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Affaires

Bourses et marchésPour une fois, l’année est (un peu) prévisible!

Par L'Economiste | Edition N°:1946 Le 27/01/2005 | Partager

Les marchés ne s’en laissent pas conter, ils ne vont pas commencer en 2005. Malgré quelques inquiétudes liées au renchérissement du prix du pétrole et à la baisse des taux d’intérêt, les places financières resteront confiantes. Et pourtant, il risque d’y avoir une façon d’essoufflement. La question de fond: comment les Etats, tous repris par le surendettement, vont-ils faire face à ce problème?Les marchés réagissent aux événements économiques, mais ils les influencent également. Depuis trois ans, ils se sont contentés de réagir, cherchant les moyens de rebondir après l’éclatement de la bulle de la fin des années 90. En 2005 ils joueront à nouveau un rôle essentiel dans le cours des événements. Le feront-ils en douceur ou de manière plus chaotique ? Selon toutes probabilités, les marchés garderont leur calme et favoriseront des ajustements en souplesse. Mais le danger est évident.Le monde est inondé de liquidités grâce aux largesses des banques centrales, et cet argent est en quête de refuges sûrs dans un climat économique inévitablement refroidi. Pourquoi refroidi? L’économie mondiale a enregistré un excellent taux de croissance en 2004, et globalement dans le monde, les entreprises ont affiché de très bons résultats. Mais une bonne croissance ne permet guère, voire pas du tout, de redresser des déséquilibres mondiaux persistants. En tête de la liste des suspects figurent toujours les mêmes déséquilibres: excédents et déficits des paiements courants, envolée des prix de l’immobilier et de déficits publics atteignant des niveaux insupportables pratiquement partout, dans les pays développés et dans les autres.A mesure que le renchérissement du loyer de l’argent commencera à se faire sentir, la croissance s’essoufflera. Elle peut décélérer progressivement, les taux d’intérêt revenant progressivement à des niveaux plus bas aux Etats-Unis, et le crédit étant davantage contrôlé en Chine. Ces deux formidables moteurs de la croissance mondiale pourraient alors ralentir un peu, permettant ainsi à d’autres économies, celles de la zone euro en particulier, de prendre le train en marche. Les marchés s’orienteraient alors à la hausse. Mais l’économie mondiale pourrait aussi ralentir plus brutalement, auquel cas les marchés seraient à la peine.Prenons d’abord les marchés de change, car c’est là le lieu principal des ajustements. Logiquement, le dollar devrait enregistrer un modeste recul, sans qu’il s’agisse pour autant d’une débâcle. Mais ce mouvement se fera principalement face au yen et au yuan plutôt que, comme jusqu’ici, face à l’euro et à la livre sterling. Il est toujours impossible de prévoir quand les fluctuations des devises auront lieu et, en l’occurrence, elles dépendront autant des politiques japonaise et chinoise que de l’humeur du marché. Les Chinois en particulier refuseront de dire quand ils laisseront flotter leur monnaie par rapport au billet vert. Mais le dollar aura du mal à résister à des pressions grandissantes tout au long de 2005.La condition préalable à une stabilisation d’autres marchés passe par un ajustement de la monnaie américaine. Les actions, notamment, repartiraient peut-être à la hausse. Pour elles, le pire marché baissier depuis trente ans n’est plus qu’un mauvais souvenir – suffisamment douloureux cependant pour influencer durablement les valorisations. Résultat : malgré une croissance économique soutenue et les bons résultats affichés par les entreprises, les marchés d’actions à travers le monde auront du mal à progresser et les investisseurs astucieux vont continuer de les déserter au profit des sociétés non cotées en Bourse. Quant aux risques, ils sont déjà intégrés dans les cours, du moins pour certains. Aussi peut-on logiquement prévoir pour les principaux marchés d’actions une année de gains modestes.Sur les marchés à taux fixe, les investisseurs guetteront évidemment les signes d’inflation. Les pressions inflationnistes ont évidemment pour origine la situation sur le marché pétrolier. L’approvisionnement reste tendu, l’OPEP se montrant incapable d’accroître la production de manière substantielle, et il est peu probable que la demande baisse assez rapidement pour provoquer une détente. A moins que l’Irak et quelques autres grands pays producteurs soient en mesure d’augmenter leur production et de rassurer les marchés, le monde devrait apprendre à vivre dans un avenir proche avec un pétrole cher, et plus généralement avec des énergies chères.Le renchérissement du prix de l’énergie, la hausse des taux d’intérêt et le ralentissement de la croissance mondiale formeraient un cocktail détonant, difficile à avaler pour les marchés mondiaux. Il n’y a pas réellement lieu de s’affoler. Tout porte à croire que l’année 2005 sera relativement bonne. L’économie mondiale croît toujours à un rythme soutenu. Le poids grandissant de la Chine et de l’Inde dans l’économie mondiale dope à la fois la demande et réduit les tensions inflationnistes. Les gains de productivité sont importants au niveau mondial. Les nouveaux membres de l’UE en Europe centrale et orientale renforcent la compétitivité de l’Europe, ce dont elle a bien besoin. Et, tant que les marchés auront l’impression que les énormes déséquilibres qui se creusent sont enfin traités sérieusement, ils jugeront que l’expansion actuelle a encore de beaux jours devant elle.


Comment régler le problème des déficits publics?

Tous les observateurs seront attentifs aux éléments indiquant comment les gouvernements entendent s’attaquer aux déficits publics. L’attention s’est portée essentiellement sur les Etats-Unis – paradoxalement le pays dont le problème est plus gérable que pour la plupart des autres pays développés. L’Amérique peut le résoudre et elle y parviendra. En revanche, il faudra une vingtaine d’années pour qu’une Europe vieillissante, qui connaît une faible croissance, et un Japon à la population encore plus âgée, puissent maîtriser leurs déficits. Plus l’Amérique avancera sur cette voie, plus la pression sera grande sur les autres Etats pour qu’ils prennent au sérieux leur endettement. La question à laquelle les investisseurs devront répondre est de savoir si les risques – liés à l’inflation, à la monnaie et surtout à la solvabilité – sont correctement évalués. Les actions semblent valorisées de manière suffisamment correcte pour couvrir les risques probables, c’est-à-dire pour faire face à une mauvaise nouvelle inattendue. En revanche, les marchés obligataires auront plus de difficultés à affronter les imprévus, notamment une accélération de l’inflation.Par Hamish McRae, Rédacteur en chef adjoint de The Independent

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