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Affaires

Marché des changes
Les opérations d’option démarreront avec les banques prêtes

Par L'Economiste | Edition N°:1770 Le 18/05/2004 | Partager

. Les agréments seront délivrés au cas par cas. Les entreprises devront se doter d’un gestionnaire de risqueLes entreprises sauront-elles profiter de la libéralisation totale du marché des changes pour mieux gérer leur risque? Dans l’immédiat, ce n’est pas acquis car cela suppose un véritable changement de culture. Pour financer leur développement, elles devront abandonner l’approche purement comptable et opter pour une stratégie de planification des risques. Pour l’instant, sur le terrain, la plupart des trésoriers couvrent le risque, transaction par transaction, et se contentent d’évaluer la perte éventuelle de chaque opération commerciale. “Une telle démarche ne permet pas une gestion dynamique. De plus, elle constitue une contrainte ingérable pour les banques car les dates d’échéance ne peuvent être connues avec exactitude”, fait remarquer Eric Aouani, directeur général adjoint de BMCE Capital lors de la conférence organisée par l’Association marocaine des trésoriers d’entreprise (AMTE) sur la stratégie de gestion du risque financier.La dernière circulaire diffusée par Bank Al-Maghrib en début d’année ouvre la voie à la couverture du risque sur les matières premières. Ce qui est censé marquer un nouveau tournant dans le processus de libéralisation. A préciser que plusieurs sociétés, dont l’activité est tributaire des commodities comme le propane, les métaux ou les céréales, sont déjà familiarisées avec cet instrument de couverture contre les fluctuations des cours.Le lancement des options attendu dans les prochaines semaines constitue une avancée supplémentaire dans la diversification des instruments financiers. Reste à savoir si la demande de la clientèle va suivre.Cette nouvelle étape peut constituer une aubaine pour peu que les entreprises déploient un effort de planification des couvertures de leurs risques de marché. “Cela nécessite au préalable une transformation de la fonction du trésorier en gestionnaire de risque (risk manager)”, souligne Mohamed El Hajjouji, président de l’AMTE.Par ailleurs, l’utilisation des instruments financiers suppose une stricte séparation des métiers au sein de l’entreprise, c’est-à-dire une distinction entre opérations physiques et opérations financières. Cette séparation permet d’éviter la compensation d’un achat physique par une position spéculative et d’uniformiser la gestion des risques de marché. “L’entreprise est, de ce fait, tenue d’adopter une vision analytique et effectuer des choix de couvertures des risques en tenant compte de la corrélation entre les différents compartiments (matières premières, devises, taux)”,  ajoute le DGA de BMCE Capital.Enfin, l’entreprise doit être en mesure de gérer sa position dans le temps indépendamment des échéances commerciales et de calculer les gains et pertes latentes à chaque instant. Pour plus d’efficacité, elle affectera un interlocuteur unique apte à tisser une relation de partenariat avec la banque. De son côté, la banque doit veiller à la séparation entre les marchés cash et celui des instruments financiers. “Sur le premier, les prix sont aujourd’hui quasiment identiques d’un établissement à l’autre. Sur le second, c’est l’innovation qui prime. La compétition se jouera au niveau de la valeur ajoutée apportée au moment du montage financier, plus que sur le prix ”, relève Eric Aouani. Sur le plan de l’organisation interne, la banque commerciale restera une banque de flux et la banque d’affaires, une banque de conseil et de marchés, dont la mission est de consolider et redistribuer les risques. “Si cette approche présente bon nombre d’avantages pour les banques, elle reste lourde pour les entreprises car elle requiert un effort de planification des couvertures de risques de marché et une maîtrise des concepts”, reconnaît Eric Aouani. Mais en contrepartie, la fonction de trésorerie ne se limitera plus au traitement des opérations du back–office. Elle peut désormais devenir une source de création de valeur.


L’option de change est une assurance

Les instruments financiers se décomposent en deux catégories: d’un côté, les instruments fermes (termes classiques, futures, swaps) et de l’autre, les instruments optionnels. Ces instruments de couverture présentent les mêmes caractéristiques quel que soit le marché sous-jacent.Jusqu’en 2003, seuls les instruments fermes existaient au Maroc. Depuis le 15 janvier 2004, Bank Al-Maghrib a introduit la possibilité d’intervenir sur les marchés organisés de matières premières. La prochaine étape ouvrira la voie aux options. Le choix d’un instrument de couverture tient compte de plusieurs paramètres: le degré d’anticipation, la position commerciale de l’entreprise sur son segment de marché, le niveau de marge brute opérationnelle, la maîtrise des flux et de l’échéancier et la capacité à mobiliser des lignes de crédit par signature.Mais, le recours à une opération de change à terme ou de change au comptant suppose une anticipation dans un sens ou dans l’autre. Elle peut donc générer un gain ou un manque à gagner. En revanche, les options sont de véritables instruments de couverture. Ce qui explique qu’elles ont un coût et qu’elles nécessitent l’abandon d’une partie de la marge. “Mais l’utilisation des options réduit l’aléatoire et, statistiquement, on a plus de chance de se retrouver gagnant grâce à une gestion dynamique d’options”. Une option se comporte comme une “assurance”. En cas d’évolution défavorable du cours, l’entreprise est protégée tout en profitant pleinement d’une variation favorable.L’importateur achète une option d’achat et l’exportateur, une option de vente. Une option se caractérise par un prix d’exercice, une maturité, un sous-jacent et une prime à payer d’avance. Cette prime est calculée à partir d’une formule mathématique qui intègre un certain nombre de paramètres, notamment la volatilité. 


Deux établissements en pole position

Dernière ligne droite avant le lancement du marché des options. Après plus de douze mois de report, ce compartiment marquera l’ouverture complète du marché des changes. Aucune date officielle de la diffusion de la circulaire n’est avancée par Bank Al-Maghrib. Cependant, le projet de texte sera soumis au GPBM avant la fin de ce mois. Il faudra ensuite recueillir le feu vert de l’Office des changes et de la direction du Trésor. Au début de l’année, la banque centrale tablait sur le mois d’avril pour étendre les opérations de couverture aux devises (www.leconomiste.com). Mais les banques n’ont pas toutes répondu à l’appel à temps, en se dotant des ressources matérielles et humaines requises et d’un système de contrôle interne adéquat. A préciser d’ailleurs qu’elles ne sont nullement tenues de s’y conformer si cette activité ne cadre pas avec leur stratégie commerciale. Aussi, a-t-il été décidé, en accord avec le GPBM, d’opter pour un système d’agrément des banques au cas par cas. Deux grandes banques de la place seraient en pole position. «La dernière circulaire diffusée par Bank Al-Maghrib en début d’année ouvre la voie à la couverture du risque sur les matières premières. Ce qui est censé marquer un nouveau tournant dans le processus de libéralisation«Mouna KABLY

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