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Régions

Tanger: Le tourisme dans le rouge

Par L'Economiste | Edition N°:3547 Le 08/06/2011 | Partager
Chute de 4% des nuitées en avril
Le marché espagnol en recul continu

Malgré ses belles plages, Tanger n’attire plus beaucoup de monde. La crise économique qui sévit chez le voisin ibérique y est pour quelque chose

(Ph. Adam)

LA traversée du désert s’annonce longue pour les opérateurs du secteur du tourisme de Tanger. La crise dans laquelle s’englue l’activité touristique depuis quelques mois semble bien réelle et installée pour durer, selon certains hôteliers.
En effet, avril confirme la tendance. Le nombre de nuitées réalisées dans les établissements d’hébergement classés de la ville a connu une régression de 4% au cours de ce mois, selon une note du ministère du Tourisme. La baisse s’explique par le recul des nuitées réalisées par les non-résidents (-14%). Le marché espagnol, l’un des plus importants, a enregistré une baisse de 23%. Ce pays connaît l’une des plus grandes crises économiques de son histoire et, selon des analystes, l’essentiel de sa consommation touristique s’est focalisé sur l’offre locale, délaissant les déplacements à l’étranger. Cette chute n’a pas pu être compensée par l’augmentation des nuitées des résidents (+10%). Une augmentation due en grande partie à l’effet «vacances scolaires». Tanger est en effet très sollicitée pendant les périodes de vacances par le touriste national. En effet, l’image de destination balnéaire est très forte et les touristes marocains n’hésitent pas à virer vers le nord.
Par contre, d’autres marchés continuent à gagner des places au soleil de Tanger. C’est le cas des marchés français et anglais qui affichent des croissances respectives de 23 et 24 %. Une opportunité pour les opérateurs locaux de s’affranchir de la dépendance du marché ibérique. En chiffres cumulés depuis le début de l’année, la chute sur les quatre premiers mois de l’année 2011 s’annonce tout aussi dramatique avec 4%.
L’un des indicateurs clés reste le taux d’occupation des chambres. Dans le cas du mois d’avril dernier, ce dernier a connu une chute de trois points par rapport à la même période de l’an dernier. Par catégories, ce sont les 3 et 4 étoiles qui réussissent à tirer leur épingle du jeu. Ils cumulent 76% des nuitées enregistrées au cours du mois d’avril. Ces hôtels ont affiché, selon le ministère du Tourisme, des résultats contrastés, en termes de nuitées et en comparaison avec avril 2010 (+ 9% et -16% respectivement).
Les 5 étoiles ont, par contre, affiché une hausse de 25 % en ce mois, après une période de baisses. Ceci est dû à l’entrée en service du Solazur, rebaptisé Husa Solazur Business & Spa dans le segment des 5 étoiles. L’hôtel rouvre ainsi ses portes après des travaux de rénovation qui ont duré près de trois ans.

De notre correspondant, Ali ABJIOU

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