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Economie

Diplômés de l’Est
La colère des médecins dentistes

Par L'Economiste | Edition N°:3689 Le 30/12/2011 | Partager
Pour que leur diplôme soit reconnu, ils doivent passer un stage
Pour protester, ils occupent le ministère de tutelle

L’équivalence des diplômes est un sujet éminemment politique. Un groupe de médecins dentistes lauréats en 2010 des universités de l’Europe de l’est fait pression sur le ministère de l’Education nationale. Après un simple sit-in, vendredi dernier, ils sont passés à la vitesse supérieure en occupant les locaux quelques jours plus tard.
La raison, les lauréats de la médecine-dentaire contestent une décision du ministère. Celui-ci «exige un stage pour obtenir l’équivalence du diplôme de docteur en médecine dentaire». Ils ont été ainsi contraints à poursuivre une formation (complémentaire?) à la Faculté de médecine dentaire.
Du coup, les diplômés d’Europe de l’Est réagissent en décidant de «ne pas achever ce stage». Ces médecins-dentistes ne se sont pas arrêtés là. Le siège du ministère a été «occupé». Il ne sera abandonné par les contestataires qu’à condition «d’obtenir l’attestation d’équivalence, sans validation de la période de stage par le doyen de la Faculté de médecine de Rabat et de leurs superviseurs», indique le ministère de l’Education. Et qui précise qu’une telle démarche est «contraire à celle adoptée par d’autres lauréats des mêmes universités». Ces derniers auraient «accepté de suivre une formation similaire».


Le «militantisme»-kamikaze

fleurit partout. Dopé qu’il
est par la conjoncture
géopolitique et ses élans
révolutionnaires


Certes, le droit de contester est un acquis constitutionnel. En revanche, la manière de le faire est encadrée par la loi. Prendre d’assaut un établissement public, quel qu’il soit, est pénalement condamnable. L’acte des médecins-dentistes n’est d’ailleurs pas isolé. Le «militantisme»-kamikaze fleurit partout. Dopé qu’il est par la conjoncture géopolitique et ses élans révolutionnaires. Dans la ville de Khouribga, le Groupe OCP a déjà dû faire face -courant 2011- à une levée de boucliers par des descendants de mineurs-retraités: un poste à tout prix même au détriment du principe d’égalité des chances. Le cas le plus récent est survenu le 27 décembre: l’Imprimerie officielle qui édite, entre autres, le Bulletin officiel a été prise d’assaut par un groupe de diplômés chômeurs, munis de bouteilles d’essence (cf: L’Economiste du 29 décembre 2011). Sur la forme, toujours, les médecins dentistes auraient pu attaquer la décision du ministère de l’Education devant le juge administratif. Le recours pour excès de pouvoir contre l’Etat est possible. Il permet d’annuler l’effet d’une décision administrative considérée comme inique. L’Agence judiciaire du Royaume (AJR) s’est engagée en 2010, au titre de défenseur attitré de l’Etat, dans plus de 13.700 contentieux. Dans ces affaires, près de 12% sont liés à des recours en annulation pour excès de pouvoir.
Reste l’équivalence, quoiqu’il y ait une réglementation, les commissions qui s’en chargent devraient informer sur sa démarche, ses membres, son bilan. Ne serait-ce que pour éviter les suspicions.

Faiçal FAQUIHI

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