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Economie

Energie Solaire
2ème appel d’offres pour Ouarzazate

Par L'Economiste | Edition N°:3954 Le 23/01/2013 | Partager
Masen va incessamment lancer un marché de 300 MW
Alstom et Acwa Power dans les starting-blocks
Du business pour le génie civil, la métallurgie, le câblage

Source : STA Accenture

«Une rude concurrence se profile dans l’énergie solaire. Par rapport à ses rivaux, le Maroc est mieux placé en termes de tissu industriel, d’engagement de l’Etat et de facteurs de demande. Il devra en revanche se concentrer sur les technologies de l’héliostats, des collecteurs et des équipements auxiliaires», estime Jorge Servert, consultant chez STA Accenture. En termes de capacité à installer, l’Algérie est un challenger pour le Maroc. Reste à savoir si elle vise, à l’instar du Royaume, de dévelop-per une filière industrielle solaire

Une nouvelle course sera bientôt engagée. Moroccan Agency for Solar Energy (Masen) «compte lancer dans quelques jours un appel d’offres relatif à la gigantesque centrale solaire d’Ouarzazate», assure Mustapha Bakkoury, président du directoire de Masen. Ce projet s’insère dans le Plan solaire marocain et vise à produire 2.000 MW effectif d’ici 2020. Avec comme but la réduction de la dépendance du Maroc aux énergies fossiles, pratiquement toutes importées, et assurer 42% en besoins énergétiques (L’Economiste du 26 septembre 2012).
Cette 2ème phase, où il est question cette fois-ci de tours solaires, porte sur 300 MW. C’est presque le double de la première tranche remportée fin septembre 2012 par le consortium mené par le groupe saoudien Acwa Power. Spécialisé dans la  distribution d’eau et d’électricité, «son investissement projeté est de l’ordre de 200 millions de dollars et s’étalera sur une superficie de 450 ha», précise Paddy Padmanathan, PDG d’Acwa Power, lors d’une rencontre organisée par Mazen, le 21 janvier à Skhirat(1).
L’entreprise saoudienne au même titre que sa concurrente française, Alstom, ont saisi l’événement pour déclarer leur intention de soumissionner à ce 2ème appel d’offres lancé par Mazen. «L’Agence que dirige M. Bakkoury opère par tranche pour tirer profit de la concurrence. Nous allons postuler pour Ouarzazate II», confirme le PDG d’Acwa Power. Si le groupe, créé en 2004, a décroché le marché de la 1ère centrale solaire, «c’est qu’il a misé non seulement sur le coût d’investissement mais aussi, sur le taux d’intégration des industriels locaux», explique Padmanathan, ingénieur diplômé de l’université de Manchester. Le contrat entre Acwa Power et Masen porte sur une durée de 25 ans en vue de produire de l’électricité  solaire à un tarif de 1,62 DH/k Wh.
Le patron d’Alstom, Thierry de Margerie, fait valoir de son côté, «la convention de partenariat industriel signée en 2011 avec les ministères du Transport et du Commerce: achat, implantation et formation». Tout en faisant allusion au projet du tramway de Casablanca, Alstom assure qu’une «filière est en cours de construction». Et donne pour exemple non seulement «le développement d’une cartographie des métiers et des fournisseurs (usinage, chaudronnerie, soudure…) d’Alstom Transport Maroc, mais aussi le cas de Cabliance».  Spécialisée dans la fabrication de câblage et de composants électriques et électroniques destinés à l’industrie ferroviaire, l’entreprise a été créée en partenariat avec Nexans au printemps 2012 à Fès. Cabliance compte employer 600 personnes d’ici trois ans. Le discours de Margerie vise surtout à démontrer que l’on peut relativement dupliquer l’expérience avec les centrales solaires de Ouarzazate. Parallèlement, Alstom donne un avant goût de son projet: tour en béton ou en métal, voire mixte, réservoirs de stockage, pylône… Bref exposé qui donne un aperçu sur les marchés à prendre: génie civil, structure métallique, câblage électrique… Le patron d’Alstom reconnaît en revanche que des structures de technologie de pointe ne peuvent pas être produites au Maroc: système de contrôle, turbine à vapeur, pompe d’alimentation… Son propos rejoint celui du consultant d’Ernst & Young, Alexis Gazzo. Son étude, faite en binôme avec l’institut de recherche allemand Fraunhofer pour le compte de Masen, relève que les opportunités à court terme sont dans le génie civil, la métallurgie…  Celles à moyen terme, et où le taux d’intégration dépasserait les 30%, «sont plus spécifiques au solaire qui n’utilise pas le photovoltaïque (un marché en surcapacité). Ces opportunités dépendent toutefois d’un transfert de technologie via des joint-ventures».
D’où le rôle de l’Agence que dirige Bakoury qui n’épluchera pas seulement les offres techniques et financières. Sachant qu’à part les prétendants déclarés, il y aura fort probablement d’autres entreprises dans la course. Masen, elle, devra de plus jauger la pertinence de la valeur ajoutée que pourraient apporter des mastodontes de l’industrie solaire. D’autant plus que le Maroc vise à créer une véritable filière industrielle en s’inspirant de ce qui a été fait dans l’aéronautique et l’automobile. D’où l’enjeu du taux d’intégration, fixé à 30%, des industriels marocains. Manière de capter économiquement la valeur ajoutée du Plan Solaire Marocain: consolider la souveraineté énergétique et créer une nouvelle industrie. Tout un débat où des associations professionnelles, essentiellement la Fenelec (électricité) et la FIMME (mécanique, métallurgie et électronique), ont fait part d’un «manque de visibilité en termes de chiffres, de délais, de quantité et de qualité des produits». Les opérateurs ont un profil économique où dominent les PME. D’où notamment le handicap de la taille critique pour s’engager dans les gros marchés et la nécessité de moderniser l’outil de production. Se constituer en consortium ouvre par ailleurs des possibilités.
Quant aux associations professionnelles, elles ont préalablement un cahier de charges à remplir: chercher l’information, mise à niveau, prospection et veille industrielle… Leur connaissance et leur proximité du marché locale seraient un atout pour s’associer avec des entreprises internationales. Et comme l’a si bien relevé le patron d’Alstom, «c’est un processus long et il faut commencer tôt». Autrement dit, il faut se retrousser les manches.

Faiçal FAQUIHI

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(1) Rencontre organisée par Masen autour de «la Filière industrielle solaire: opportunités et défis» (L’Economiste du 22 janvier 2013).

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