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    Economie

    Déficit: Le FMI prévoit 5,7%

    Par L'Economiste | Edition N°:3595 Le 15/08/2011 | Partager
    La masse salariale passe de 0,2% à 10,7% du PIB
    Une maîtrise des dépenses est indispensable
    Une nouvelle loi organique pour la prévention des équilibres des finances publiques

    Source: BAM
    Le déficit budgétaire pourrait atteindre 5,5 à 6% du PIB dû à une hausse des dépenses de 3% par rapport au budget 2011. Le coût des subventions est évalué à environ 5,5% du PIB en 2011, contre seulement 2,1% qui ont été budgétés

    Le Maroc peut mieux faire. Même avec des perspectives à moyen terme favorables, une réorientation de la politique budgétaire est dûment nécessaire. C’est en substance ce qui ressort des conclusions préliminaires de la traditionnelle mission du Fonds monétaire international au Maroc. En 2011, l’augmentation des dépenses engendrées par les revendications sociales se traduirait par une hausse de la dépense totale de 1,5% du PIB.
    Mais plus marquant encore. «Entre assurer la stabilité des prix des produits de base et alléger les maux de la Caisse de compensation, l’écart est considérable». Ainsi, le coût des subventions est évalué à environ 5,5% du PIB en 2011, contre seulement 2,1% estimé dans le budget de 2011. De même, la hausse récente des salaires de la fonction publique pourrait augmenter le coût de la masse salariale de 0,2% pour atteindre 10,7% du PIB. En résultat, le FMI table sur un déficit pour 2011 qui va atteindre les 5,7% du PIB contre 4,5% budgétés.
    Les efforts pour augmenter les recettes se sont intensifiés et leur recouvrement à fin juin 2011 a dépassé (grâce aux impôts indirects soit 46,4 milliards de DH au terme du premier semestre) les montants initialement budgétisés dans la loi de Finances 2011. «Ces efforts devraient se poursuivre pendant la deuxième partie de l’année et devraient permettre une augmentation du recouvrement des recettes de 1% du PIB par rapport au budget 2011», souligne le FMI. Ainsi, les recettes totales devraient se maintenir au même niveau qu’en 2010, à environ 25% du PIB.
    Du côté des dépenses, l’ensemble des services a été sollicité pour économiser 10% de leurs allocations budgétaires pour certaines dépenses de fonctionnement non essentielles. Par ailleurs, les transferts budgétisés à certaines entités publiques avec des excédents de trésorerie seront réduits tout en maintenant leur capacité de dépense. «Ces deux dernières mesures devraient générer une épargne de plus de 1% du PIB par rapport au budget 2011». De plus, si les élections ont lieu en 2011, leur coût sera absorbé dans le cadre de l’enveloppe budgétaire existante.
    Pour 2012, le gouvernement s’apprête à adopter des mesures fermes pour limiter l’étendue de l’expansion budgétaire. Une chose clairement exprimée lors de la présentation du ministre des Finances des conditions d’exécution de la prochaine loi de Finances de 2012 (cf. www.leconomiste.com, édition du 11 août 2011).
    L’objectif de l’exécutif est de ramener le déficit à environ 3% du PIB dans le moyen terme. Une condition qui permettrait de converger vers un niveau d’endettement total du Trésor de l’ordre de 50% du PIB. Par ailleurs, l’article 77 de la nouvelle Constitution et le projet de loi organique des Finances consacrent le principe de la préservation des équilibres des finances publiques. En l’absence de mesures correctives, «le déficit budgétaire pourrait atteindre 6,5 à 7,5% du PIB et par conséquent le niveau d’endettement public continuerait à augmenter», estime le FMI.

    Maîtrise du déficit: mode d’emploi

    Pour atteindre l’objectif budgétaire, le FMI préconise le relancement et l’accélération des réformes suivantes:
    1- Augmenter les recettes: les autorités devraient poursuivre leurs efforts de mobilisation des ressources en élargissant l’assiette fiscale mais aussi en améliorant l’administration des impôts.
    2- Maîtriser et rationaliser la dépense: une réforme de la fonction publique devrait ramener la masse salariale à environ 10% du PIB dans les prochaines années.
    3- Améliorer l’efficacité de la dépense: les autorités pourraient aussi atteindre une plus grande efficacité des investissements publics en améliorant les procédures pour la sélection des projets et en permettant une plus grande participation du secteur privé y compris dans le secteur des infrastructures publiques.
    4- Assurer la pérennité du système de retraites publiques: les caisses des retraites publiques devront bientôt commencer à utiliser leur capital de base pour financer le paiement des retraites. Cela souligne le besoin d’adopter des mesures pour assurer la durabilité du système public des retraites.

    R. B.

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