×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    La transplantation rénale à développer d’urgence!

    Par L'Economiste | Edition N°:1784 Le 07/06/2004 | Partager

    . Les personnes atteintes d’insuffisance doivent avoir le choix du traitement. Cela n’est possible qu’avec un accès plus aisé à la greffeLes maladies rénales sont en train de devenir un problème de santé publique. A différents stades de gravité, ces maladies peuvent passer d’une simple crise à un vrai handicap. C’est le cas pour l’IRC, l’insuffisance rénale chronique, une pathologie qui prend de l’importance au Maroc. Le Dr Amal Bourquia, néphrologue, donne des chiffres dans son nouvel ouvrage “Plaidoyer pour la transplantation rénale au Maroc”. En 1986, le Maroc comptait 370 hémodialysés. En 1990, ils sont devenus 690 et en 2001, 1.500. Leur nombre dépasserait actuellement les 3.500 malades. L’augmentation du nombre des dialysés est due à une prise en charge tardive et défaillante, explique Bourquia. Vu l’ampleur que cette maladie est en train de prendre, un développement dans la thérapie s’impose. C’est dans ce but que Dr Amal Bourquia a écrit son livre. “Si j’ai écrit ce bouquin, c’est pour porter le problème de la transplantation sur la place publique”, dit-elle. Il est inconcevable que l’on continue à ouvrir des centres de dialyse alors que l’option de la transplantation a fait ses preuves”, s’insurge Dr Bourquia. Surtout que cette thérapie offre des chances d’une meilleure qualité de vie. Mais beaucoup d’embûches entravent l’adoption rapide et facile de la transplantation. D’abord le matériel. La transplantation rénale nécessite, selon Dr Bourquia, toute une organisation et un personnel formé et qualifié. Une enquête d’évaluation des connaissances en ce domaine avait été menée en 2000 auprès des étudiants de médecine de 1re et 5e années. Ces étudiants se considèrent peu informés sur le don d’organe et souhaitent disposer d’une formation spécifique au cours de leur cursus universitaire. Ensuite, vient l’aspect psychologique et social. Selon Dr Bourquia, il est difficile de convaincre des parents de faire don du rein d’un proche, mort cérébralement, pour sauver une autre vie. Surtout dans le monde arabe où la notion de l’intégrité du corps du mort est à la limite du sacré. Le Maroc a tout à gagner en réalisant une politique sanitaire permettant aux patients d’accéder plus facilement à la transplantation. Cette technique s’impose comme une alternative thérapeutique efficace.


    Certains symptômes

    Toute maladie des reins peut mener à une insuffisance rénale. Pour éviter cela, il faut se soumettre à un suivi continu. Car le dysfonctionnement, ou le déséquilibre, peut survenir à tout moment. Selon Dr Bourquia, il existe certains symptômes qui doivent alerter la personne. Des enflements au niveau des yeux ou des pieds, des modifications des urines, présence de sang, des douleurs dans le bas du dos, une hypertension... pour ne citer que cela. Pour les diabétiques et les personnes ayant des antécédents d’insuffisance dans la famille, le suivi doit être plus rigoureux. D’autant que ce sont des maladies sournoises. Plus tôt elles sont détectées, mieux elles sont soignées.Houda BENBOUYA

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc