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    Economie

    Exportations d’agrumes: Le retard rattrapé

    Par L'Economiste | Edition N°:1909 Le 03/12/2004 | Partager

    . Malgré une campagne tardive, l’export s’améliore en 15 jours. A fin novembre, 80.000 tonnes expédiées, dont 98% de clémentinesIL a suffi d’une quinzaine de jours pour rattraper le retard des exportations agrumicoles enregistré en début de campagne. Cette dernière avait accusé un retard d’une semaine qui a eu de l’impact sur les volumes exportés. Du coup, à fin octobre, les producteurs étaient confrontés à un problème de calibre pour les variétés dites précoces (clémentine notamment), surtout dans le Souss. “Un phénomène dû au climat chaud et sec qui a caractérisé les mois de septembre et octobre”, explique Ahmed Darrab, secrétaire général de l’Association des producteurs d’agrumes (Aspam). D’autant plus que cette région a connu peu de précipitations entre fin octobre et mi-novembre, soit 10 à 18 mm. Par contre, Berkane (l’Oriental) avait enregistré 50 à 55 mm et le Gharb 90 à 130 mm. Ce qui a retardé l’évolution normale de certaines variétés à fin octobre. Aujourd’hui, les professionnels se réjouissent d’avoir comblé le gap. De l’avis de l’Aspam, les exportateurs ont mis le paquet les deux dernières semaines. Des dispositions ont été prises pour traiter les produits contre les essaims de criquets pèlerins dans les vergers. De même que l’EACCE et les professionnels ont accentué le contrôle des pesticides dans les vergers, les stations de conditionnement et les ports. Résultat, “à fin novembre, nous avons enregistré 80.000 tonnes contre 76.000 lors de la campagne précédente”, assure Ahmed Darrab. A elle seule, la variété Clémentine totalise 79.000 tonnes, soit 98% des exportations. En dépit de ce fort tonnage, les producteurs ont révisé à la baisse des exportations de la clémentine, soit 10% de moins que les prévisions et ce, compte tenu du calibre qui ne s’est pas amélioré. Jusque-là, à elle seule, la clémentine constitue 80 à 85% des exportations de l’Oriental. Autre fruit dont le démarrage de la production est en cours et qui pourrait booster les exportations, la Navel. Outre l’export, cette variété est très demandée sur le marché local, souligne Darrab. Selon lui, ces cinq dernières années, une forte concurrence s’est installée entre les deux marchés. La nouveauté, c’est que récemment, plusieurs exportateurs préfèrent le marché local, car “il est plus rémunérateur et permet de disposer de liquidités immédiates”, explique un professionnel. C’est grâce aux précipitations généralisées qui ont adouci la température depuis fin octobre et durant le mois de novembre que les exportations ont repris du poil de la bête. Selon l’Aspam, les pluies de ces derniers jours ne peuvent être que bénéfiques pour la filière. Elles permettent de renflouer les nappes d’eau, d’améliorer la coloration des fruits, tout en agissant sur l’acidité et le taux de sucre. Elles ont même permis d’améliorer le calibre. “Davantage de pluies ne peut être que bénéfique pour les variétés qui arrivent, notamment les demi-saison”, souligne-t-on à l’Aspam. En revanche, plus de pluies risque de gêner la cueillette. “Avec la glaise des champs boueux, les ouvriers ne peuvent accéder aux arbres”, souligne un professionnel. Mis à part les agrumes, les exportations de primeurs sont encore dans une tendance baissière. Au 25 novembre dernier, le ministère de l’Agriculture parle d’une baisse de 21%, soit 53.000 tonnes exportées contre 67.000 à la même période de l’année dernière. Ce recul, qui concerne particulièrement la tomate, est attribué essentiellement aux effets de la chaleur des mois de septembre et octobre. Toujours au 25 novembre, les exportations de tomate ont atteint 29.500 tonnes, contre 44.400 à la même période en 2003, soit une baisse de 33,5%. Les professionnels pensent pouvoir se rattraper, avec notamment la production des plantations tardives.❏


    L’impact des criquets

    Contrairement à ce que l’on croit, “les criquets pèlerins n’attaquent pas les fruits”, rappelle l’Aspam. Les essaims prennent d’assaut plutôt les feuilles et les troncs d’arbres fruitiers. Ce qui est plus grave, explique un professionnel, car ils peuvent décimer les arbres puisqu’ils les dénudent et les effeuillent. C’est ce qui risque de se produire dans l’Oriental, se désole un producteur. Valeur aujourd’hui, “la situation est maîtrisée et il n’y a pas de dégâts notoires dans cette région”, souligne Darrab. Ce n’est pas le cas dans le Souss où des feuilles, de jeunes plants et pépinières ont été touchés. D’autres cultures ont été même décimées, notamment dans le couvert végétal et les légumes. Mais les serres ont été épargnées.Amin RBOUB

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