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    Culture

    Agadir/Affaire ServatyUne ONG monte au créneau

    Par L'Economiste | Edition N°:2080 Le 05/08/2005 | Partager

    . Une pétition pour demander la libération des filles condamnées LE scandale pornographique d’Agadir, qui a éclaté en avril dernier, continue de faire du bruit. La société civile n’est pas restée indifférente à cette affaire. Une association dénommée Anaruz (espoir en amazigh), qui a compris qu’en matière sociale la solution est d’agir et de réagir, monte au créneau. Elle a ainsi pris l’initiative de lancer une pétition. L’objectif est de provoquer une mobilisation pour la libération des treize filles condamnées pour le moment et l’abandon des poursuites contre les autres encore recherchées. Initié il y a à peine quelques jours, ce mouvement a réuni déjà plus de 200 signatures pour l’instant et la pétition continuera à circuler jusqu’au mois de septembre, précise Abderrahmane Lyazidi, président de l’association Anaruz. Selon lui, un soutien moral est également apporté par l’ONG aux familles des condamnées. Celles-ci ont porté plainte devant la justice belge et marocaine contre Philippe Servaty, avance Lyazidi. A l’origine de cette mobilisation, quelques personnes qui tiennent à exprimer leur entière solidarité avec ce qu’elles appellent les victimes de Philippe Servaty. Ce qu’elles veulent également, c’est dénoncer aussi la libération de Servaty après son arrestation en 2004 à Agadir, alors que les filles poursuivies aujourd’hui n’ont bénéficié d’aucune indulgence ni de la part de la justice, ni même de la part de leur entourage. “Bien loin de là, leurs jugements ont été expéditifs et le profil des filles, pour la plupart sans antécédents judiciaires et de condition sociale précaire, n’a pas été pris en considération’’, déplore Lyazidi. Ce que réclame aujourd’hui l’association, au-delà de la libération des jeunes femmes et l’abandon des poursuites des filles en fuite, c’est également la fin de toutes les formes de violence à l’égard des condamnées. Leur seul crime, estime le représentant de Anaruz, c’est d’avoir été naïves. Leur corps, en effet, elles ne l’ont pas exhibé, il leur a été par contre volé, par la ruse, et mis à nu sur Internet par un escroc pervers. Aujourd’hui, tout ce qu’elles méritent c’est tout simplement un soutien psychologique pour les aider à surmonter les épreuves douloureuses qu’elles vivent maintenant, renchérit le représentant de l’ONG. A travers cette démarche, les initiateurs de la pétition souhaitent aussi réagir contre l’hypocrisie sociale qui a marqué jusque-là ces événements. Mais tout n’est pas perdu et sans espoir pour nos enfants tant qu’il y aura des actions citoyennes et des associations comme Anaruz.


    Anaruz

    Créée au mois de juillet dernier par un comité de soutien des victimes de Servaty, l’association Anaruz réunit aujourd’hui 60 membres. Depuis sa naissance, ses intervenants n’ont cessé d’apporter un soutien constant aux familles des victimes. Pour se joindre à la pétition, il suffit d’envoyer un courrier électronique à l’adresse: [email protected] en précisant le nom, le prénom, la fonction et la ville de résidence du signataire.De notre correspondante,Malika ALAMI

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