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Entreprises

2M était menacée de fermeture

Par L'Economiste | Edition N°:394 Le 07/12/1998 | Partager

Les négociations entre la Direction et les employés se poursuivent à 2M. Mais il a fallu de peu pour que la deuxième chaîne de télévision publique passe à la trappe le 3 décembre dernier. "Une autorité supérieure" aurait menacé de la fermer définitivement. La grogne monte aussi à la TVM. Les employés brandissent déjà la menace du brassard.


De la crise actuelle que traverse 2M, la deuxième chaîne de télévision publique, très peu de gens savent qu'il a fallu de peu pour qu'on en arrive à l'irréparable. C'était le jeudi 3 décembre bien avant le désormais "historique" journal télévisé de 20h45. Devant la détermination du présentateur d'arborer son brassard à l'antenne, la Direction Générale avait alors fait savoir aux employés que s'il n'y renonçait pas, il signerait l'acte de décès de la chaîne. 2M allait donc mettre la clé sous le paillasson. Sans plus d'explication, "la Direction indiqua que l'ultimatum venait d'une haute autorité à Rabat", révèle un responsable syndical. Il s'ensuivit une longue palabre entre journalistes et la Direction de la chaîne, avant que le journal ne soit finalement présenté avec près de quarante minutes de retard. Le directeur général de 2M, M. Larbi Belarbi était injoignable samedi soir et hier dimanche à son bureau. Beaucoup d'observateurs ont salué le courage des employés de la chaîne "qui ont fait preuve de responsabilité face aux téléspectateurs". Il semble par ailleurs que "l'ultimatum" venu de Rabat a été déterminant dans leur fléchissement.

Pendant ce temps, le dialogue, lui, continue. Le marathon des négociations se poursuit à 2M entre la Direction Générale et les représentants des salariés. Après la longue rencontre d'avant-hier, samedi dans la soirée, les deux parties se donnent rendez-vous aujourd'hui en fin d'après-midi pour un nouveau round de tractations. De son côté, M. Larbi Messari, le ministre de la Communication est sorti de sa réserve. Il a reçu les représentants du personnel le 4 décembre dernier à son bureau à Rabat, et il paraît "qu'il s'est montré compréhensif" face aux requêtes des salariés de 2M.

La TVM bouge à son tour


Si la tension est montée crescendo à la chaîne d'Aïn Sebaâ, c'est aussi parce que l'Etat a failli à ses obligations d'actionnaire.
De sa contribution au budget de la chaîne pour l'exercice en cours, il n'a à ce jour versé le moindre centime. Bien pire, même sur celle de 1997, 2M n'a reçu qu'une partie de 133 millions de DH que lui doit le Trésor. Théoriquement donc, depuis le début de 1998, l'entreprise fonctionne sur ses recettes publicitaires.
Quant à la vieille dame de Rabat, la TVM, "ça bouge également dans les studios". Le courage de sa consoeur casablancaise l'a probablement décomplexée. Ses employés qui, faut-il le rappeler, ont le statut de fonctionnaires menacent à leur tour de porter un brassard pour exprimer leur mécontentement.
Il reste à préciser la date, donnée pour imminente. En plus de l'amélioration de leurs conditions matérielles et de la formation continue, l'alignement de leur statut au code de la presse (qui régit le métier de journaliste) apparaît au coeur de leurs revendications. Un communiqué publié au terme d'une réunion avec le Syndicat National de la Presse Marocaine (qui a la particularité de regrouper employeurs et salariés) le mercredi 2 décembre, dresse la liste de leurs doléances. Ils exigent aussi que la promotion interne soit basée sur de critères transparents. Les salariés de la TVM réclament par ailleurs qu'ils soient dotés de conditions de travail dignes des exigences que nécessite toute entreprise de l'audiovisuel. Il est vrai que la vieille dame de la Rue El Brihi à Rabat n'est pas une entreprise comme les autres.

Abashi SHAMAMBA

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