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    Santé

    Contraception féminine
    L’anneau, alternative à la pilule

    Par L'Economiste | Edition N°:3685 Le 26/12/2011 | Partager
    La voie vaginale, une solution innovante, selon les experts
    La sexualité n’est plus taboue et les couples consultent

    Après la pilule, la contraception vaginale! En effet, de nouvelles méthodes de contraception féminine voient le jour au Maroc. De l’avis des spécialistes, «la voie vaginale constitue une alternative innovante». La recherche a montré que «le vagin était un site propice à l’administration d’hormones contraceptives». Pour en parler, une rencontre a été organisée la semaine dernière en partenariat avec les laboratoires Merck Sharp & Dohme (MSD). A cette occasion, des intervenants du secteur médical ont pu débattre des enjeux de la contraception féminine. C’était surtout un partage d’expériences entre Naima Samouh, Pr à la faculté de médecine Hassan II à Casablanca et chef de service de gynécologie obstétrique «C» à la maternité Lalla Meryem, CHU Ibn Rochd, et le Dr Amal Chabach, médecin-sexologue et thérapeute du couple à Casablanca.
    De l’avis des médecins, l’anneau vaginal se trouve être une solution appropriée autant en termes de confort d’utilisation avec moins d’effets indésirables et plus de sécurité. Il évacue le risque d’oubli de la pilule et sa mise en place se fait une fois par mois. Des contraintes sont signalées, telles qu’il tombe de lui-même, qu’il est endommagé ou aspiré lors de l’union sexuelle et qu’il est «néfaste» pour l’homme. Les médecins expliquent que «même si la patiente le perd lors de l’union sexuelle, elle peut le laver et le remettre sans aucun problème de couverture contraceptive». Un autre avantage majeur est que les médicaments administrés à travers le vagin permettent d’éviter l’absorption gastro-intestinale.
    Il est important aussi de garder en tête que même si la contraception permet d’éviter une grossesse, seuls les préservatifs (féminins et masculins) et les autres techniques de rapports sexuels sécurisés peuvent protéger des maladies sexuellement transmissibles (MST) et du VIH. Majoritairement utilisatrice de pilules contraceptives (63%) ou de méthodes traditionnels (13%), la femme marocaine a aujourd’hui plus de choix pour se préoccuper de son confort. Il faut dire que le choix d’une méthode contraceptive dépend de plusieurs facteurs tels que l’état de santé général de la femme, son âge et la fréquence de ses rapports sexuels.
    Il y a un lien entre la sexualité et la contraception. La procréation est toujours là, de l’avis des praticiens, mais elle est contrôlée grâce à la contraception. Un autre constat, le couple est plus exigeant et la visite d’un médecin sexologue est aujourd’hui démocratisée. Par exemple, les femmes consultent et viennent de plus en plus pour une demande plus qualitative à la recherche du plaisir avec leurs conjoints. De leur part, de plus en plus d’hommes arrêtent toute union sexuelle car ils veulent «un échange satisfaisant» à deux, plutôt qu’un plaisir solitaire.

    Dysfonctionnements

    La sexualité est l’origine de plusieurs souffrances et des dysfonctionnements sexuels sont fréquents. Ainsi, chez la femme, le vaginisme vient en premier lieu (40%), suivi de la diminution du désir sexuel (20%) et de l’anorgasmie totale ou partielle (35%). A noter que le dysfonctionnement érectile arrive en tête chez l’homme (50%), suivi de l’éjaculation rapide (35%) ou encore la diminution du désir sexuel (10%).

    F. Z. T.

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