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Politique

L’USFP traque les niches de la corruption

Par L'Economiste | Edition N°:3614 Le 13/09/2011 | Partager
La Constitution est une plateforme pour lutter contre ce fléau
L’ICPC réclame plus de prérogatives
Un pacte d’intégrité de Transparency sera présenté aux partis politiques

Abdessalam Aboudrar, président de l’Instance centrale de prévention de la corruption, «pour éradiquer la corruption, il est indispensable de renforcer l’arsenal juridique particulièrement le volet de la protection des témoins de la corruption et l’accès à l’information»

A la veille des élections législatives, l’USFP fait de la lutte contre la corruption, son fer de lance. Son bureau politique a organisé samedi dernier à Rabat un atelier dédié aux réformes politiques et économiques nécessaires pour contrecarrer ce fléau. L’objectif est de mener une réflexion sur cette thématique avec les instances qui opèrent dans ce domaine. L’idée est de définir les pistes qui permettent de lutter efficacement contre ce phénomène. Pour Habib El Malki, le choix de ce thème s’explique par la volonté politique de rompre avec les pratiques du passé. «La nouvelle Constitution est une plateforme solide pour la moralisation de la vie publique. La séparation des pouvoirs, la consécration de la bonne gouvernance et la constitutionnalisation de certaines institutions sont les fondements pour aller de l’avant pour asseoir les principes de l’intégrité», a souligné l’ancien ministre.
Abdelali Benamour a mis l’accent sur la place de la concurrence et la liberté des prix dans l’instauration d’une économie de marché. Un grand chantier qu’il compte ouvrir dès l’année prochaine en invitant les forces politiques du pays à y participer. Aussi, a-t-il relevé les pratiques de certains opérateurs qui faussent le jeu de la concurrence comme les actions concertées qui font obstacles à la formation des prix, les monopoles et les concentrations entre les entreprises.
Le président du Conseil de la concurrence a saisi l’occasion pour mettre en exergue le parcours de son institution depuis sa création et la nécessité de lui accorder le droit de mener des investigations pour mettre fin aux pratiques anticoncurrentielles. Sur un autre volet, Abdessalam Aboudrar, président de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC) a rappelé l’importance de coordonner les actions menées par les instances qui luttent contre la corruption. «A l’heure actuelle, chacun travaille de son côté. Les rapports de la Cour des Comptes en sont l’exemple.  Nous n’avons aucune idée sur leurs suites», a-t-il noté. Pour éradiquer ce fléau il est indispensable de renforcer l’arsenal juridique particulièrement le volet de la protection des témoins de la corruption et l’accès à l’information». Le président de l’ICPC réclame plus de prérogatives pour assumer ses missions et des ressources financières suffisantes. Il a également annoncé que son instance changera d’appellation. Il faudra parler de l’Instance nationale pour l’intégrité, la prévention et la lutte contre la corruption.
Quant à Rachid Filali Meknassi, secrétaire général de Transparecy Maroc, il est catégorique: «la lutte contre la corruption n’existe que dans les discours. Concrètement rien n’a été fait», a-t-il dit. Selon lui, «la crise politique dont souffre le Maroc est principalement due à l’absence de confiance engendrée par un chevauchement entre l’intérêt général et personnel. Les Marocains veulent un gouvernement responsable qui ne se contente pas des déclarations d’intention mais des actions».
Pour les prochaines échéances électorales, l’ONG compte proposer aux partis politiques un pacte d’intégrité des élections qui va l’étendre par la suite aux marchés publics et aux services délégués.

Soumaya BENCHERKI

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