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Entreprises

Qui reprendra IAM?

Par L'Economiste | Edition N°:3967 Le 13/02/2013 | Partager
Qtel, MTN et Etissalat, les plus pressentis
Six candidats en lice

Pénalisée par la forte compétitivité au niveau local, IAM affiche une marge d’exploitation en baisse de 4,7 points à 39,8% en 2011, mais demeure en revanche à des niveaux très soutenus comparativement aux autres filiales

L’annonce du désengagement de Vivendi de Maroc Telecom n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. A ce jour, six groupes ont déjà manifesté leur intérêt pour le rachat des 53% des parts de l’opérateur français. Il s’agit de Qtel, Etissilat, MTN, KT, STC et France Telecom.
Pour BMCE Capital, Qtel, Etissalat et MTN sont les candidats les plus probables à réaliser une telle transaction. Les 3 opérateurs «répondent aux besoins de cohérence de leur stratégie nécessaire pour cette opération tout en disposant d’atouts financiers suffisants». Selon la banque d’affaires, le rachat d’IAM pourrait, toutefois, «dépendre d’autres facteurs externes tels que politiques et relationnels».
Déjà présent dans la région, Qtel pourrait vouloir renforcer davantage sa position au Maghreb à travers le rachat d’IAM. L’opérateur qatari détient 71% du capital de Nedjma en Algérie et 75% de celui de Tunisiana en Tunisie. La société aurait déjà mandaté JP Morgan Chase pour la conseiller quant à l’acquisition des parts du conglomérat français. «Elle ferait également du lobbying auprès des autorités marocaines et françaises pour remporter l’offre», soutient BKB. Le gearing très élevé de la société reste par ailleurs le seul couac de la santé financière de Qtel. Ce qui amoindrit de facto les possibilités d’endettement de la société en vue de réaliser l’opération.
Etissalat aurait également de fortes chances de remporter l’offre. Cela s’explique essentiellement par «la politique de la société à l’international marquée par la détention de participations dans plusieurs pays africains», note BKB. S’y ajoutent la situation bilancielle saine de l’opérateur émirati ainsi que le niveau élevé de ses cash-flows générés par les activités opérationnelles, soit plus de 1,5 milliard d’euros.
MTN est également un candidat de taille. L’opérateur sud-africain affiche une grande complémentarité pays en étant présent dans 16 pays du continent. Côté financier, MTN est également bien loti. Selon BKB, «la bonne situation financière du groupe pourrait lui permettre de faire face à une nouvelle acquisition».
KT qui aurait mandaté dernièrement 3 banques (CitiGroup, Crédit Suisse et Société Générale) pour l’achat d’IAM (L’Economiste du 05 février 2013) pourrait également faire une offre sur l’opérateur marocain. «Les différences culturelles pourraient en revanche constituer un frein à cette opération d’autant plus qu’il s’agirait d’un premier pas en Afrique, terrain inconnu pour l’opérateur sud-coréen», note BKB.
Affichant un niveau d’endettement net soutenable et des cash-flows importants, STC se présente également comme un prétendant intéressant et intéressé. «Son positionnement géographique axé principalement sur l’Asie et le Moyen-Orient ne plaide pas pour toute velléité d’implantation au Maghreb à moins que ses ambitions prévoient un développement en Afrique à court terme», souligne BKB.
France Telecom demeure par ailleurs le prétendant le moins probable pour le rachat d’IAM. Ses chances se sont contractées après les déclarations de son top management estimant cher le prix. 
Maroc Telecom ne sera pas pour autant bradé à n’importe quel prix. Le futur acquéreur pourrait ainsi débourser jusqu’à 5,5 milliards d’euros pour racheter les parts de Vivendi. Le marché, lui, évalue la part du groupe français à  4 milliards d’euros. Si la vente est conclue à ce prix, le titre IAM serait valorisé à 130 DH contre 104 DH aujourd’hui.
Btissam ZEJLY

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