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Economie

Aviculture
La vente à l’état vif domine toujours

Par L'Economiste | Edition N°:3689 Le 30/12/2011 | Partager
93% du poulet et 12% de la dinde concernés
L’Anavi et la Fisa mettent en garde la restauration collective

Le disponible à la consommation par habitant et par an est de 17,2 kg de viandes blanches et 138 oeufs. Un nouveau contrat programme signé avec l’Etat continuera à «militer» pour faire disparaître l’abattage clandestin qui continue encore à occuper une trop grande partie de l’activité

L’Association nationale des abattoirs industriels avicoles (ANAVI) poursuit son road show de sensibilisation. La dernière escale de l’ONG à Fès avait pour objectif de débattre de «l’intérêt des viandes de volailles, issues des abattoirs avicoles, dans la restauration collective» et cela face aux représentants de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA).
La radioscopie présentée du secteur montre que l’aviculture reste fortement dominée par le traditionnel fermier, en parallèle au moderne intensif. Ce dernier contribue à près de 87 % dans la production totale qui s’élevait en 2010 à 560.000 tonnes de viande et 4,5 milliards d’œufs. Ce qui porte le disponible à la consommation par habitant et par an à 17,2 kg et 138 unités. Les investissements consentis dans le secteur avicole moderne sont évalués à 9,4 milliards de DH et le chiffre d’affaires réalisé est de 23,2 milliards de DH. Les emplois créés dans ce secteur sont de l’ordre de 360.000 dont 110.000 emplois directs dans les unités de production et 250.000 emplois indirects dans les circuits de distribution et de commercialisation. Depuis l’entrée en vigueur de la loi 49/99 en avril 2007, un effort considérable de mise à niveau a été relevé en amont de la filière notamment pour les élevages et couvoirs qui ont été restructurés conformément à la Loi. Toutefois le maillon aval d’abattage et de commercialisation continue d’exercer dans des conditions ne reflétant pas le niveau de développement constaté en amont. Des scores honorables réalisés dans le cadre du contrat-programme 2009-2013, ont conduit à son renouvellement entre le gouvernement et la Fisa, pour la période 2011-2020. Ce «deal» vise à renforcer le rôle crucial du secteur dans la garantie de la sécurité alimentaire et la croissance de l’économie nationale. D’où l’intérêt de sensibiliser l’ensemble des segments de la restauration collective (hôtels, restaurants, et collectivités publiques et privées) de l’obligation de s’approvisionner exclusivement en viandes de volailles préparées dans les abattoirs agréés et d’autre part, d’informer les opérateurs de la restauration collective des avantages des viandes de volailles issues des abattoirs avicoles. La réunion de Fès a également traité les bases législatives et réglementaires relatives aux activités des abattoirs avicoles. La sécurité sanitaire doit respecter des règles strictes régies désormais par la loi 28-07 afin de se conformer aux standards internationaux et de réussir son entrée sur les marchés à l’export aussi. Les opérateurs conformes peuvent ainsi obtenir un agrément sanitaire ou autorisation attribués par les autorités compétentes. Une responsabilisation des acteurs de la filière qui permettra la mise à niveau en profondeur de l’activité sur le plan infrastructure, équipement et fonctionnement des établissements et entreprises du secteur alimentaire et aliments pour animaux. La loi 28-07 oblige les exploitants à établir la traçabilité à tous les stades de la chaîne alimentaire. Ils doivent être en mesure d’identifier tout établissement auquel ils ont fourni ou cédé ainsi que toute personne leur ayant fourni ou cédé un produit primaire, un produit alimentaire, un aliment pour animaux ou un animal producteur de produits primaires ou de produits alimentaires ou toute substance destinée à être incorporée dans des produits primaires, des produits alimentaires ou dans des aliments pour animaux. Les abattoirs avicoles sont les seuls à pouvoir garantir une qualité sanitaire des viandes de volailles. Enfin, cette garantie se matérialise par des étiquettes sanitaires, délivrées par le contrôle vétérinaire de l’Etat et assurant la traçabilité.

Circuits traditionnels

Selon les statistiques fournies par l’Anavi, bien que les structures d’abattage avicole moderne au Maroc aient connu un grand essor durant les 20 dernières années passant de 3 à 25 unités gérées et réparties sur l’ensemble du territoire national, il est à préciser que plus de 93% du poulet et de 12% de la dinde sont encore vendus à l’état vif.
Aussi, en dépit de l’existence d’une circulaire qui impose aux collectivités de s’approvisionner auprès des abattoirs agréés, «il est regrettable de constater qu’une proportion importante de leurs achats se fait encore à travers les circuits traditionnels échappant à tout contrôle vétérinaire», est-il indiqué.

 

Youness SAAD ALAMI

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