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    Economie

    «2011 devra relancer le marché»
    Trois questions à Mohamed Chaïbi, président de l’APC

    Par L'Economiste | Edition N°:3428 Le 21/12/2010 | Partager

    . Les nouvelles dispositions en faveur des promoteurs, un avantage pour les cimentiers. L’immobilier représente 75 à 80% de la consommation de cimentLe marché du ciment a connu tout au long de cette année une évolution en dents de scie. Mais l’Association des cimentiers (APC) reste optimiste pour l’évolution des ventes en 2011. Une année présentée comme celle de la relance de l’immobilier et de la construction de logements. - L’Economiste: Quelles sont vos prévisions pour la consommation du ciment en 2011?- Mohamed Chaïbi: Ces deux dernières années, il y a eu un lien de cause à effet entre le ralentissement des programmes et des chantiers de construction de logements, en particulier le segment social. Une situation liée à la mévente de logements et à la réticence des banques à accorder des crédits immobiliers. Aujourd’hui, l’espoir est permis pour que 2011 soit une année de relance de l’immobilier et de la construction de logements. Dans la mesure où des dispositions ont été prises pour faciliter les procédures d’autorisation de construire ainsi que pour la mobilisation et l’équipement du foncier public et privé.Je voudrais préciser que l’immobilier représente 75 à 80% de la consommation de ciment. Pour le reste (20 à 25%), il va à l’investissement public dans les infrastructures. - Jusqu’à quelle mesure l’engagement de l’APC en faveur du logement social va contribuer à redynamiser le marché?- La convention de soutien à ce type de logement est destinée aux ménages à faible revenu. Elle prévoit de ramener les prix du ciment à leur niveau de janvier 2007, soit une décote de près de 13% (ndlr: pour l’offre à 140.000 DH). Cette convention concerne les logements sociaux à réaliser dans le cadre des accords conclus ou à conclure entre les promoteurs immobiliers candidats au VIT à 140.000 DH et Al Omrane, ainsi que les programmes propres à cet opérateur public. Il s’agirait au total de 130.000 logements. La consommation en ciment à prix « décoté » est estimée à 13 tonnes par logement. - Le marché a connu une tension en 2009 à cause d’un début de surcapacité. Ne craignez-vous pas que cette surproduction ne perdure et perturbe encore le marché?- La consommation nationale du ciment a atteint 14,5 millions de tonnes en 2009. Un volume entièrement satisfait par les capacités installées. Le renforcement du dispositif industriel des cimentiers historiques (Fès, Aït Baha) et l’arrivée d’un nouvel opérateur a coïncidé avec une stagnation du marché. Une situation particulière mais passagère. La consommation de ciment est d’essence locale. Elle reste liée à des chantiers d’infrastructures, à des projets immobiliers et à des opérations d’auto-construction. Après le ralentissement, ces chantiers devront connaître une reprise. Les capacités installées de 18,5 millions de tonnes ne seront pas alors de trop pour satisfaire les besoins du marché et accompagner la relance.Propos recueillis par Mohamed AZMANI

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