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Economie

«La bataille se déroule désormais sur le Net«
Entretien avec Fouad Chraïbi, président de l’Observatoire du tourisme

Par L'Economiste | Edition N°:2797 Le 12/06/2008 | Partager

. Les ventes en ligne. Intensifier les contrôlesPour Fouad Chraïbi, président de l’Observatoire du tourisme, tous les indicateurs de l’activité touristique sont bons. Si le nombre des unitées dans les hôtels classés est en baisse, cela n’a rien d’alarmant. Mais il faut revoir la stratégie de commercialisation et se mettre au diapason des nouvelles technologies. - L’Economiste: Comment expliquez-vous la baisse qu’affiche, ces derniers temps, l’activité touristique? - Fouad Chraïbi: Sans analyse, les chiffres ne veulent rien dire. Les données de l’économie touristique sont plutôt bonnes. Ce qu’il faut comprendre, c’est que, depuis 4 ou 5 ans, le business modèle est en train d’évoluer et les hôteliers n’arrivent pas à suivre la cadence. Aujourd’hui, le client fait tout sur le Net, de l’achat du billet à la réservation du séjour. Il y a une rude concurrence sur Internet. Mais pour paraître sur le Net, il faut payer. Et pour l’instant, les opérateurs, à part quelques propriétaires de riads, hésitent à franchir le pas. Pourtant, c’est là que tout se joue désormais. - Comment faire pour dépasser cette crise? - Il n’y a pas de crise. Tous les indicateurs de l’activité touristique sont bons. Les arrivées sont toujours à la hausse et c’est un indicateur fiable. - La croissance des recettes est pourtant faible? - C’est vrai. Les recettes n’ont progressé que de 2 ou 3%, mais ce n’est pas catastrophique. La recette moyenne est satisfaisante. Les investissements dans le tourisme sont toujours importants. Alors pourquoi parler de crise. D’autre part, nous sommes en train de passer à des modèles d’hébergement moins coûteux. Une villa dans une palmeraie à Marrakech avec 3 chambres à 1.500 DH la nuitée. Ça fait 500 DH par chambre et il n’y pas d’hôtel à 500 DH dans la même catégorie. Les clients optent plus pour ce genre de formule, ce qui est tout à fait compréhensible. Par ailleurs, les clients étrangers achètent sur le Net et payent par carte bancaire et cet argent n’entre pas au Maroc. C’est aussi ce qui fait baisser les recettes. Enfin, de nombreux opérateurs ne sont pas en règle avec le fisc et c’est un manque à gagner pour le pays. - Comment contrôler davantage les nuitées? - Pour ne pas payer la taxe de séjour et la taxe communale, de nombreux hôtels font de fausses déclarations. Dans ces établissements, le système informatique est absent et donc il n’y a pas moyen de contrôler. Dans l’hôtellerie institutionnelle, il est impossible de tricher, tout est informatisé. D’autre part, nombre de riads, maisons d’hôtes et pensions échappent aux statistiques. On en compte à peu près un millier. Sur les 450 riads recensés, 90 seulement déclarent leurs nuitées. Nos statistiques sont mal faites parce qu’elles ne prennent en compte que les hôtels classés. L’Etat fait d’énormes investissements pour le tourisme. Il faut faire preuve de civisme et payer ses taxes. Le contrôle informatique direct peut être une solution. Il faudrait établir une loi dans ce sens. Une connexion directe entre les ordinateurs des hôtels et une centrale de statistique serait une bonne solution. - Pensez-vous qu’il faut renforcer le partenariat public/privé pour atteindre les objectifs de la Vision 2010? - La représentation professionnelle marocaine du tourisme est faible, parce qu’elle n’englobe pas l’essentiel du métier. Les aménageurs développeurs ne sont pas représentés à la Fédération nationale du tourisme (FNT). L’organisation est boiteuse. Nous sommes faibles face au gouvernement. Pour que le partenariat soit fort, il faut que les deux partenaires soient à égalité. Or, ce n’est malheureusement pas le cas.Propos recueillis par Amira KHALFALLAH

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