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Stress: Comment éviter la surchauffe

Par L'Economiste | Edition N°:3543 Le 02/06/2011 | Partager
Nos neurones parlent… écoutons-les!
«Relativiser» pour améliorer les performances et conserver le plaisir de travailler

Performances et bien-être sont-ils compatibles en entreprise? Les neurosciences affirment que oui, pour peu qu’on écoute ce que raconte nos neurones. L’Institut de neurocognitivisme (INC) a fait de l’analyse des comportements humains et organisations son domaine de prédilection. Créé en 2007 à Bruxelles, l’Institut est présent actuellement dans 5 pays dont le Maroc. Il a développé une nouvelle vision du neuromanagement qui se base sur l’étude des sciences psychologiques et comportementales. Une vision présentée la semaine dernière dans le cadre d’un séminaire à la Chambre de commerce belgo-luxembourgoise de Casablanca. Pour les experts de l’Institut, il nous est possible de lier plaisir au travail pour peu qu’on connaisse comment fonctionne notre cerveau. C’est donc une approche scientifique que propose le Neuromanagement de l’INC pour remédier à ce qui passe pour une épidémie chez les cadres.
La démarche d’INC trouve son origine dans une analyse approfondie du fonctionnement du cerveau humain. L’objectif étant de comprendre le fonctionnement des territoires cérébraux à l’origine de nos comportements et décisions. Globalement, on peut parler de deux modes mentaux: le mode automatique et le mode préfrontal. Le premier regroupe trois parties du cerveau, responsables notamment des réactions de survie, de la gestion de la peur, des rapports de force, des émotions, des expériences… «Ce mode prend les décisions et réagit en fonction lorsque la personne est confrontée à une action perçue comme routinière et normale… d’où l’appellation automatique», explique Chantal Vander Vorst, DG de l’INC. Le second mode «le préfrontal», appelé ainsi en raison de son emplacement cérébral, est pour sa part le siège de la créativité, de l’intelligence, de l’adaptation et de l’innovation.
Dans la réalité, un manager qui gèrerait son entreprise en utilisant ses capacités préfrontales et en stimulant celles de ses employés serait à même de déléguer plus de compétences pour plus d’autonomie, plus d’innovation et plus de flexibilité. Selon l’expert, pour réussir le pari, il faut agir sur trois dimensions distinctes mais complémentaires: le niveau individuel, relationnel et enfin organisationnel. Au premier niveau, il est important que chaque individu apprenne à gérer son stress en s’habituant à passer aisément du mode automatique au mode préfrontal. Cette transition permettrait non seulement de transformer des situations a priori routinières en des sources d’innovation et de créativité, mais aussi et surtout d’éviter le recours aux territoires automatiques à l’origine des réactions stressantes.
L’étude de l’Institut de neurocongnitivisme fait ressortir que le stress vécu au niveau managérial est dû en premier lieu à des rapports de force tendus, au manque de communication managérial, de confiance et à la mauvaise foi. Toutes des situations enclenchant le mode automatique et, par conséquent, le stress. Ici aussi, l’astuce consiste à activer le mode préfrontal pour gérer avec plus de recul les situations dans le cadre des rapports avec d’autres personnes.
Partant de ces deux niveaux, la méthode INC consiste à considérer un organe décisionnel donné comme un être vivant dont le fonctionnement obéit aux mêmes règles que l’être humain. Sur ce niveau, recourir au mode préfrontal devrait en l’occurrence permettre d’éviter la mauvaise circulation de l’information, d’éviter les incohérences entre pouvoir et responsabilité et entre le travail quotidien et le vrai cœur de fonction. «Au final, les trois niveaux se complètent et le résultat permettrait d’améliorer sensiblement les performances tout en améliorant la gestion du stress et le bien-être», conclut Miguel de Clerk, formateur et consultant à l’INC.
Ayoub NAÏM

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