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Société

DGSN: Mobilisation exceptionnelle pour une année exceptionnelle

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5914 Le 28/12/2020 | Partager
Les éléments de la sûreté nationale sur tous les fronts depuis le début de la pandémie
Les indices en baisse à cause des restrictions liées à la lutte anti-Covid-19
Nouvelles brigades pour la lutte contre les nouvelles formes de crimes

Depuis le début de la pandémie de la Covid-19 et l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire, les éléments de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) sont sur tous les fronts. Pour une année exceptionnelle, la DGSN a mis en place une mobilisation exceptionnelle.

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Ph. Bziouat

Cela concerne le contrôle du respect des restrictions imposées dans le cadre de l’état d’urgence, la lutte contre la vente de masques et stérilisants contrefaits… Durant cette période, 154 barrages judiciaires ont été installés sur les axes routiers, appuyés par plus de 1.699 points fixes et mobiles de contrôle des déplacements exceptionnels.

Au total, 15.658 agents de police ont été mobilisés. Ils ont été affectés à 2.980 patrouilles d’intervention rapide, comptant dans leurs effectifs 11.360 agents. Ces derniers ont été appuyés par des éléments de la police des frontières et des centres d’enregistrement des données d’identification, redéployés pour travailler sur le terrain, suite à la suspension des voyages internationaux et des centres d’émission des cartes d’identité.

Au total, les services de la DGSN ont recensé 968.967 infractions aux mesures relatives à l’état d’urgence sanitaire et autres restrictions durant cette période. 196.972 personnes ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires. Dans les détails, les éléments de la sûreté nationale ont saisi 408.705 masques médicaux contrefaits ou non conformes, et arrêté 284 personnes suspectées de leur fabrication et commercialisation.

Idem pour les produits stérilisants. Les forces de police ont saisi 1.383 litres, fabriqués à base de produits chimiques suspects et nocifs à la santé publique. 28 individus ont été arrêtés pour leur implication présumée dans leur commercialisation.

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■ Réseaux criminels violents, trafic de drogues…
Ces opérations ont été menées parallèlement à la principale mission de cette Direction, relative à la lutte contre la criminalité et au renforcement du sentiment de sécurité. Selon les statistiques contenues dans le bilan annuel de cette institution, les services de la sûreté nationale ont traité plus de 851.343 affaires durant l’année en cours. Sur ce total, 817.259 dossiers ont été résolus, en hausse de 33% par rapport à 2019. Selon la DGSN, cette augmentation «s’explique essentiellement par le bilan des opérations sécuritaires menées dans le cadre de la lutte contre les infractions liées à la violation de l’état d’urgence sanitaire». Cela concerne notamment la diffusion de fausses informations, la commercialisation illégale de faux masques et de désinfectants, les crimes relatifs aux nouvelles technologies… En face, la DGSN a noté une nette diminution de la courbe globale de la criminalité, à cause du contexte de la pandémie. Par exemple, les crimes d’atteintes aux biens ont baissé de 30%, d’atteintes contre les personnes ont reculé de 4,72% et les affaires financières et économiques ont régressé de 22%. Le taux de résolution des affaires a connu une hausse importante de 96%. Cette performance a été favorisée par «le recours systématique aux techniques de la police scientifique, l’intensification des opérations sur le terrain contre les personnes recherchées…».

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Pour ce qui est de la lutte contre la criminalité et la violence, les éléments de la police ont arrêté 779 individus pour leur implication présumée dans 469 réseaux s’activant dans le vol avec violence ou sous la menace. S’y ajoute l’arrestation de 466 personnes pour leur implication dans 123 réseaux spécialisés dans le trafic d’êtres humains et l’organisation de l’immigration clandestine. Pour ce qui est des affaires de drogues, le nombre des personnes arrêtées a atteint 97.564, soit une baisse de 23% par rapport à 2019. Selon les données du bilan annuel de la DGSN, tous les indicateurs de saisie de drogues dures sont en baisse significative. Cela s’explique notamment par l’impact des restrictions imposées au niveau national, mais aussi international, pour endiguer la propagation de la pandémie. Durant l’année 2020, les saisies de cocaïne ont dépassé 132 kg, soit une baisse de 75% par rapport à 2019. Idem pour les psychotropes, dont les saisies ont atteint 476.923 comprimés, dont 145.848 de type ecstasy. Ces saisies sont en baisse de 66% par rapport à 2019. Par contre, les saisies d’héroïne sont restées à leur niveau habituel, soit 8,5 kg. Celles du haschich ont plutôt augmenté de 37 tonnes par  rapport à l’année dernière. Elles ont atteint plus de 217 tonnes. Ceci est lié notamment au renforcement du contrôle et l’identification des nouveaux itinéraires de trafic.

■ Renforcement des moyens d’investigation

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Depuis le début 2020, la police judiciaire a déféré aux parquets 21 individus suspectés d’implication dans des affaires de terrorisme et d’extrémisme, et 300 personnes pour des crimes de chantage sexuel sur Internet, ayant ciblé 458 victimes. Les brigades de renseignement criminel et d’appui technique, mises en place au niveau des services décentralisés de la police judiciaire pour appuyer les enquêtes, ont traité 34.047 affaires et réalisé 11.822 enquêtes. Résultat: elles ont contribué à l’identification de 2.460 personnes impliquées dans des affaires en suspens. Idem pour l’Institut des sciences forensiques de la DGSN, chargé d’apporter un soutien technique dans les enquêtes criminelles. Ses éléments ont effectué 213 expertises balistiques, portant sur 118 armes à feu, 47 armes de réplique et 4.308 munitions. Le laboratoire de cet Institut a aussi réalisé 471 expertises de comparaison d’écriture manuscrite, soit 728 documents, notamment des chèques bancaires, des documents d’identité, des billets de banque… L’unité des portraits robots a contribué à la résolution de 44 affaires criminelles.

■ Boissons alcoolisées contrefaites: Opération mains propres

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L’affaire avait défrayé la chronique il y a quelques mois. Les éléments de la sûreté nationale, en coordination avec l’administration des Douanes et l’ONSSA ont mené des opérations de contrôle de 41 restaurants et établissements touristiques classés, ainsi que 3 entrepôts. Au total, plus de 1,2 million de bouteilles de boissons alcoolisées ont été saisies, dont 16.925 bouteilles ne portant pas de timbres douaniers et 11.472 portant des timbres ne correspondant pas à leur véritable quantité. S’y ajoutent des bières, des boissons gazeuses et des produits alimentaires périmés. Cette opération s’est soldée par la fermeture permanente ou temporaire de 74 restaurants et établissements touristiques, en plus de l’émission de 248 décisions administratives d’avertissement ou de retrait définitif ou temporaire des autorisations de vente des boissons alcoolisées.

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La DGSN et le virus

  • 154 barrages judiciaires
  • 1.699 points fixes et mobiles de contrôle
  • 15.658 agents de police mobilisés
  • 2.980 patrouilles avec
  • 11.360 agents
  • 968.967 infractions à l’état d’urgence
  • 196.972 enquêtes judiciaires
  • 408.705 masques contrefaits saisis
  • 1.380 litres de stérilisants suspects saisis

                                                                                 

«BAG»

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Face à l’émergence de nouvelles formes de criminalité, particulièrement dans les grandes villes, la DGSN a mis en place au cours de cette année, 5 nouvelles brigades anti-gangs «BAG». Elles sont opérationnelles à Casablanca, Kénitra, Tanger, Oujda et Agadir. Il s’agit d’une «unité spécialisée dans la lutte contre les réseaux criminels». Parallèlement, les services décentralisés de la DGSN ont été aussi renforcés par de nouvelles unités et équipes spécialisées dans le repérage et le désamorçage des explosifs. 5 brigades régionales des artificiers ont été créées au niveau des préfectures de police de Rabat, Marrakech, Casablanca, Tanger et Agadir. Ces brigades sont équipées de véhicules de haute technologie, dotés de robots et de moyens sophistiqués pour repérer et désamorcer à distance les explosifs.

M.A.M.

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