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Régions

Marrakech/tourisme: Sérieux repli en mai

Par L'Economiste | Edition N°:3547 Le 08/06/2011 | Partager
Baisse de 20% dans les établissements
Le mice, au bout du gouffre

L’impact de la baisse dans le secteur du tourisme sur le chiffre d’affaires a été ressenti dans certains établissements qui se sont séparés du personnel saisonnier. Le «printemps arabe», le «mouvement du 20 février» et l’attentat de l’Argana y sont pour beaucoup

(Ph. Mokhtari)

Difficile de faire un véritable diagnostic de l’activité touristique à Marrakech. La ville a achevé le mois d’avril avec une légère baisse (2%), confirmée par les statistiques officielles de l’Observatoire du tourisme. Reste à savoir ce qu’il en a été pour mai. L’indicateur le plus crédible demeure les arrivées aux postes frontières, à l’aéroport Marrakech-Ménara. Aéroport qui aurait enregistré une baisse de l’ordre de 14% durant le mois de mai. Et celle-ci serait certainement plus accentuée au niveau des établissements d’hébergement classés avec des chutes de 20%, estime-t-on. Les hôtels, il faut le dire, connaissent des degrés différents d’affectation. Certains s’en sortent plutôt bien avec des taux d’occupation raisonnables vu les circonstances, alors que d’autres sont mis à plat, malgré des baisses de tarifs spectaculaires (350 DH/nuit en demi-pension). Aussi, l’impact sur le chiffre d’affaires s’en est ressenti, puisque certains se sont séparés de leur personnel saisonnier.
La tendance à la baisse touche également l’incentive, bien qu’il soit difficile d'en mesurer le véritable impact. Par incentive, on entend des voyages de simulation et de récompense organisés par les entreprises, à distinguer donc du tourisme congrès. «Ce sont donc des voyage de rêve que les entreprises évitent désormais d’organiser dans des pays à risque», analyse cette spécialiste de l’incentive à Marrakech, Maatir Fassi El Fihri. «Nos partenaires, agence de voyages en France veulent bien recommander la destination. Mais la décision revient aux chefs d’entreprises qui préfèrent aujourd’hui des voyages dans des zones moins troubles et hors Maghreb et pays arabes», poursuit-elle. Or ce segment pèse 30% du volume de l’activité à Marrakech, d’après les estimations. La moitié des agences opérant dans la ville et plusieurs hôtels se sont positionnés sur ce segment dont les baisses dépasseraient les 50%. Evidemment, ils sont touchés de plein fouet par cette nouvelle crise.
Pour Faouzi Zemrani, voyagiste local, «la situation est en train d’empirer pour un grand nombre d’hôteliers, restaurateurs, transporteurs ou agents de voyages». Les plus optimistes s’attendent à une légère reprise à la rentrée. Les groupes qui avaient déprogrammé leur voyage en mai les ont reportés à septembre en effet. En revanche, il n’y a presque pas de réservation pour 2012. Ce qui fait dire à cette spécialiste que le mice souffrira encore.
Le mice marocain (congrès) sauvera-t-il la prochaine année? Voyagistes et hôteliers l’espèrent. Les mouvements de solidarité et de mobilisation aux niveaux national et international ont poussé à l’organisation d’un concert de paix. Ou encore le match comptant pour la CAN 2012 Maroc-Algérie dans le cadre de la relance touristique de Marrakech. De son côté, Jamel Debbouze remet son édition du Festival du rire pour cette année avec une palette d'artistes et surtout plusieurs médias français qui seront de la partie. Ce qui générera beaucoup d’images positives pour Marrakech.
«À court terme, ce n’est qu’à travers la communication positive pour refléter la vraie réalité de la ville que l’on pourra redresser la barre», espère de son coté Hamid Bentahar, président du CRT de Marrakech. Ainsi, toute une série d’actions immédiates de promotion a été décidée. Il s’agit de donner plus de visibilité sur l’ensemble des segments de Marrakech : mice, tourisme de famille, offre de luxe… avec des campagnes médiatiques sur les principaux marchés émetteurs, mais aussi au niveau national. Rassurer et renforcer le positionnement de Marrakech sur le marché local sont désormais le défi de la destination, résume Bentahar.

L’Italie et l’Espagne en chute

Un peu plus de 191.000 touristes ont visité Marrakech en avril dernier, d’après les statistiques de l’Observatoire du tourisme. La ville a achevé le mois d’avril avec une baisse de 2 % au niveau des arrivées et de 1 % en terme de nuitées. L’Espagne et l’Italie ont enregistré une chute de 42 %, suivies par le principal marché émetteur, la Francen, qui a connu un repli de 9 %. Bien évidemment, ces chiffres ne concernent que les établissements hôteliers et maisons d’hôtes classés. Ainsi d’après les statistiques de l’observatoire, l’aéroport de Marrakech-Ménara a enregistré une hausse du trafic de 14% en avril. .

De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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