×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    Ventes automobiles
    La sécheresse a eu raison de l’utilitaire

    Par L'Economiste | Edition N°:3882 Le 05/10/2012 | Partager
    Une baisse de 4,15% des transactions à fin septembre
    L’Etat réduit la cadence de ses appels d’offres
    Les véhicules particuliers toujours au vert

    Malgré la tendance baissière, le mois de septembre aura connu une hausse de 39,56% des ventes

    Lorsque les entreprises et l’Etat vont bien, ils investissement. Rien de bien savant, et pourtant rapporter l’acquisition de véhicules utilitaires à la santé de l’économie est un véritable indicateur. Il l’est encore plus dans certains secteurs comme le BTP ou l’agriculture. Et bien le constat est sans appel: l’administration et les entreprises ont considérablement réduit la cadence des achats de véhicules utilitaires légers (VUL). Ainsi, ce marché boucle les neuf premiers mois de l’année sur une baisse de 4,15%. Cela correspond à un volume d’un peu moins de 9.000 véhicules. 53% de ces ventes s’opèrent sur le segment des pick-up, essentiellement contrôlé par Mitsubishi et Toyota.
    La contre-performance est d’autant plus importante que 2011 n’a presque pas connu de hausse des ventes (+0,4%). «La baisse du marché du VUL est surtout liée à la mauvaise saison agricole. Cela a conduit à réduire considérablement les acquisitions de pick-up chez les agriculteurs», explique Adil Taïr, directeur Marketing chez Fiat Group Automobiles Maroc. D’autres analyses considèrent ce marché comme immature car dépendant de plusieurs aléas. «Cette année, nous avons eu moins d’appel d’offres de l’administration», confie Loïc Morin, PDG de Sopriam,  importateur-distributeur exclusif de Peugeot et Citroën. En effet, il suffit qu’un grand client comme la Douane, par exemple, passe une commande pour changer complètement la donne au sein du marché. Loïc Morin attribue également cette situation à la non-application rigoureuse du code de la route. «Les entreprises continuent à utiliser des camions et d’autres modes de transport non adaptés à la circulation dans le périmètre urbain», regrette Morin. Ainsi, les concessionnaires estiment qu’une véritable vision logistique donnerait un coup de fouet au marché du VUL. Aujourd’hui, le VUL est dominé à 88% par le CBU (importé monté). Seules deux marques, Kia et Renault, ont opté pour un montage local. La première place est quasiment partagée entre Renault (1.489 unités) et Toyota (1.486 véhicules). La troisième place revient à Mitsubishi grâce à son leadership dans le segment du pick-up. Avec une bonne performance durant le mois de septembre, Hyundai arrive en quatrième position. Assez loin derrière, Ford clôture le top five avec 667 immatriculations. Malgré la tendance baissière, le mois de septembre aura connu une hausse de 39,56% des ventes. Pour sa part, le marché des véhicules particuliers continue à être sur une tendance haussière. A fin septembre, le marché a enregistré une hausse de 17,85%. Au total, 88.387 véhicules ont été mis sur le marché depuis le début de l’année. Dacia conforte sa première position avec 20.200 immatriculations.


    Ilham BOUMNADE

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc