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    Baromètre à l’export
    La sphère d’influence s’élargit

    Par L'Economiste | Edition N°:3673 Le 08/12/2011 | Partager
    Les nouveaux contours de la plateforme Maroc
    Ouverture de filiales, acquisitions, joint-ventures… les futurs modes d’internationalisation

    Dans les pays d’Afrique, les groupes marocains ont déjà mis en place la phase de commercialisation et entament celle de développement local

    «LES stratégies marocaines à l’export n’ont pas été vaines». Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur, se veut rassurant. En effet, les résultats du premier baromètre du développement international du Maroc, mené par le cabinet BearingPoint, le ministère du Commerce extérieur et Sciences Po, en partenariat avec la CGEM et L’Economiste, se révèlent concluants (voir L’Economiste du 7 décembre). En fait, l’initiative de cette étude est venue du cabinet BearingPoint suite à son implantation au Maroc. Une première étude du baromètre a déjà été menée en France. «Cela nous a permis d’établir un benchmarking entre le Maroc et la France, tout en adaptant l’étude aux spécificités locales», explique Olivier Chatin, président de BearingPoint pour la région France, Benelux et Maroc. Le baromètre, qui deviendra un rendez-vous annuel, est sans coûts financiers pour le ministère du Commerce extérieur. L’étude menée auprès d’un panel de 105 entreprises révèle que le Maroc est perçu comme étant une réelle plateforme à l’export (60% des répondants), d’investissement, voire même un hub financier en devenir. Mieux encore, cette étude permet de donner un référent scientifique qui vise à mettre en place les futures stratégies gouvernementales. Côté entreprises, «le baromètre leur permettra de formaliser leur offre dans le cadre d’une stratégie cohérente», explique Mohamed Horani, président de la CGEM. Si l’étude est principalement destinée aux entreprises orientées export, elle donne également des modèles à suivre au milieu des affaires. L’internationalisation est certes inéluctable, mais chaque pays a sa sphère d’influence. Celle du Maroc est principalement européenne avec une nouvelle orientation vers l’Afrique. Aujourd’hui, le Maroc dispose d’une taille mondiale uniquement pour les phosphates et dérivés, les autres secteurs sont plutôt de dimension régionale, d’où le ciblage de l’Afrique. Pour les entreprises sondées, l’ouverture à l’international ne se limite pas uniquement à l’export, les stratégies à long terme se caractérisent par l’ouverture de filiales à l’étranger. Des implantations qui se feront par le biais de fusions-acquisitions, d’alliances, de joint-ventures et de franchises. A ce jour, la stratégie internationale des entreprises marocaines se traduit par des programmes de développement qui sont à leur première phase. Il est plus question de mise en place de canaux de commercialisation sous forme de filiales ou de bureaux de représentation.

    Ilham BOUMNADE

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