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    Régions

    Budget, gestion déléguée… Casablanca s’épuise

    Par L'Economiste | Edition N°:3919 Le 30/11/2012 | Partager
    Les contrats avec les sociétés en cours de révision
    Ceux liés aux déchets ménagers arrivent à échéance en 2014
    Il faut séparer l’investissement de l’exploitation

    Les contrats de gestion déléguée de plusieurs services publics (déchets ménagers, eau, électricité, etc.) sont en cours de révision à Casablanca. La gestion déléguée a montré beaucoup de défaillances. Retournera-t-on à la gestion en régie? Le maire, Mohamed Sajid, préconise une nouvelle vision qui s’appuiera sur la séparation de la mission relative à l’investissement et celle de l’exploitation du service.

    Dure, dure la situation financière
    Chaque année, le budget de fonctionnement de Casablanca augmente en moyenne de 200 millions de DH et reste, toutefois, insuffisant par rapport aux besoins. Les recettes prévisionnelles globales de 2013 sont de l’ordre de 3,1 milliards de DH. Les recettes de fonctionnement sont estimées à plus de 2,9 milliards de DH, alors que celles d’équipement sont fixées à environ 227 millions de DH. Pour le maire, Mohamed Sajid, les besoins en investissement sont énormes et la ville doit absolument recouvrer ses créances. Il recommande une révision des procédures dans le sens d’une création, par exemple, d’une structure locale dédiée à la collecte et le recouvrement. Aujourd’hui, «le problème réside au fait que la Trésorerie nationale procède au recouvrement des grandes créances, mais délaisse en quelque sorte celles petites. Or, ces dernières sont très importantes pour le fonctionnement de la ville», explique Sajid.
    Concernant la gestion du patrimoine communal, le président du conseil note que «l’actualisation de plusieurs anciens contrats d’occupation ou de location reste compliquée et difficile à réaliser» et reconnaît que «les recettes de la ville pourraient atteindre de plus grosses sommes si ses équipements sont mieux gérés». Il faudra ainsi revoir le mode de gestion des biens communaux publics et privés et opter pour un système efficient à même de garantir un rendement meilleur. «Une grosse opération de recensement de ces biens est en cours de lancement», annonce Sajid. Un logiciel informatique innovant vient d’être mis en place par la Direction générale des collectivités locales (DGCL) pour faciliter l’opération.

    Les déchets: Quel mode de gestion?
    Trois sociétés s’occupent de la gestion des déchets ménagers, mais le service rendu reste loin d’être satisfaisant. Les contrats qui lient les délégataires au conseil communal arriveront à échéance en 2014. Ce qui pousse la ville à réfléchir d’ores et déjà à un autre mode de gestion. Faut-il continuer avec une gestion déléguée ou bien faut-il recourir à un autre mode de gestion vu l’insatisfaction et les défaillances relevées actuellement? «Nous avons devant nous deux possibilités», répond Sajid. Et d’ajouter: «Nous allons soit opter pour la gestion directe avec toutes ses contraintes et ses difficultés, soit adopter une nouvelle vision qui s’appuiera sur la séparation de la mission relative à l’investissement et celle de l’exploitation du service». C’est le modèle qui sera, d’ailleurs, appliqué au tramway de Casablanca. Les investissements restent sous la responsabilité du Conseil de la ville à travers la société publique Casa Transport, alors que l’exploitation est confiée à une entreprise indépendante. Dans ce cas, il y aura une dissociation entre l’investissement qui se fait à moyen ou long terme et l’exploitation qui est, en revanche, immédiate et quotidienne. Au lancement des premiers appels d’offres relatifs à la gestion des déchets ménagers, le Conseil de la ville s’est contenté des données disponibles auprès des ex-communes, et élaboré un cahier des charges qui s’avère aujourd’hui «incomplet». «La révision s’impose, donc, les discussions sont ouvertes et les scénarios sont à l’étude. Il faut juste profiter pleinement des expériences passées», explique le maire.

    Lydec: C’est l’heure du rattrapage
    La 2e révision du contrat avec Lydec est aujourd’hui en cours. Parmi les pistes évoquées, figure aussi la séparation du patrimoine et des investissements de  l’exploitation des services de l’éclairage public et de l’assainissement et de la distribution de l’eau et de l’électricité. C’est cette réflexion qui est aujourd’hui lancée pour améliorer le rendement des services. «Il ne faut pas oublier que pour tous ces contrats de gestion déléguée, nous sommes partis de zéro», souligne Sajid. En 1997, date de signature du premier contrat avec Lydec, la ville n’avait aucune expérience dans ce domaine. «Grâce à ces révisions des contrats, nous essayons de combler progressivement les diverses failles relevées», est-il indiqué.

    Stationnement: Un système dépassé!
    Mohamed Sajid reconnaît que «le système adopté dans la gestion des places de stationnement est dépassé» La crise de la circulation et les déplacements urbains semblent compliquer davantage la situation. Pour le maire, il faut adopter obligatoirement des systèmes de gestion différents par rapport à ce qui existe. Il cite l’exemple des villes qui interdisent la circulation des voitures en centre-ville et imposent des redevances pour y accéder. «Il faut d’abord offrir les moyens d’investissement dans les parkings, notamment le foncier. Nous essayons de mieux gérer mais la tâche s’avère compliquée. Casablanca a besoin d’un système nouveau qui sera accompagné par de véritables outils d’exécution», conclut-il.

    Recouvrement

    2,6 milliards de DH représentent le reste à recouvrer, depuis 2003, par le Conseil de la ville de Casablanca. Une convention tripartite devrait être signée incessamment entre le Conseil de la ville, la wilaya de la région du Grand Casablanca, le Trésor et les Impôts pour faire baisser au maximum ce montant.
    L’objectif fixé est de réduire le reste à recouvrer de 70% durant les deux prochaines années. Il faudra ainsi mettre à plat cette somme, la ventiler, annuler les sommes irrécouvrables et mener une stratégie pour recouvrer les créances possibles.

    Bouchra SABIB

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