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Economie

El Malki: «Nous manquons de stratégies économiques»

Par L'Economiste | Edition N°:3954 Le 23/01/2013 | Partager

Habib El Malki, président du Centre marocain de conjoncture: «La fourchette de révision de nos prévisions se situe entre un demi et un point au maximum»

«La relation entre la compétitivité et le niveau d’industrialisation de l’économie est forte». Pour Habib El Malki, président du Centre marocain de conjoncture, il est temps de procéder à une évaluation des stratégies sectorielles.

- L’Economiste: Les prévisions de croissance en 2013 du CMC paraissent plus optimistes que celles du gouvernement et du budget exploratoire du HCP. N’est-ce pas un peu risqué en cette période d’incertitudes?
- Habib El Malki: Au niveau méthodologique, nous avons l’habitude de réaliser deux évaluations. La deuxième intègre l’évolution de l’économie pendant une certaine période de l’année. Le taux de croissance que nous avons prévu tient à plusieurs facteurs. D’abord, la situation des  économies en développement et des marchés émergents en Asie, Afrique et Amérique latine va s’améliorer. Ces trois pôles sont appelés à jouer de plus en plus un rôle de locomotive. Ce qui augure d’un nouveau cycle de croissance.
Ensuite, la campagne agricole s’annonce bonne. Jusqu’à présent, la pluviométrie est favorable et l’on s’attend à  une bonne récolte céréalière. Le secteur primaire, qui représente près de 16% du PIB, va donc reprendre. Dans ce cas, les effets induits sur la demande intérieure et sur les perspectives d’investissement sont positifs. En fait, la pluviométrie est le déterminant de la croissance économique au Maroc. Nous sommes fortement connectés au ciel et nos fondamentaux sont à la merci de sa clémence. C’est pour toutes ces raisons que nous avons prévu un taux de croissance de 4,8%. En cas de révision de ce taux, ce sera d’un demi à un point maximum.

- Le Maroc a lancé des stratégies sectorielles dont certaines commencent à donner des résultats. Or, le CMC prévoit une perte de compétitivité sur les marchés pertinents
- Notre déficit commercial est le meilleur indicateur de cette perte de compétitivité. Il est lié à la hausse des prix des matières premières, qui restent des facteurs conjoncturels. Le problème est notre offre exportable qui n’est pas diversifiée malgré les efforts déployés dans le cadre des politiques sectorielles. Le Maroc manque de stratégies économiques nécessaires à la création de synergies entre les secteurs et en vue d’optimiser les résultats. La part de l’industrie dans le PIB a baissé ces dernières années. Elle évolue dans une fourchette de 13 à 14%. Ce qui soulève de fortes interrogations et les pouvoirs publics doivent se pencher sur ce dossier. La relation entre la compétitivité et le niveau d’industrialisation de l’économie est forte. C’est pour cela que la pluviométrie reste déterminante aussi bien par rapport au rythme qu’au  profil de la croissance.
Aujourd’hui, une évaluation réelle des politiques sectorielles est nécessaire. D’autant plus que l’économie mondiale est en crise profonde depuis 2008 avec une rupture des modèles de croissance.  Or, les périodes de crise sont favorables pour lancer des réformes et de nouveaux chantiers.
- Le cas du Japon qui a décidé de relever son objectif d’inflation de 1 à 2%, de dévaluer sa monnaie… pourrait-il servir d’exemple pour le Maroc?
- Une croissance forte et soutenue est par définition inflationniste. C’est même un des enseignements de l’histoire du développement. Il faut s’orienter vers une inflation productive. La rigidité monétaire est un facteur qui aggrave la déprime économique. Malheureusement, chez nous, l’inflation est subie. Elle est induite par des facteurs qui ne sont pas maitrisés tels que l’augmentation des importations. Une inflation subie est malsaine. En revanche, une inflation choisie est productive et s’inscrit dans le cadre d’une vision stratégique comme c’est le cas au Japon. Ceci étant, les structures économiques des pays développés sont différentes.
Propos recueillis par
Khadija MASMOUDI

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