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Oued Chbika livre ses premiers secrets

Par L'Economiste | Edition N°:3543 Le 02/06/2011 | Partager
Le Club Med officialise son bail
Un projet d’hôtel avec CDG Développement et Orascom

PLUS personne n’y croyait. Entre le moment de la signature de la convention pour le développement de la station de l’Oued Chbika, avec l’Etat en 2007, et le début des travaux du projet, 20 mois sont écoulés. A marche forcée certes, mais ce qui devrait être la première «ville intégrée et non pas une simple station balnéaire», selon les termes mêmes de Samih Sawiri, PDG d’Orascom Development, initiateur de ce projet avec CDG Développement, commence à prendre forme.
Au-delà de l’énorme retard pris, du fait de la lenteur administrative pour l’octroi des différentes autorisations dont celle relative à la requalification de cette assiette foncière de 1.500 ha, le calendrier de livraison n’a pas changé. La crise de 2008, dont les conséquences sur l’immobilier touristique ont été lourdes en 2009, n’y changera rien. Il en va de même pour le montant d’investissement initial de 6,8 milliards de DH, dont 1,8 milliard pour l’aménagement, 4,8 milliards dédiés à l’investissement pour les superstructures et le reste réservé aux infrastructures hors-site. Trois ans après le lancement des travaux, où en est ce projet? Le road show organisé le week-end dernier sur le site de l’Oued Chbika pour le compte du président du Club Med, Henri Giscard d’Estaing, marque le début d’un long bail entre Orascom Development, détenteur de 65% du capital de Chbika Holding Company, développeur du projet, CDG Développement (35%) et le Club Med, fidèle du Maroc devant l’Eternel. En plus de quelques grandes enseignes hôtelières avec qui le développeur est en discussions avancées, le Club semble bien prendre pied dans ce projet. En tout cas, cette «virée» officialise les négociations longtemps tenues secrètes dont L’Economiste avait révélé l’existence en juin 2010 entre le «champion du séjour tout compris» et le «bâtisseur» des villes touristiques intégrées. Avec ce nouveau deal, Club Med, présent au Maroc depuis 1963, s’offre ainsi un 7e village dans le pays. Un 4 tridents d’une capacité de 800 lits qui sera conçu pour une offre famille. Les travaux devraient démarrer avant la fin de l’année.
Par ailleurs, selon une source proche du dossier, Club Med, CDG développement et Orascom ont déjà en commun sur les rails un projet hôtelier pour la seconde phase de la station.
Pour ce qui est de la première phase, sur 500 hectares et dont les travaux avancent à grands pas, elle sera entièrement livrée en 2015. Sauf changement de calendrier de dernière minute, le premier hôtel des cinq prévus ouvrira ses portes au plus tard début 2013. A terme, autour de la marina de 100 anneaux dont les travaux sont en phase d’achèvement, la première phase du projet Oued Chbika livrera une capacité de 2.500 chambres et 1.851 unités résidentielles (appartements, riads et villas).
B.T.

                                                                                                                                           

 

«Le test-marché se révèle positif»
Samih Sawiri, PDG d’Orascom Développement

 

- L’Economiste: Vous venez d’organiser un road show le week-end dernier à Oued Chbika. Où en est le projet?
- Samih Sawiri: Pour la première fois, je peux vous affirmer que nous sommes en plein dans les travaux. C’est irréversible. Toute la maîtrise foncière a été apurée. Les fondements des premiers bâtiments sortiront de terre dans quelques jours et le premier hôtel sera livré fin 2013. Par ailleurs, nous sommes en discussions avancées qui devraient aboutir sous peu à des confirmations de réservation avec plusieurs grands opérateurs et gestionnaires d’hôtels, notamment l’américain Sonesta, les espagnols Barcelo et Sol Melia et le groupe marocain Atlas Hospitality.

- Pourtant peu de gens donnent encore du crédit à ce projet
- C’est peut-être normal, parce que les opinions publiques ne cherchent pas à savoir pourquoi l’Etat se donne beaucoup de temps pour délivrer les permis de construire. Il nous a fallu trois ans de démarches pour avoir toutes les autorisations. Il faut dire aussi qu’au moment de signer la convention en 2007, le projet Oued Chbika ne faisait pas partie du plan Azur, donc il n’avait bénéficié d’aucun aménagement en amont.

- Est-ce que la crise est aujourd’hui digérée?
- Au regard du rythme de commercialisation, je peux dire que la crise est bien derrière nous. Vu sous cet angle aussi, compte tenu de l’environnement sociopolitique de la sous-région, le projet se révèle être un produit très attractif. On a eu beaucoup de promesses fermes de réservation, sans jamais encore mener campagne. Les résultats du test-marché nous rassurent quant à l’avenir commercial du projet et le type de profil de la clientèle qui sera composée de beaucoup de Marocains. De toute évidence, nous ne sommes pas ici pour un coup, mais pour un long bail.

Propos recueillis par Bachir THIAM

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