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    Economie

    Collectivités locales
    La valse des grèves reprend

    Par L'Economiste | Edition N°:3689 Le 30/12/2011 | Partager
    Le mouvement a duré 96 heures
    A Casablanca, les légalisations ont été assurées à Sidi Belyout

    Les collectivités locales du Royaume ont été paralysées par la grève pendant quatre jours. C’est le syndicat national des collectivités locales affilié à la Confédération démocratique du travail qui a appelé à ce mouvement

    LA grève perpétuelle a encore paralysé les collectivités locales les 28 et 29 décembre. Fonctionnaires, cadres et agents ont réclamé la prise en compte de leurs revendications socioprofessionnelles, notamment celle relative aux salaires. C’est la Confédération démocratique du travail (CDT) qui a appelé à ce mouvement, devenu inutile et sans aucune incidence sur les revendications.
    Pour les citoyens, c’est le ras-le-bol. Devant le siège de l’arrondissement de Sidi Belyout à Casablanca, des grévistes arboraient, jeudi 29 décembre, des pancartes affichant «Non à la corruption». Le bureau du service des légalisations était plein à craquer. Les citoyens ont, toutefois, assisté à une réaction louable de la part d’une grande partie des fonctionnaires non grévistes. Les légalisations de signatures et les copies conformes ont été assurées par le service relevant de cet arrondissement, bien que les grévistes aient essayé de semer la pagaille. «Nous ne voulons plus que cela continue. Nous ne sommes ni contre, ni pour ces mouvements de grève répétitifs, mais nous avons le devoir de rendre service aux citoyens, aux investisseurs et aux banques», indique un fonctionnaire de l’arrondissement de Sidi Belyout. «A chaque reprise de travail, nous nous trouvons face à plusieurs dizaines de dossiers à traiter, sachant que notre service compte près de 4.000 signatures scannées», explique un autre employé. A noter que le syndicat national des collectivités locales affilié à la CDT a déjà mené une grève les 21 et 22 décembre 2011, soit un total de 96 heures.
    Autre centrale syndicale, autre manifestation. Le syndicat national des collectivités locales affilié à la Fédération démocratique du travail (FDT) a manifesté autrement. Un sit-in a été tenu jeudi aussi à Fès devant le siège de la commune urbaine. «Nous réclamons nos droits en tant que fonctionnaires, notamment en ce qui concerne les indemnités pour les heures supplémentaires, les augmentations et la titularisation», indique Mohammed Larbi El Kharrim, secrétaire général du syndicat national des collectivités locales affilié à la FDT. «Nous voulons aussi dénoncer les comportements du maire de la ville qui est d’ailleurs à l’origine de l’arrêt du travail de deux fonctionnaires restés pendant plus de quatre mois sans salaire», conclut-il.

    Bouchra SABIB

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