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Politique

Législatives 2011: Le PSU se dirige vers un boycott

Par L'Economiste | Edition N°:3614 Le 13/09/2011 | Partager
Le Conseil national tranchera samedi prochain
Des dissensions sur la ligne de conduite

Participer ou boycotter les prochaines élections. Telle est la grande question au sein du Parti socialiste unifié (PSU). Mohamed Moujahid, secrétaire général, refuse de se prononcer concédant juste que «cette question sera tranchée lors du Conseil national, qui se tiendra le samedi prochain». Néanmoins, «la tendance dominante pencherait pour le boycott des élections, notamment à cause de la gestion de la préparation des élections par le ministère de l’Intérieur», souligne un membre du parti. Celui-ci avance que le parti avait proposé de «confier la gestion du prochain scrutin à une commission nationale indépendante». Les critiques du PSU s’étendent également à certaines lois électorales, notamment celle relative au renouvellement des listes, qui «ne permettra pas d’inscrire une partie des électeurs qui ne vont pas se déplacer aux bureaux d’inscriptions», selon ce membre. Cette formation de gauche avait proposé, à l’instar du PJD, que les personnes ayant une carte d’identité nationale soient directement inscrites sur les listes électorales. Par ailleurs, en dépit des oppositions idéologiques, les deux partis s’accordent dans leurs revendications sur le besoin d’effectuer «un changement dans la carte des walis et gouverneurs, notamment ceux soupçonnés de favoriser certains partis». Face à cette situation, les responsables du PSU estiment que «les conditions actuelles ne sont pas encourageantes pour participer aux élections». Surtout que «la question des élections ne peut pas être isolée du contexte général du pays», relève Moujahid. Pour son parti, «le champ politique reste en déphasage avec le bouillonnement social que connaît le pays». Et les autres partis politiques «risquent leur capital auprès des citoyens en consentant de participer au jeu politique dans les conditions actuelles», affirme ce membre du PSU. Le secrétaire général va plus loin en mettant en garde contre «la reproduction du modèle tunisien, car la dynamique actuelle n’arrive à convaincre qu’une minorité», selon lui. Contrairement à l’élan optimiste d’une grande partie de la scène politique, le SG du PSU estime que «le processus actuel n’ouvre pas de perspectives prometteuses». La transition démocratique qui a mené à l’installation du gouvernement d’alternance «a été stoppée à partir de 2007, remettant ainsi les compteurs à zéro, notamment à cause de la création d’un parti administratif, de l’emprise de l’Etat sur la scène politique ainsi que de la marginalisation des partis autonomes», de l’avis de Moujahid. Les responsables du parti, qui a été l’un des premiers à soutenir le mouvement du 20 février, estiment que «les Marocains, à l’instar des autres peuples arabes, revendiquent une vraie démocratie». Pour y arriver, ils soulignent l’importance de «l’éradication de la corruption et la rupture avec les anciennes pratiques». Néanmoins, l’atteinte de ces objectifs est réalisable au sein des institutions actuelles, et le choix du boycott ne va pas participer à la résolution de ces problèmes de l’avis de plusieurs observateurs. C’est pour cela qu’une partie des militants du PSU insiste sur la participation aux prochaines échéances électorales. Pour eux, «il n’existe pas de contradiction entre la lutte sociale dans la rue et l’implication au sein des institutions», fait savoir Moujahid.

Un conseil national à haut risque

Le prochain Conseil national du PSU risque d’être mouvementé. La position du parti concernant la participation aux prochaines élections partage ses militants, dont certains ont menacé de quitter cette formation si la décision du boycott est entérinée. De son côté, le SG du PSU se montre rassurant, estimant qu’il «ne craint rien pour l’unité de son parti et que ses militants ont accumulé une culture démocratique qui les oblige à se plier à la décision de la majorité».

 

Mohamed Ali MRABI

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