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    Régions

    Tétouan: Un milliard de DH pour l’assainissement liquide

    Par L'Economiste | Edition N°:3676 Le 13/12/2011 | Partager
    Un dispositif de dépollution global pour Tétouan et sa côte
    Un projet pour la réutilisation des eaux usées traitées

    La station de Tamuda Bay devra traiter les eaux de la côte tétouanaise qui en ont fort besoin. Depuis des années, le littoral souffre de ces rejets perturbant ainsi l’activité touristique

    Deux nouvelles stations de traitement des eaux usées pour Tétouan. C’est tout un dispositif de traitement des eaux usées que le Roi a inauguré dans la ville de la colombe blanche samedi dernier. Le coût global est d’environ un milliard de DH. Les deux pièces maîtresses du système sont les deux stations de traitement de Martil et de Tamuda Bay.
    Le projet a été mené par Amendis, filiale du groupe Veolia Environnement-Maroc, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et le secrétariat d’Etat chargé de l’eau et de l’environnement. A Martil, il s’agit d’une station de pré-traitement d’un investissement global de 500 millions de DH. Elle devra assurer un traitement sommaire des eaux usées des villes de Tétouan, M’diq et Martil, soit l’équivalent de 850.000 habitants.
    Le projet se compose de plusieurs éléments, dont la station de prétraitement n’est que le plus visible. C’est le cas de la pose de 35 km de collecteurs principaux pour intercepter l’ensemble des eaux usées évacuées par les villes de Tétouan, M’diq et Martil avant de les drainer, au moyen de 11 stations de pompage, vers la station de prétraitement «plaine Martil».
    Après le prétraitement, ces eaux sont évacuées au large, à plus de 3 km et à une profondeur de 40 m, via un émissaire sous-marin, déjà installé. Le rejet des eaux usées traitées à cette distance n’aura aucun effet de pollution des côtes, les courants marins se chargeant d’assurer la dispersion et l’élimination graduelle de ces eaux usées et ce, même avec des conditions climatiques défavorables, tient à préciser Amendis. D’ailleurs, il est prévu que dès l’été prochain, les eaux de baignade atteignent des niveaux de pollution inférieurs grâce à l’interception des rejets dans les oueds et l’élimination des rejets sur la côte. L’équivalent de 32 millions de m3 de rejets était déversés jusqu’à très récemment au niveau des côtes et des oueds de la région, au grand dam de l’activité touristique.
    Une autre station non moins importante, celle de Tamuda Bay (de Fnideq à Martil), a nécessité un investissement de 420 millions de DH. Objectifs: la dépollution des eaux usées de Fnideq et de la zone touristique de «Tamuda Bay», la protection durable de la Méditerranée et la satisfaction des besoins en assainissement liquide d’une population de près de 170.000 habitants, selon Amendis. Les travaux consistent à réaliser une station d’épuration de 6 ha, la pose de canalisations pour l’interception et le drainage des eaux usées ainsi que la construction de 11 stations de pompage. Cette nouvelle station d’épuration de Tamuda Bay adopte un procédé d’épuration biologique dit «à boues activées à moyenne charge» qui permet l’élimination des matières carbonées en milieu aérobie. Une formule qui permet de rejeter une eau de meilleure qualité en milieu naturel, de traiter les boues et les odeurs et de produire une eau réutilisable sans restriction pour l’irrigation et l’arrosage des espaces verts et des parcours de golf. Ce dispositif est complété par un projet de réutilisation des eaux traitées par la station de Tamuda Bay, doté d’une enveloppe budgétaire de plus de 30 millions de DH. Il porte sur la réutilisation des eaux traitées dans l’arrosage des espaces verts avec un débit d’exploitation de 23.000 m3/jour, la valorisation de la boue à des fins agricoles, ainsi que la production d’énergie pour satisfaire 35% des besoins de la station en énergie électrique.

    De notre correspondant, Ali ABJIOU

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