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Affaires

Fabrication d’explosifs à usage civil
Un investissement bloqué depuis deux ans et demi

Par L'Economiste | Edition N°:1936 Le 12/01/2005 | Partager

. Des Espagnols se voient refuser l’autorisation d’implanter une unité . Un rejet non justifié, selon leur partenaire marocain. Le projet, de 200 millions de DH, devait générer 200 emploisPlusieurs efforts ont été consentis par les gouvernements successifs pour faciliter la tâche aux investisseurs. Carottes fiscales, procédures administratives allégées, et la liste est longue. Mais tous les projets ne reçoivent pas le même accueil, poussant au désespoir leurs porteurs. C’est notamment le cas de Mohamed Bennani dont le projet est bloqué, dit-il, depuis plus de deux ans par le ministère de l’Energie. Bennani, qui a travaillé pendant 12 ans dans une société de fabrication d’explosifs, a démissionné pour se mettre à son compte. Des contacts ont été pris avec une société espagnole spécialisée dans la fabrication d’explosifs à usage civil (miniers, carrières, génies civils…), Union espagnole explosifs (UEE), pour un partenariat. “Nous prévoyions l’ouverture d’une filiale d’abord et par la suite l’implantation d’une unité de production”, explique Bennani. Il s’agirait, selon lui, d’un investissement de 200 millions de DH avec la création de près de 200 emplois. La filiale, UEE Maroc SARL, a été constituée depuis plus d’un an et des contacts “fructueux” ont été entamés. Une demande a été adressée à la commission chargée de l’octroi des autorisations en matière de production d’explosifs. Quelle n’a pas été la surprise de l’investisseur en voyant sa demande rejetée par le ministère de tutelle. “J’ai reçu un avis défavorable sans aucune argumentation”, déplore l’investisseur en brandissant la lettre de refus du ministère de l’Energie. Bennani a réitéré sa demande mais sans succès. Idem au niveau de la commission de recours des investissements présidée par le Premier ministre. “Je veux juste savoir ce qui justifie ce refus”, explique Bennani. “Après deux ans et demi de tractations, les Espagnols, lassés, veulent se retirer”, affirme-t-il. Contactés par L’Economiste, les responsables du ministère de l’Energie n’ont pas souhaité réagir.“Je présume qu’il a dû y avoir des pressions de la part des sociétés déjà présentes sur le marché”, commente cet investisseur malheureux. “Elles se partagent le gâteau et ne veulent sûrement pas de concurrents”. La société espagnole comptait pourtant introduire une technologie plus sécurisante, souligne Bennani. “Des centaines de kilos d’explosifs circulent dans le pays sans aucune mesure de sécurité”, avance-t-il. Le produit fabriqué par UEE avait l’avantage de n’exploser qu’une fois sur place.


Poudrières en pleine agglomération?

LE terrain choisi par les Espagnols pour réaliser l’investissement se trouve dans les environs de Khouribga, loin de toute agglomération. Ce qui n’est pas le cas des usines déjà implantées.  “Quatre usines qui fabriquent toutes sortes d’explosifs sont situées dans les communes de Sidi Hajjaj et de Tit Mellil, à Casablanca. Elles se trouvent toutes en plein périmètre urbain”, souligne Bennani. Selon lui, elles ont été sommées par les autorités de déménager depuis près de 15 ans…Une action est en cours avec le ministère de l’Environnement et la wilaya de Casablanca pour trouver une solution à ce problème, est-il indiqué du côté des autorités locales. Les responsables des sociétés se défendent de telles accusations, arguant que la fabrication ainsi que la distribution de ces produits se font selon la réglementation et les normes de sécurité en vigueur, sous haute surveillance des services de la Gendarmerie royale, de la Police ainsi que des Caïdats.Fédoua TOUNASSI

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