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Economie

Transformation numérique: Encore du chemin à parcourir

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5880 Le 09/11/2020 | Partager
Le développement des infrastructures est un impératif
Des modèles économiques à réinventer

Sous l’effet des innovations numériques, l’industrie, l’économie et la société sont en métamorphose et de profondes transformations apparaissent dans leur organisation, leurs produits et leurs usages. Cette tendance modifie considérablement la nature des relations et des rapports qu’ils entretiennent avec leur environnement.

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Dans un monde entièrement tourné vers le numérique, la transformation digitale est l’un des leviers de croissance privilégiés par les entreprises les plus innovantes. Au Maroc, cette transition numérique est à la traîne. Bon nombre de grandes entreprises la relèguent encore au second plan  (Ph. Pixabay)

En effet, internet, la robotisation et les technologies numériques forment un espace dans lequel de nombreux acteurs contribuent à créer de la valeur. Ce qui a donné naissance à des écosystèmes, de plus en plus digitalisés. Aujourd’hui, la transformation numérique n’est plus un choix, mais un impératif. La crise sanitaire l’a d’ailleurs bien démontré.

Les pays disposant d’infrastructures numériques plus développées ont souvent été les mieux outillés pour relever les défis immédiats (services  de santé, enseignement en ligne, utilisation des systèmes de paiements numériques...). La pandémie a ainsi appuyé l’urgence et l’importance de la technologie et de l’accélération de la transformation numérique.

«Le défi de la digitalisation interpelle beaucoup de pays. Le continent africain fait preuve d’une certaine maturité numérique, mais avec des vitesses assez hétérogènes selon les pays et les secteurs. Au Maroc, nous constatons par exemple que pour plusieurs TPE et PME, la transition digitale n’est toujours pas au rendez-vous», souligne Dr. Mohamed Benabid, chercheur, conférencier et rédacteur en chef de L’Economiste, lors de la première édition des journées scientifiques du digital (JSD).

«Le Maroc a un énorme retard dans le développement du digital et la pandémie n’a fait qu’exacerber un certain nombre de défaillances. Cette fracture numérique est une responsabilité partagée entre le secteur public et privé», tient à préciser pour sa part, Pr. Hamid Bouchikhi, Doyen à la SolBridge International School of  Business (Corée du Sud).

Si le but est de créer de la valeur et de participer à la croissance, il est primordial de faire de l’économie numérique un des piliers de la stratégie de développement du pays. «Mais tant que nous n’avons pas de leadership local qui ait un minimum de vision sur ce que doit être un écosystème créatif, rien ne se fera. Nous continuerons d’avoir des idées, des ambitions mais elles ne seront pas opérationnelles», insiste Pr. Youssef Errami, directeur et Doyen ESC PAU Business School et co-organisateur de cette rencontre avec l’Université Ibn Tofail de Kénitra et la Faculté d’Économie et de Gestion de la même ville.

Une transformation digitale réussie aurait d’abord pour conséquence d’améliorer l’attractivité du pays et sa différenciation dans une économie mondialisée. Toutefois, au Maroc, la lenteur dans la mise en place de réglementations pour accélérer la digitalisation représente un énorme frein. Les professionnels comptent d’ailleurs fortement sur cette crise et sur l’état d’urgence pour que les lois les plus importantes soient adoptées.

Mais, selon Bouchikhi, si le pays est encore à la traîne dans sa transformation numérique, il y a toujours des raisons d’espérer. Parmi elles, la transformation digitale des universités. En effet, les établissements d’enseignement supérieur se sont tournés, bien avant la pandémie, vers le numérique en intégrant les nouvelles technologies pour perfectionner l’apprentissage et développer les programmes pédagogiques.

«Nous avions démarré la transformation digitale de l’université avant la crise sanitaire. Durant le confinement, nous avons constaté l’utilisation accrue des outils pédagogiques mis en place, plus de 50.000 étudiants étaient connectés. Ce qui nous a confortés dans nos choix de système», indique Pr. Rochdi Messousi, directeur du Centre universitaire des ressources informatiques (CURI) de l’Université Ibn Tofaïl de Kénitra.

L’engouement des Marocains pour les réseaux sociaux et l’équipement du pays qui est en progrès, ont aussi été cités comme de bons indicateurs par Bouchikhi. «Certains services publics font preuve de pratiques exemplaires et nous constatons également une forte mobilisation des professionnels. Ce qui nous donne de l’espoir», souligne-t-il.

Cette tendance des Marocains à investir internet et les réseaux sociaux  pourrait également les pousser à utiliser de nouvelles méthodes de partage et de communication sur lesquelles se base, par exemple, l’Inbound Marketing. Une technique qui replace le client au centre la stratégie marketing ainsi que le décrit l’ouvrage de l’intervenant Gabriel Szapiro, PDG de Studio Butterfly, «L’inbound Marketing au quotidien».

                                                                                      

Un colloque international pour le digital

L’Université Ibn Tofail de Kénitra, la Faculté d’Économie et de Gestion (Kénitra) et Pau Business School ont organisé les 30 et 31 octobre dernier, un colloque international sous le thème «Ecosystèmes numériques et création de valeurs». Ce colloque scientifique a réuni des chercheurs, des académiciens et des professionnels de différents horizons pour débattre de l’apport du digital aux modèles économiques des organisations, privées, publiques et associatives. La plénière de la rencontre virtuelle a été modérée par Dr. Mohamed Benabid, chercheur, conférencier et rédacteur en chef de L’Economiste. L’intégrale de cette plénière et des autres panels sera bientôt mise en ligne.

T.E.G.

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