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    Economie

    Maroc-Espagne: Le business d’abord!

    Par L'Economiste | Edition N°:3882 Le 05/10/2012 | Partager
    4,4 milliards de DH pour appuyer l’installation des entreprises espagnoles au Maroc
    9 accords signés dans les domaines économique, diplomatique et culturel
    Les sujets qui fâchent mis de côté

    La réunion de haut niveau Maroc-Espagne a confirmé la complicité entre Mariano Rajoy et Abdelilah Benkirane. Le président du gouvernement espagnol n’a pas tari d’éloges sur son homologue marocain. Outre l’invitation du Maroc au prochain Sommet ibéro-américain, les deux chefs de gouvernement se rencontreront aujourd’hui à Malte, dans le cadre du sommet 5+5

    Comme nous l’avions annoncé sur nos colonnes, le gouvernement espagnol vient d’annoncer le lancement d’une nouvelle ligne de financement, d’un montant de 4,4 milliards de DH, pour favoriser l’implantation des entreprises ibériques au Maroc. Cela s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’internationalisation des entreprises du voisin du Nord comme solution de sortie de la crise. Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol l’a signalé à l’issue de sa réunion avec son homologue marocain, lors de la Commission mixte de haut niveau. En effet, Rajoy a rappelé que «le Maroc constitue le 2e marché au monde, hors Union européenne, pour les produits espagnols. Et il est de notre intérêt de saisir les opportunités qu’offrent les appels d’offres relatifs aux grands chantiers lancés, comme cela a été le cas pour les entreprises qui ont remporté le contrat de construction de la première phase de la centrale solaire de Ouarzazate». Ainsi, cette réunion était placée sous le signe de la promotion des intérêts mutuels, notamment au niveau économique. Les deux chefs de gouvernement ont appelé à l’institutionnalisation du Forum des chefs d’entreprises. D’ailleurs, la rencontre des patronats des deux pays mercredi dernier à Rabat, a été une réussite, de l’avis des membres des deux délégations. Le renforcement du partenariat a été élargi à l’ensemble de l’activité économique.
    Cette coopération est l’un des principaux axes de la Déclaration de Rabat, qui cristallise les résultats de cette 10e commission mixte. Il en ressort que les deux parties se sont mises d’accord pour «institutionnaliser un dialogue économique renforcé, via les départements de l’Economie et des Finances, parallèlement à l’encouragement des mécanismes de concertation des instances patronales». Une série de conventions signées permettront de booster la concrétisation de cette volonté de coopération. Il s’agit notamment de l’accord relatif à la suppression des visas sur les passeports de services. Celui-ci facilitera l’échange de visites des gouverneurs, présidents des universités et hauts fonctionnaires. Un autre accord permettra de faciliter la procédure de délivrance des visas. Ce qui favorisera notamment une plus grande fluidité dans le déplacement des hommes d’affaires.
    Au niveau technique, une autre convention a porté sur les transports internationaux routiers de voyageurs et de marchandises. Dans cet effort de rapprochement, des problèmes liés à l’environnement des affaires persistent. D’ailleurs, Abdelilah Benkirane a reconnu «l’existence de certaines difficultés, que nous comptons résoudre pour faciliter la création des entreprises au Maroc, par les investisseurs nationaux ou étrangers». La coopération s’étendra à d’autres domaines sur lesquels ont porté les autres accords. Il s’agit notamment d’une convention de partenariat stratégique en matière de coopération culturelle, éducative et sportive, un mémorandum d’entente relatif à la coopération dans le domaine de l’administration électronique, un autre entre les Académies des études diplomatiques, ainsi qu’un protocole administratif relatif au projet de renforcement de la justice de proximité».
    Par ailleurs, les deux Chefs de gouvernement se sont mis d’accord pour mettre de côté les sujets qui fâchent. Les dossiers du Sahara ou de Sebta et Melilla n’ont pas fait l’objet de discussions approfondies. «Nous nous sommes mis d’accord pour que la question de l’intégrité territoriale soit traitée au niveau des Nations Unies. L’autre dossier nécessite des discussions dans un contexte plus opportun», a expliqué Benkirane. Un constat confirmé par Rajoy qui a noté que «les deux délégations ont focalisé leur attention sur les affaires économiques». Mais il était également question de coopération politique. La Déclaration de Rabat a insisté sur l’importance du renforcement du dialogue entre les deux pays, à travers des réunions annuelles entre les ministres et les ministres délégués aux Affaires étrangères, ainsi qu’entre les responsables des départements de l’Intérieur. A cela s’ajoutent des consultations semestrielles entre les directeurs politiques et les hauts fonctionnaires des deux pays. La dimension culturelle était également au menu, avec la promotion conjointe de la langue et de la culture de chaque pays, le lancement d’un forum civil, ainsi que la relance du Comité Averroès… 


    Mohamed Ali MRABI

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