×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Régions

    Le Souss rafle le «prix» du chômage des jeunes

    Par L'Economiste | Edition N°:3676 Le 13/12/2011 | Partager
    La région concentre près de 20% des diplômés chômeurs
    Création d’une commission emploi et relations sociales à la CGEM régionale
    Adéquation entre le tissu économique et la formation, incontournable

    La formation devrait être en cohérence avec le tissu économique de la région, souligne Abdelfattah Zine, président de l’Union régionale CGEM Souss-Massa-Draâ

    L’emploi et les relations sociales sont au centre des préoccupations de l’Union régionale Souss-Massa-Draâ de la CGEM. Le sujet était ces derniers jours au cœur d’une rencontre de l’entité à Agadir, animée par Jamal Belahrach. L’intérêt porté à la question s’inscrit dans le cadre de la stratégie 2020 de la confédération, mais s’explique aussi par la situation critique de l’emploi dans la région. Le taux de chômeurs diplômés dans le Souss serait en effet le plus important du Royaume. Il avoisinerait les 20%, précise Abdelfattah Zine, président de l’Union régionale de la CGEM. Chose curieuse quand on sait qu’Agadir et sa région abritent quatre secteurs clés de l’économie nationale. Dans ces secteurs que sont l’agriculture, l’agroalimentaire, le tourisme et la pêche, tous tournés vers l’export, Agadir se classe au premier rang à l’échelle nationale. Mais le rendement des facultés et des écoles de l’université Ibn Zohr, qui ne dépasse pas 4.000 diplômés par an, ne trouve pas toujours preneur. Il faut dire que les activités précitées ont toutes les caractéristiques d’être saisonnières, souligne Zine. De son avis, cette spécificité régionale doit être prise en compte dans le cadre de la refonte du code du travail. Pour les membres de la CGEM Souss-Massa-Draâ, une adéquation entre l’université et les activités économiques de la ville s’avère nécessaire.
    Ces dernières années, des efforts en la matière ont été réalisés. Des masters professionnalisants dans diverses disciplines ont été mis en place. Mais il semble que cela n’est pas suffisant et qu’il faut en faire plus sur ce plan. Il reste cependant à trouver des moyens de financement. Il s’avère également qu’il faut endiguer les lacunes dont souffrent les jeunes diplômés de l’université. De l’avis des professionnels, il semble qu’ils ne sont pas assez outillés. Surtout que, les entreprises recherchent aujourd’hui plus de compétences que de porteurs de diplômes. Pour les opérateurs économiques, des efforts sont également à faire au niveau des relations sociales au sein des entreprises. Dans tous les secteurs, on recense des mouvements sociaux et le secteur de l’agriculture est particulièrement concerné. Aussi, la conclusion d’une convention collective entre syndicats et profession s’avère indispensable. Mais ce dossier n’avance pas. Pour l’heure, la CGEM Souss-Massa-Draâ a mis en place une commission emploi et relations sociales. A sa tête, Mustapha El Omari, DRH du groupe Kabbage et ancien directeur régional de l’Ofppt.

    De notre correspondante, Malika ALAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc