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Economie

Pauvreté
Vite! Une réforme efficace et offensive

Par L'Economiste | Edition N°:1944 Le 25/01/2005 | Partager

. Plus d’informations sur la pauvreté. Les pauvres ruraux toujours vulnérablesQue l’on ne s’y trompe pas. Le Maroc cherche encore son chemin. La pauvreté est sortie des tabous des années 80. La décennie suivante a vu le déploiement de programmes de lutte peu efficaces: les taux de pauvreté se sont accrus, avant de reculer ces dernières années. BAJ (premier programme social 1996) a concentré son budget de la Promotion nationale sur des zones non pauvres urbaines. Et derrière, il y a surtout la mauvaise gouvernance qui fabrique la pauvreté. Mais cela est un autre tabou qu’il vaut mieux ne pas trop répéter. La pauvreté est toutefois mieux mesurée, mais ne donne pas encore de vision réelle et globale de la pauvreté, explique la Banque Mondiale dans son dernier rapport(1). Après trois années de forte croissance, la pauvreté aurait diminué à environ 15% en 2003. Mais les experts ne s’avancent pas trop. Il s’agit de projections.L’appui au plus haut sommet de l’Etat n’aura pas non plus suffi pour révolutionner le plan de lutte contre la pauvreté. Et c’est bien dont a besoin le Maroc. Une révolution, dans son approche, annoncée plus tard par un nouveau «programme social de proximité» (PSP), l’établissement d’une carte de la pauvreté communale, la nomination d’un Harouchi à la tête du Développement social, et la concentration sur l’ensemble des besoins des populations cibles. L’offensive devrait commencer en 2005. Le plus grand défi sera de coordonner les actions de l’armada de départements concernés. Accompagner les populations qui seront affectées de la libéralisation de l’agriculture est une urgence. Mais même dans le meilleur scénario, la Banque Mondiale est sans appel: les plus pauvres des ruraux subiront de plein fouet la réforme. Ce scénario idéal serait d’avoir déjà une réforme agraire et rurale claire, et offensive. Cela n’a pas l’air d’être encore le cas. Car, même après l’injonction royale (discours du Trône 2004) de voir sur pied une nouvelle politique agricole, le département du développement rural s’est contenté de reprendre la «stratégie du développement rural 2020», qui existait bien avant ce gouvernement, qui a donné la gabegie, et la déperdition des objectifs en cours de route (voir www.leconomiste.com). Belles promesses pour nos petits agriculteurs!Mouna KADIRI-----------------------------------(1) Rapport sur la pauvreté: comprendre les dimensions géographiques de la pauvreté pour en améliorer l’appréhension à travers les politiques publiques, septembre 2004, 28223-MOR

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