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    Entreprises

    RAM: Un bol d’air qui rassure ses créanciers

    Par L'Economiste | Edition N°:3638 Le 17/10/2011 | Partager
    1,6 milliard de DH débloqué par l’Etat
    La compagnie avait besoin du double

    44 avions à terme pour 400 pilotes, à raison de 10 pilotes par appareil. Si chaque avion volait 24h/24 (ce qui n’est pas possible), le temps de travail/jour d’un pilote ne dépassera guère 2h24 mn

    Voilà qui rassure les créanciers de Royal Air Maroc, notamment les banques, ses partenaires ’étrangers, les compagnies pétrolières, mais aussi les syndicats.
    En tout cas, l’Etat vient de joindre la parole (accompagner la compagnie dans son programme d’investissement de 9,3 milliards de DH durant la période 2011-2016) à l’acte, à travers une recapitalisation en injectant 1,6 milliard de DH. L’augmentation de capital se fera en deux temps: 400 millions de DH tout de suite et le reste l’année prochaine qui permettra à la compagnie de réaliser son programme d’investissement et de renforcer son assise financière, d’améliorer ses ratios de solvabilité. L’essentiel porte sur les achats d’avions. La compagnie a besoin du double. Elle devrait trouver le complément du produit de cession d’une partie de ses actifs dont les avions. Une dizaine au total.
    Cette subvention reste tributaire de la mise en œuvre d’un plan de restructuration à même de rétablir la compétitivité de la compagnie. Elle doit ainsi rationaliser ses moyens et ses ressources, y compris humains. Elle réduira sa flotte à 44 contre 54 actuellement et ses pilotes à environ 400. Objectif: dégager une économie annuelle de 1 milliard de DH. Pour cela aussi, RAM doit effectuer un recentrage sur son cœur de métier (le transport aérien) et externaliser certaines activités, notamment le handling (assistance au sol), la maintenance des avions ou la formation. Elle continue d’assurer encore, à travers RAM Academy, toutes les formations liées au transport aérien. Sachant qu’«aucun de nos concurrents n’assure ce genre d’activités qui alourdissent nos charges», expliquait Driss Benhima à nos confrères d’Atlantic Radio. Et de toute façon, «cette externalisation est par ailleurs en conformité avec les règles de bonne gouvernance qui imposent à la compagnie de veiller impérativement à la préservation de ses équilibres économiques». Ceci d’autant plus que le Maroc s’est engagé dans un processus de libéralisation du secteur du transport aérien. Une libéralisation qui s’est traduite par une implosion du trafic, passant de 5 millions de passagers en 2003 à 14 millions en 2010 et une baisse continue des tarifs moyens. Une dynamique qui a profité également à RAM pour diversifier son réseau autour du hub de l’aéroport Mohammed V de Casablanca et développer son trafic. Il est passé de 3 millions à 6,5 millions entre 2003 et 2010. Sur cette période, le taux de passagers en continuation, de 5 à 40%, faisait de RAM la 2e compagnie d’Afrique par son chiffre d’affaires et troisième par le nombre de passagers.
    Aujourd’hui, il s’agit d’un repositionnement de la compagnie sur le réseau africain. En somme, déterrer le vieux projet africain de Mohamed Berrada (son prédécesseur) que Benhima avait démonté, au-delà de son contenu politique… d’Etat. Il le sait, la compagnie est désormais sous l’œil de l’opinion publique.

    Bachir THIAM

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