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Opinions & Débats

Les exigences d’un modèle de développement inclusif

Par Farid EL BACHA | Edition N°:5918 Le 04/01/2021 | Partager

Farid El Bacha est président-délégué de l’Association Ribat Al Fath pour le développement durable (Ph. Privée)

Dans sa contribution à la réflexion visant à repenser le modèle de développement et sur la base de tout un cycle de conférences et d’études, l’Association Ribat Al Fath vient d’enrichir le débat par une publication scientifique de haut niveau qui intègre également la contribution des 21 associations membres de la ligue des associations régionales au débat sur le nouveau modèle de développement(1).

La réflexion, menée dans une vision transdisciplinaire, apporte des réponses innovantes ayant notamment trait aux choix des politiques publiques, à la nature du contrat social et au positionnement du Royaume sur le plan national et international.

La publication s’ouvre par l’analyse des postulats qui fondent un modèle de développement ordonné et cohérent(2). Certains de ces postulats sont acquis telle l’ouverture au marché mondial et la valorisation de l’initiative privée. D’autres, tel le développement durable, bien que disposant d’un cadre juridique institutionnel, appellent à une vigilance accrue face aux menaces écologiques. Dans cet esprit, les exigences de la durabilité environnementale sont finement exposées et analysées(3).

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 La publication de l’Association Ribat Al Fath revient sur les travaux d’envergure nationale qui, comme le Rapport du cinquantenaire de 2006,  ont notamment permis d’intégrer de nouvelles notions dans le discours public, l’enquête nationale réalisée sur le système des valeurs ou encore le rapport du CESE  publié en 2016 sur le capital immatériel en tant que facteur de création et de répartition équitable des richesses

La poursuite de l’adéquation du modèle marocain aux mécanismes des économies libérales passe quant à elle par l’équité fiscale, une régulation plus efficiente du marché, une lutte contre le dysfonctionnement des services sociaux et une politique plus active de l’insertion socio-professionnelle des jeunes. La lutte pour l’inclusion des territoires et des groupes sociaux marginalisés appelle quant à elle à une impulsion du processus de régionalisation avancée. Consacré comme priorité, l’engagement au service de la solidarité nationale au profit des classes défavorisées doit être accompagné par une rationalisation de l’action publique.

L’étude rappelle et revient sur les travaux d’envergure nationale qui, comme le Rapport du cinquantenaire de 2006,  ont notamment permis d’intégrer de nouvelles notions dans le discours public (reddition des comptes, évaluation des politiques publiques…), l’enquête nationale réalisée sur le système des valeurs ou encore le rapport du CESE publié en 2016 sur le capital immatériel en tant que facteur de création et de répartition équitable des richesses.

Elle montre comment ces acquis peuvent être capitalisés en tenant compte de nos propres spécificités, notre diversité, nos fondamentaux et notre histoire(4).

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Sur le rôle des territoires dans l’industrie 4.0, il est montré comment l’évolution accélérée des technologies, la facilitation externe de la collaboration et de la communication à distance va exacerber la compétition entre les territoires et appeler à une forte intelligence de l’action locale(5). L’analyse montre la nécessité pour le nouveau modèle de développement du Maroc de prendre la mesure de cet impératif pour permettre la construction de territoires 4.0.

Les mécanismes favorisant l’efficacité d’un modèle de développement inclusif sont rigoureusement analysés(6). La création d’une structure nationale dédiée au pilotage institutionnel, une approche de gestion stratégique intégrée, une coordination et harmonisation des politiques publiques  et leur analyse sous l’angle de l’inclusivité, une anticipation des risques et des difficultés de mise en œuvre des politiques publiques, des données fiables et des indicateurs adaptés, des systèmes d’information performants, une élite administrative rompue aux méthodes de management stratégique sont autant de leviers et de mécanismes sur lesquels il convient d’agir. L’étude montre enfin comment l’engagement social des agents économiques passe par une économie de droit, une économie de confiance interpersonnelle et institutionnelle et une économie du savoir et de compétences(7).

Ligue des associations régionales: Les leviers stratégiques

Les axes proposés insistent sur la nécessité de consolider le système public et le paramétrer au dispositif de reddition des comptes, de consacrer la régionalisation avancée en tant que chantier stratégique. Autre axe, anticiper le changement vis-à-vis de la planification stratégique et de l’élaboration et le suivi de politiques publiques novatrices. Deux idées centrales en matière des politiques publiques sont à retenir:
- La conception des politiques publiques par l’observation des normes et standards internationaux capables de hisser le niveau d’efficacité et d’efficience de l’action publique;
- La soumission des grandes politiques publiques au mécanisme de l’évaluation  en tant que garantie pour une meilleure exécution des dites politiques et un meilleur ancrage du principe de reddition des comptes.

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(1) «Les exigences d’un modèle de développement inclusif» actes de la conférence organisée par Ribat Al Fath le 20 décembre 2018, Publication Ribat Al Fath, Edition 2020.
(2) Driss Benhima, ancien ministre.
(3) Abdelhadi Bennis, vice-président de l’Association Ribat Al Fath, président de la Commission développement durable.
(4) Tarik El Malki, enseignant-chercheur, Groupe ISCAE.
(5) Ali Guedira, expert en politiques publiques, acteur associatif.
(6) Rabha Zeidguy, Professeur de l’enseignement supérieur.
(7) Brahim Benjelloun Touimi, administrateur directeur général de BMCE Bank.

 

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