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Economie

Reconversion de la CAT: Le niet des assureurs

Par L'Economiste | Edition N°:1944 Le 25/01/2005 | Partager

. La direction des assurances propose de la rendre généraliste. La solution urge car les conditions d’exercice se corsent avec les ALEQuel sort réserver à la compagnie d’assurance des transports (CAT)? Une affaire qui croule sous un déficit avoisinant les 700 millions de DH. L’Etat a volé à son secours en la faisant bénéficier d’un plan de redressement qui prévoit l’injection de fonds et des augmentations successives des primes d’assurance d’ici 2007. Mais la structure n’arrive toujours pas à sortir la tête de l’eau et nombre d’observateurs craignent qu’elle ne disparaisse. D’ailleurs, les conclusions des autorités de tutelle offrent deux solutions actuellement: soit la rendre généraliste, soit la dissoudre. La question a été à nouveau soulevée lors du conseil consultatif des assurances, réuni le jeudi 19 janvier, et qui a regroupé Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, Thami El Barki, directeur des Assurances et de la prévoyance sociale, des représentants de la Fédération des compagnies d’assurances (FMSAR) et celle des agents et courtiers en assurance (FNACAM). Thami El Barki a soumis derechef aux assureurs sa proposition de transformer la CAT en une compagnie d’assurance généraliste. Un projet auquel tient la DAPS depuis quelques années pour garantir la réussite du plan de redressement, mais qui se heurte à la résistance des assureurs actionnaires.Il y a urgence, car dans une ou deux années il sera encore plus douloureux de conduire ce changement après l’ouverture progressive du marché local. Des compagnies beaucoup plus bénéficiaires et structurées que la CAT craignent les conséquences de l’ALE avec les USA. Leurs représentants l’ont rappelé au ministre des Finances lors de cette réunion, déplorant le fait que les compagnies n’ont pas été associées aux négociations de cet accord qui mettra à mal les acquis du secteur. En réponse, l’argentier du pays a demandé à la DAPS de réaliser une étude qui reprend les propositions des professionnels pour sauver les meubles. Mais le problème serait qu’il n’y a pas grand-chose à sauver dans le cadre de l’ALE qui a déjà été adopté par le Parlement.Globalement, les dispositions de cet accord dans l’assurance donnent aux sociétés américaines le droit d’établir des filiales et des joint-ventures en participation au Maroc. L’Etat s’octroie la prérogative de contrôle, sachant que la part des Américains ne peut être supérieure à 51%. En outre, les compagnies d’assurance auront le droit d’établir des branches, après une période transitoire de quatre ans suivant l’entrée en vigueur de l’accord, pour fournir plus de services en assurance. Une clause leur permet même de fournir des services d’assurance à distance.L’accord permet à ces sociétés d’étendre leur activité au-delà des frontières, pour la réassurance et le courtage en réassurance, après une période transitoire de deux ans, pour tout ce qui concerne l’aviation, le maritime et les transports.Toujours en faveur des sociétés américaines, le Maroc éliminera certaines cessions obligatoires de réassurance (les compagnies cèdent actuellement 10% de leur prime de réassurance à la SCR) et introduira de nouveaux produits. Selon des professionnels, les pratiques dans le secteur local est à des années lumière du marché américain. S’ajoute à cela la capacité financière des majors US. C’est pourquoi la profession tient à ce que “les termes de l’accord soient verrouillés par les décrets d’application”.


Libéralisation des prix: Unanimité pour le timing

Autre grand dossier qui a focalisé les débats lors de la réunion du CCA, la libéralisation des tarifs d’assurance dès juin 2006. Le ministre des Finances a demandé aux assureurs de s’y préparer sérieusement pour bien réussir la transition. La profession n’a pas demandé de report de l’échéance et s’est dit engagée dans les projets d’organisation nécessaires pour être au rendez-vous. Une réforme très attendue par le marché, car elle favorisera le libre jeu de concurrence à même d’accélérer la baisse des prix.Bouchaïb EL YAFI

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