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    Economie

    Casablanca: La mairie adjuge le marché de l’insuline

    Par L'Economiste | Edition N°:2077 Le 02/08/2005 | Partager

    . Elle a réalisé une économie de 5 millions de DH sur les prévisions . Le marché attend l’approbation du wali LA ville de Casablanca vient d’adjuger le marché de l’insuline. Ce dernier est composé plus précisément de 9 lots. Lesquels sont constitués d’une part de l’insuline et d’autre part des antidiabétiques oraux. La ville a consacré près de 10 millions de DH pour l’achat de ces médicaments antidiabétiques. Ce montant est en deçà de ce qui a été prévu, à savoir 15 millions de DH. En effet, les calculs sur la base des opérations précédentes estimaient le coût de l’opération à 15 millions de DH. “Il est prévu que les 5 millions restant seront exploités pour lancer un second marché du même type. Les arrondissements seront ainsi mieux servis pour affronter les besoins des diabétiques pris en charge”, affirme un responsable à la mairie. “Cette fois-ci, tout le processus qui mène de l’appel d’offres à l’adjudication était bien instruit. Pour preuve, la ville a pu avoir de l’insuline à 48,50 DH le flacon”, indique un élu au Conseil de la ville. Et d’ajouter, “le dossier a été traité dans une transparence totale. D’ailleurs, c’est le président lui-même qui a présidé la séance de l’ouverture des plis et qui a veillé au bon déroulement de l’opération”, explique Mohamed Bourrahim, membre du bureau à la commune urbaine de Casablanca. De l’insuline à 48,50 DH, une première dans la métropole. Rien qu’au dernier marché qui remonte au mois d’août 2004, la ville a payé le flacon d’insuline à 65 DH. Il faut rappeler que l’appel d’offres a été lancé en avril de l’année en cours. Deux mois après, précisément le 29 juin, les offres administratives, techniques et financières ont été instruites. Plusieurs entreprises étaient en lice. Mais seuls 5 laboratoires restaient en course après l’instruction des dossiers. Il s’agit en l’occurrence de Sothema, Laprophan, Aventis Pharma, Servier Maroc et UGP (Union Générale Maroc). Les sociétés Sothema et Laprophan ont remporté les lots de l’insuline et les autres laboratoires ont décroché les lots consacrés aux antidiabétiques oraux.Selon un responsable au Bureau municipal d’hygiène (BMH), “en général, dans les appels d’offres concernant les marchés relatifs aux médicaments, la dénomination commerciale n’est pas mentionnée. C’est pour faire jouer la concurrence et partant avoir une large gamme de choix”. Seule la Dénomination commune internationale (DCI), c’est-à-dire le nom des molécules, a figuré sur l’appel d’offres. Ces démarches étant faites, reste encore l’approbation du wali. D’ailleurs, un membre du bureau contacté pour avoir des informations, se déclare tenu par l’obligation de réserve tant que le marché n’a pas encore été approuvé. “Si le marché n’est pas approuvé, la société déclarée adjudicatrice pourrait se retourner contre la commune”, explique-t-il.Entre l’adjudication, l’approbation et la livraison effective des médicaments, des mois devront s’écouler. Pour autant, ce n’est pas encore la fin du calvaire pour les 35.000 diabétiques pris en charge par les arrondissements. “Nous nous attendons à ce que la ville soit livrée vers le mois de septembre ou octobre”, affirme un responsable à la mairie. Une fois la marchandise livrée, la mairie doit redistribuer les médicaments aux 16 arrondissements relevant de son ressort. Car ce sont les arrondissements qui servent, en dernier lieu, les malades. Toute cette procédure allonge encore les délais d’attente du diabétique. Ce dernier est tenu, en attendant, d’acheter son insuline. Et c’est presque chose impossible pour de nombreux malades nécessiteux, le coût de l’insuline demeurant prohibitif pour eux: 200 DH le flacon.


    Les arrondissements manquent d’insuline

    POUR le moment, rares sont les arrondissements qui disposent encore de quelques flacons d’insuline. A l’arrondissement Sidi Belyout, par exemple, le BMH (Bureau municipal d’hygiène) ne sert qu’une seule marque d’insuline, à savoir Insulinortard. Pour les malades qui se soignent par d’autres types d’insuline, ils sont donc livrés à eux-mêmes. “Du temps où la commune Sidi Belyout était maîtresse d’elle-même, nous étions largement approvisionnés car nous lancions nous-mêmes nos marchés. L’unité de la ville nous a privés de l’autonomie financière et nous dépendons de la ville”, explique un élu.Ali JAFRY

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