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    Casablanca
    Sajid: «Je ne me représenterai plus»

    Par L'Economiste | Edition N°:3919 Le 30/11/2012 | Partager
    La prise de décision ne se fait pas au sein d’un conseil éparpillé
    Révision urgente de la Charte communale

    Le président du Conseil de la ville de Casablanca, Mohamed Sajid, souhaite remettre le flambeau de la gestion de la ville aux jeunes compétences

    A moins d’un an des élections communales, le président du Conseil de la ville de Casablanca ne cache pas sa fierté quant à ses réalisations (2003-2012). Mohamed Sajid, invité le 27 novembre par notre confrère Assabah, estime que le conseil est parti de zéro, mais aujourd’hui, la ville a encore besoin de grands projets. Il souhaite ainsi remettre le flambeau de la gestion de la ville aux jeunes compétences.

    - L’Economiste: Pourquoi Casablanca a autant de difficultés à être gérée?
    - Mohamed Sajid: Plusieurs évolutions ont été constatées à partir des premières Chartes communales de 1976, de 2002 puis celle de 2009. Nous sommes dans une phase d’évolution de la gestion locale de manière générale. Nous avons quand même parcouru des étapes positives. Je considère que l’unicité de la ville est parmi les décisions qui ont permis à la métropole de sortir de la dispersion de ses ressources financières et humaines et ses visions. Aujourd’hui, nous travaillons dans le cadre d’une ville unifiée et de projets structurants ayant une vision commune. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’existe aucun système parfait qui garantit une efficacité de gestion. D’après l’expérience que nous avons acquise, nous constatons clairement que le système de l’unicité de la ville contient aussi quelques failles. Lors de la prochaine révision de la Charte communale, il faudra prendre en considération les avantages et les inconvénients de ce système. La réflexion est avancée pour réformer la Charte communale et aboutir à une gestion plus efficace. Dans ce cadre, nous avons vécu une période de conflits et de tensions au sein du Conseil qui nous a valu un blocage de plus d’un an. Grâce au pacte d’honneur que nous avons signé en janvier dernier, nous avons pu surmonter les difficultés et nous travaillons aujourd’hui dans des conditions quasi-normales. Au niveau national et local, tout le monde reconnaît la nécessaire révision de la Charte communale. Il faut ainsi revoir les prérogatives des conseils des arrondissements et le Conseil de la ville et la nature des relations qui existent entre les composantes de ce dernier. Il faut peut-être réfléchir au nombre de sièges constituant le conseil. Est-ce que 150 conseillers participent à une bonne prise de décision. Est-ce qu’on ne peut pas trouver une autre formule qui permettra au conseil une meilleure prise de décision. Nous sommes aujourd’hui en train de nous préparer aux prochaines élections.

    - Allez-vous donc vous représenter?
    - La période (ndlr: 9 ans) que j’ai passée à la tête du Conseil de la ville de Casablanca me paraît respectable. Le pays dispose de compétences jeunes qui devraient jouer aussi leur rôle dans le développement de la ville. Il faut savoir que les grands projets structurants nécessitent un temps de réalisation important. Nous avons souvent besoin de deux ou trois ans pour chercher les sources de financement, de un an et demi pour les études et de trois à quatre ans de travaux d’exécution. Mais cela ne veut pas dire que je voudrais briguer un autre mandat. Je crois qu’il est temps de donner un nouveau souffle aux composantes du conseil et que de jeunes cadres prennent la relève. Il faut juste que la vision soit claire et la stratégie aussi pour que l’exécution puisse avoir lieu. Ce n’est pas parce que j’ai lancé un projet que je dois le terminer.

    - Casablanca peut-elle être gérée sous un régime de démocratie à représentation proportionnelle?
    - La représentation proportionnelle est un scénario possible. Aujourd’hui, tous les modes de scrutin sont envisageables. Les systèmes de gestion et de gouvernance sont multiples et il ne faut exclure aucune piste pour la bonne gestion de la ville de Casablanca. Il faut que ce conseil puisse d’abord disposer d’une majorité politique pour travailler. Nous ne pouvons pas prendre les bonnes décisions au sein d’un conseil éparpillé. Il faut qu’il y ait cette majorité qui va nous permettre d’avancer et de nous développer.


    Bouchra SABIB

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