la majorité, Abdelilah Benkirane a fait preuve d’une ouverture vers son principal allié de l’Istiqlal. Après ce compromis, jusqu’où le chef de gouvernement pourra t-il aller dans cette nouvelle politique de la main tendue? 

Hamid Chabat vient de remporter la première manche. Mais dans ce jeu, Abdelilah Benkirane a également marqué un point. En décidant de réunir sa coalition vendredi dernier, il a fait preuve de maturité politique. De quelqu’un qui veut sauver son gouvernement. Il ne pouvait pas ignorer éperdument les attentes de son principal allié, le patron de l’Istiqlal. Avec cette ouverture, Benkirane s’est montré disposé à discuter, sans tabou, de tout. Et de facto, le mémorandum de l’Istiqlal s’est imposé comme ordre du jour de la réunion de vendredi. Après avoir réglé quelques comptes, ils ont abordé les choses sérieuses. Ainsi, Benkirane, Chabat, Laenser et Benabdallah ont décidé de mettre en place une commission, présidée par Jamae El Moâtassime, le directeur de cabinet du chef de gouvernement. Cette commission est composée notamment de Yasmina Baddou et de Amine Sbihi, ministre de la Culture, « mais peut être élargie à d’autres dirigeants des partis de la coalition », souligne un dirigeant politique. Elle est chargée de faire des propositions sur les amendements de la Charte politique et les grandes réformes comme celles de la Caisse de compensation et des retraites. La commission dispose d’un délai de 15 jours pour remettre sa copie. Dans cette partie, les alliés ne devront pas rencontrer de difficultés. En majorité, ils sont d’accord sur la lenteur du travail du gouvernement. D’autant que le mémorandum de l’Istiqlal, remis au chef de gouvernement début janvier dernier, comporte plusieurs dispositions concrètes, destinées à accélérer la concertation et relancer l’action de l’Exécutif. Pour l’Istiqlal, cette plateforme doit être réécrite, avec l’introduction de nouveaux éléments pour lui donner une force politique. Pour cela, il s’agira d’institutionnaliser des réunions périodiques de cette coalition. D’ailleurs, ils ont décidé d’organiser ces rencontres tous les 15 jours. C’est déjà un pas en avant entrepris par Benkirane vers Chabat.
L’autre élément qui sera introduit dans cette Charte est l’approche participative pour éviter des tentations hégémoniques d’un parti sur ses alliés. Ici c’est le PJD qui est visé. D’ailleurs, les trois autres formations avaient attiré l’attention sur la nécessité d’inclure la coordination dans le travail du gouvernement.  L’Istiqlal veut également ajouter dans la Charte, la gestion des différends au sein de la majorité et les relations avec l’opposition dont la place a été revalorisée par la Constitution de 2011.
Après ce compromis, la question qui se pose est de savoir jusqu’où ira Benkirane? Pour l’heure, cette sortie servira à calmer le jeu. Et la réactualisation de la Charte politique permettra à la majorité de mieux définir ses priorités. Aujourd’hui, le chef de gouvernement est attendu sur plusieurs dossiers économiques. Que ce soit la réforme de la compensation ou celle des retraites, les alliés doivent accorder leurs violons avant de lancer ces chantiers prioritaires.
Cependant, la question qui fâche ne sera pas occultée. En effet, le remaniement ministériel, réclamé par le patron de l’Istiqlal, a été également abordé. «Si les discussions sont sérieuses, on devra arriver à un changement de gouvernement vers avril-mai», souligne un dirigeant politique. 
En attendant, le mémorandum en fixe de nouveaux critères. D’abord, la présence féminine sera renforcée au sein du prochain gouvernement. «Le taux de participation ne doit pas être inférieur à 20%», lit-on dans le mémorandum. Idem pour les ministères à deux têtes, appartenant à des partis politiques différents, devra disparaître. C’est le cas du ministère des Finances (Istiqlal et PJD) et celui des Affaires étrangères (PJD et Istiqlal).  En outre, l’Istiqlal veut revoir la répartition des portefeuilles ministériels pour prendre en compte des résultats des élections législatives du 25 novembre  2011.  Curieusement, le remaniement semble tabou. Pourtant, il peut être une carte supplémentaire du chef de gouvernement pour changer les ministres qui n’ont pas donné satisfaction. Même chez lui au PJD, toute l’équipe n’est pas au top. Au contraire, certains créent des problèmes à leurs collègues au sein du même Exécutif.


M. C.

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