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Le CCG menacé par un différend saoudo-bahreïni

Par L'Economiste | Edition N°:1926 Le 28/12/2004 | Partager

Un différend entre Riyad et Manama sur un accord de libre-échange américano-bahreïni a pesé sur les travaux du sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et risque de saper les efforts pour une intégration économique des pays membres, estiment le 23 décembre des analystes. Le sommet, boycotté par le prince héritier saoudien Abdallah ben Abdel Aziz, qui a délégué son ministre de la Défense Sultan ben Abdel Aziz, s’est achevé le 21 décembre à Manama sans trancher ce différend, ce qui jette des doutes sur la capacité de ces pays à réaliser des accords économiques. Ces pays (Arabie saoudite, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn et Oman) ont lancé en 2003 une union douanière, une mesure qui devrait être suivie en principe par l’établissement d’une union monétaire en 2005, d’un marché commun en 2007 et d’une monnaie unique vers le début de 2010. Contrairement aux précédents sommets, le communiqué final de la réunion de Manama a soigneusement évité toute référence au marché commun et à la monnaie unique envisagés. Le communiqué a également évité d’évoquer l’intention de ce groupe régional de lever les diverses entraves devant l’établissement d’une union douanière, pourtant lancée depuis deux ans. “Je pense que beaucoup de décisions économiques importantes sont en danger, que l’intégration économique du CCG est elle aussi en danger et que le projet économique du CCG est confronté à de graves défis”, estime Hajjaj Boukhdour, un économiste koweïtien. “Le principal problème est que les pays du CCG ne veulent pas faire de concession sur la moindre part de leur souveraineté, ce qui est pourtant essentiel pour l’intégration” économique, ajoute Boukhdour . La plupart des pays du CCG sont en train de négocier des accords de libre-échange avec les Etats-Unis, à l’instar de celui conclu par Bahreïn en septembre et qui a profondément irrité l’Arabie saoudite, qui y voit une entrave à l’action collective du CCG et aux projets d’intégration économique du groupe. Avant le lancement de l’union douanière en janvier 2003, les pays du CCG avaient accepté de retarder de trois ans l’application de certaines dispositions de l’union, en attendant de trouver des solutions à certains problèmes d’ordre politique et logistique. En principe, les produits manufacturés dans les six pays devaient être échangés dès 2003 sans taxes, mais le CCG avait décidé, dans un premier temps, de ne pas appliquer cette disposition aux produits bénéficiant d’une protection douanière. Ils avaient décidé de se partager provisoirement les 5% des droits de douane sur les produits importés en attendant de négocier la part de chacun. Ils avaient également élaboré une formule temporaire contre le dumping (la vente de produits à un prix inférieur à leur valeur) en attendant de concilier des intérêts contradictoires en la matière. Synthèse L’Economiste

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