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    Economie

    Tourisme: La crise plane sur le secteur
    DNES à Madrid, Youness SAAD ALAMI

    Par L'Economiste | Edition N°:3961 Le 05/02/2013 | Partager
    La France, grand absent du salon de Madrid
    Promotion, transport, produit…des pistes pour le Maroc

    Le personnel licencié de la compagnie aérienne Ibéria manifestait devant l’entrée de Fitur. A l’intérieur, la France, pays grand émetteur de touristes, a brillé par son absence 

    MANQUE de visibilité, crise, et frilosité…Le bilan de la Foire internationale du tourisme “Fitur Madrid” qui a fermé ses portes dimanche dernier est maigre. Chez les 9.507 exposants, le constat est amer: «les efforts de quête, promotion, et commercialisation…n’ont pas abouti pas des contrats conséquents». En effet, tout laisse à croire que «2013 sera une année difficile», déplorent  les opérateurs. Dans un contexte de fortes restrictions budgétaires, les TO internationaux manquent de visibilité surtout en Europe. Touchés par la crise, des pays comme le Portugal, la Grèce, l’Italie, et même l’Allemagne craignent le pire. Le royaume des conquistadors, lui, est en pleine crise. L’Espagne enregistre, selon des chiffres officiels, plus de 6 millions de chômeurs. Sa capitale, Madrid, est l’une des villes les plus touchée. Ici, les mouvements de grève se multiplient. D’ailleurs, le sit-in du personnel licencié de la compagnie aérienne Ibéria faisait office d’accueil à l’entrée du Fitur. A l’intérieur, la France, pays grand émetteur de touristes, a brillé par son absence. Et par manque d’exposants (1.000 entreprises de moins par rapport à 2011), Fitur a consacré des pavillons très «généreux» aux régions espagnoles. Faudrait-il encore souligner que les organisateurs du salon ont beaucoup réduit les espaces exploités par la partie exposition. En fait, contrairement aux années passées, les pavillons 1 et 2 n’ont pas été utilisés. De même pour les autres haltes où de nombreux espaces sont restés inexploités. Il faut rappeler que «Fitur» est considéré comme le thermomètre du tourisme mondial. Mais au vu de sa fréquentation cette année, l’on peut dire que le secteur manque de visibilité et 2013 sera difficile et encore plus dure que 2012.
    Malgré ces pronostics, le Maroc reste confiant. Pour Lahcen Haddad, le marché espagnol est prometteur pour le Royaume. «Nous comptons attirer un million de touristes espagnols à l’horizon 2015, contre 800.000 en 2012», préconise le ministre du Tourisme. Même son de cloche auprès des professionnels qui tablent aussi sur des marchés plus sûrs comme l’Asie (Japon, Chine, Corée) et l’Amérique du Sud (Brésil, Mexique, Cuba, Argentine...). Cependant, le Maroc reste enclavé par rapport à ces destinations. Pour Rachid Dahmaz, directeur de «Major Travel Services» (MTS), «le Maroc devrait lui aussi fournir des solutions efficaces pour contrecarrer la crise».
    L’opérateur qui vend, bon an mal an, quelque 160.000 voyages principalement en Europe (Allemagne, Russie) propose une «affirmative action» pour booster le secteur. «Comparativement avec des destinations qui nous ressemblent comme le Portugal, la Turquie, la Tunisie, et l’Egypte…le Maroc n’a pas un secteur touristique en bonne et due  forme», souligne Dahmaz. Selon lui, «nos concurrents réussissent bien grâce à une densification du transport aérien, incomparable avec le nombre de vols qui desservent le Maroc». Rien que pour le marché allemand, la Turquie nous dépasse de loin avec près de 200 vols hebdomadaires. Il en est de même pour la Tunisie et l’Egypte avec plus d’une cinquantaine de liaisons hebdomadaires, alors que le Maroc est loin derrière avec une vingtaine de vols. A cet égard, Haddad promet l’arrivée de nouvelles compagnies. «Vueling desservira le Maroc dès avril prochain. La compagnie aérienne prévoit un vol quotidien entre Barcelone et Fès à des prix très concurrentiels (30 euros) », affirme le ministre. «Il n’est exclu pas d’établir des contrats de co-marketing avec d’autres compagnies aériennes», ajoute-t-il.
    Mais beaucoup reste à faire en matière de communication. La plupart des professionnels font le même constat, à savoir le fait qu’il y ait trop d’intervenants (CRT, ONMT et ses délégations au Maroc et à l’étranger, le ministère…). Même s’ils sont tous animés d’une bonne volonté,  «ces organismes doivent concentrer leurs efforts, lutter contre le gaspillage, et prévoir des actions efficaces», martèlent les opérateurs.
    S’agissant des capacités d’accueil dans les principales villes touristiques, les professionnels pointent également du doigt l’inefficacité des plans d’aménagement, mais aussi ces maisons d’hôtes et agences de voyages, détenues par des étrangers, qui excellent par tous les moyens dans «la fuite des devises»», signale le voyagiste Dahmaz. Notons que ce dernier travaille actuellement sur une publication, analysant le secteur du tourisme durant les 30 dernières années.

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