×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Casablanca
    Nouvelle vie pour le marché central

    Par L'Economiste | Edition N°:3831 Le 20/07/2012 | Partager
    Après de longues années d’abandon, la commune lance sa réhabilitation
    Rapport alarmant sur les menaces d’effondrement
    Compromis avec une trentaine de poissonniers

    A l’annonce du projet de réhabilitation, une trentaine de poissonniers du marché central avaient refusé de quitter les lieux. Ils craignaient ne plus pouvoir accéder à leurs locaux après les travaux

    Ouf de soulagement pour les occupants du marché central de Casablanca, même s’ils ont longtemps bataillé pour rester dans leurs locaux. Ce marché fait partie des constructions menaçant ruine de la ville. Une expertise du Laboratoire Public d’Etudes et d’Essais (LPEE) vient de montrer le degré du danger d’effondrement qui menace profondément le bâtiment. Bientôt centenaire (dans moins de sept ans), le marché central est aujourd’hui très fragile. Le sous-sol est totalement insalubre et les infiltrations ont fragilisé les murs porteurs. D’où l’urgence, signalée aussi par l’étude du LPEE, d’entamer des travaux de renforcement et de réhabilitation, nécessitant l’évacuation des lieux. Un point qui a retardé le démarrage du chantier, mais qui a surtout fâché les 32 poissonniers se trouvant au cœur du marché. Les autres commerçants, situés à l’extérieur, étant moins concernés.
    «L’appel d’offres relatif à la réhabilitation du marché central a été attribué et quelques travaux sans risque ont démarré puis arrêté il y a deux mois, à cause de la non-adhésion des poissonniers concernés», indique Mustapha Lhaya, 5e vice-président du Conseil de la ville en charge des travaux. Le maire, Mohamed Sajid, avait confié en février 2012 la délégation de signature des marchés publics et des travaux au Parti de la justice et du développement (PJD) à travers Lhaya. «Au début, une trentaine de commerçants avaient refusé de quitter les lieux, de crainte de ne plus pouvoir accéder à leurs locaux après les travaux», explique le vice-président. Ce problème a nécessité une réunion avec le représentant des poissonniers auquel des explications ont été fournies. Il a compris la nature des travaux et a fini par accepter les propositions de la commune, en signant, mercredi 18 juillet, un procès-verbal avec le Conseil de la ville et l’entreprise adjudicataire «Masroubi». Le PV précise les engagements de chaque partie. Les poissonniers ont accepté d’évacuer le marché ce jeudi 19 juillet. A l’heure où nous mettions sous presse, ils n’avaient pas encore mis en application les décisions prises. La société marocaine Masroubi, elle, s’engage à doubler l’effectif de ses ouvriers de sorte que les travaux s’achèvent dans un délai ne dépassant pas deux mois. Le Conseil de la ville rassure pour sa part: «les superficies des magasins resteront les mêmes. Et chaque lieu, soigneusement rénové, sera rendu à son propriétaire ou locataire». En attendant la fin du chantier, la commune autorisera les poissonniers à procéder à l’étalage de leurs marchandises devant les cafés, qui seront fermés durant le mois de Ramadan.
    Le chantier devrait coûter environ 3,6 millions de DH. Il vise à rénover le marché et à renforcer les fondations existantes. «Une dalle bien solide sera construite à la place de l’ancienne fragilisée et fissurée avec le temps», indique Houcine Moujane, le chef du chantier, ajoutant que les réseaux d’assainissement des eaux usées seront aussi renouvelés.

    Architecture en triste état

    Situé au cœur du vieux centre de Casablanca, le marché central est encadré par le boulevard Mohammed V et la rue Allal Ben Abdallah. C’est l’architecte Pierre Bousquet (également à l’origine du bâtiment des Beaux-Arts) qui en dessine les plans.
    Le bâtiment, tout en arcades et en allées couvertes, sera construit entre 1918 et 1919. Depuis, il est resté longtemps à l’abandon et n’a fait l’objet d’aucun véritable plan de réhabilitation.

    Bouchra SABIB

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc