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    Affaires

    Fin du bras de fer RAM/pilotes

    Par L'Economiste | Edition N°:1784 Le 07/06/2004 | Partager

    . La compagnie réintègre les six pilotes licenciés. Pour la question des statuts, les deux parties se sont mises d’accord sur un échéancierLe bras de fer entre les représentants du Personnel navigant technique (PNT) et la direction de la RAM a pris fin samedi 5 juin suite à une réunion marathon qui a rassemblé les directeurs généraux adjoints de la compagnie avec les représentants du PNT. Réunion lors de laquelle les deux parties ont étudié les points de divergence technique à l’origine du conflit. Résultat de la course, la réintégration des 6 pilotes licenciés par la compagnie, principale revendication des grévistes (cf. www.leconomiste.com). “Il était d’ailleurs prévu que ces derniers assurent les premiers vols de la journée du dimanche”, souligne un membre de l’AMPL.L’accord, qui “tient compte des contraintes de chacune des deux parties”, stipule aussi la mise en place de statuts pour les pilotes.A l’origine du malaise, une recrudescence d’incidents qui a mené à des sanctions hors cadre légale. “Une de nos principales revendications consiste à la mise en place d’un cadre légale et réglementaire qui régisse ce genre de situation”, expliquent les représentants de l’AMPL. “Cela fait 42 ans que nous demandons un statut qui réglemente la corporation”, précisent-ils. Un échéancier a été établi pour la mise en place de ce cadre réglementaire. L’accord stipule aussi l’accélération de la formation des pilotes stagiaires en vue de leur intégration. Rappelons que ces pilotes issus de différentes promotions (dont la première a entamé sa formation à l’Ecole nationale des pilotes de ligne en septembre 1991) n’avaient aucune vision pour leur avenir professionnel “puisque la RAM ne s’engageait sur rien et pouvait les congédier à tout moment”, soulignent-ils. Rappelons que la grève observée par le PNT depuis le jeudi 27 mai dernier a coûté à la compagnie plus de 1,5 million de DH quotidiennement. “Ce montant tient compte des affrètements d’appareils, de la prise en charge des passagers et des pertes de chiffres liées aux charges opérationnelles”, est-il noté dans un communiqué de la RAM. “Ces pertes financières ne sont pas significatives par rapport au chiffre d’affaires de la compagnie, l’impact sur l’image, sur la qualité du service et les désagréments causés à la clientèle sont plus importants”. Le tourisme a été aussi durement touché par ce mouvement. D’ailleurs, les professionnels à Marrakech et Agadir n’ont pas hésité à le dénoncer, exprimant leur profonde inquiétude quant à la chute des arrivées enregistrées dans les deux villes. Des responsables du tourisme à Agadir ont même déclaré que les pertes subies s’élèvent à 10 millions de DH et 7.000 nuitées perdues.


    Revendications

    Outre la réintégration des pilotes licenciés, les grévistes demandaient aussi l’élaboration du statut PNT conformément à la législation marocaine en vigueur. Mais aussi la confirmation des pilotes de ligne stagiaires. “Le lâcher des promotions 22-5, 23-1 était prévu avant mars 2003, celui des promotions 23-2, avant juillet 2003 et 24 avant octobre 2003”, rappellent les membres de l’AMPL selon le Protocole d’accord du 31 juillet 2001 et engagement RAM par PV du 11 avril 2002. L’établissement d’un comité de retour d’expérience indépendant de la direction pour assurer un maximum de sécurité des vols figure aussi dans la liste des revendications. “Nous voulons aussi que le traitement des incidents et accidents ainsi que toute sanction disciplinaire respectent dans la forme et dans le fond le texte de loi en vigueur, tel que rappelé dans la lettre n° réf. 146 PDG du 02 septembre 1994 et dans la jurisprudence du tribunal de Casa-Anfa, arrêt 264 du 29 janvier 1992”, ajoutent-ils. Fédoua TOUNASSI

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