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Economie

Contaminations: Le HCP craint une nouvelle vague

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5866 Le 16/10/2020 | Partager
Un confinement hebdomadaire généralisé réduirait de 10% les contaminations
Sans pour autant impacter le tissu économique

Le HCP persiste et propose une solution pour limiter la propagation du Coronavirus: un confinement hebdomadaire généralisé (1 jour/semaine). Et pour cause! Le risque d’une nouvelle vague de contaminations reste encore élevé. La dernière livraison  du Haut commissariat au plan s’appuie sur la situation épidémique depuis la levée du confinement et en trace les projections à fin 2020. Tout en proposant «un débat autour des politiques de riposte face à une montée excessive du nombre de contaminations».

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Pour le HCP, le recours à un confinement total sur une longue période pourrait paralyser l’économie, alors que les séquelles du premier (82 jours) sont toujours perceptibles sur le tissu productif. Or, l’application d’un confinement généralisé, mais intermittent, pourrait amortir la tendance haussière des infections. A l’appui, l’expérience a été menée, avec succès dans certains pays asiatiques via le confinement généralisé pendant 1 ou 2 jours par semaine.

Dans le cas du Maroc, l’effet d’une telle stratégie a été simulé dans 3 régions: Casablanca- Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Marrakech-Safi par rapport aux prévisions établies à fin décembre 2020. Selon les estimations des chercheurs du HCP qui se basent sur des modèles éprouvés à l’international, l’application d’un jour de confinement pendant 6 semaines (octobre-novembre) permet de réduire la propagation de 10 %. La différence enregistrée entre les cas simulés et la tendance prévue s’amplifiera d’une manière exponentielle dans le temps, permettant ainsi de bénéficier d’une marge de contrôle de la situation et de prise de décision.

Au niveau national, la réduction en termes de nouvelles contaminations pourrait atteindre 72.000 cas à fin décembre et se situerait aux environs de 35.000 au niveau de la région Casablanca-Settat, 8.900 dans celle de Rabat-Salé-Kénitra et 4.000 à Marrakech- Safi.

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«Mais il ne faut pas s’attendre à des résultats miraculeux sur le court terme», prévient le HCP. Par contre, un confinement hebdomadaire sur une longue période pourrait sensiblement freiner le rythme des contaminations. Et son efficacité nécessiterait la mise en œuvre de mesures d’accompagnement appropriées. A commencer par une campagne de sensibilisation de la population sur l’importance de répartir ses achats et ses déplacements sur les autres jours de la semaine.

Pour le moment les chiffres enregistrés en période post-confinement donnent le vertige. Les derniers en date dépassent les 3.000 tests positifs par jour. La barre du millier ayant été franchie depuis fin juillet dernier. 

La vitesse de contamination s’est accélérée au cours du mois d’août, avec une augmentation de 157 % du nombre de cas en comparaison avec les cinq premiers mois de l’épidémie. Selon les données arrêtées au 20 septembre 2020, le nombre de cas actifs fluctue toujours au voisinage de 20.000, mais celui des décès journaliers a augmenté selon un rythme de 30 à 40 cas par jour depuis fin juillet, traduisant ainsi une hausse persistante des contaminations des personnes vulnérables.

                                                                           

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Au niveau régional, les prévisions basées sur les tendances actuelles permettent d’identifier quatre groupes d’évolution variant entre le haut risque et la stabilité. 

■ Risque élevé à Casablanca-Settat: On s’attend à une poursuite de la hausse des cas contaminés avec une possibilité de dépasser les 2.000 cas par jour à fin décembre. Cela peut être un signal d’une situation critique de la propagation du virus. Ce qui se traduirait par la mise en place de mesures strictes. Et l’impact sur le tissu économique serait inquiétant.

■ Situation instable à Rabat-Kénitra et Marrakech-Safi: En ce qui concerne la région Rabat-Kénitra, on observe un rythme moins élevé de la contamination par rapport à Casablanca-Settat, avec un champ de fluctuation plus large: le nombre de cas cumulés pourrait atteindre 59.037 à fin décembre.
Au niveau de la région Marrakech-Safi, on s’attend au maintien  de l’évolution volatile des nouveaux cas journaliers enregistrés. Dans cette région, la situation était instable à la date du 20 septembre mais une vague de contaminations peut se déclencher à tout instant, imposant un maintien des mesures de confinement partiel.

■ Stabilité à Fès-Meknès et Tanger-Tétouan: L’évolution du nombre de cas infectés quotidiennement est stable, avec une possibilité d’«extinction» si les mesures d’autoprotection et le respect des gestes-barrières sont maintenus. Le risque d’aggravation de la situation serait plus lié au laxisme des citoyens quant au respect des mesures de prévention. Le nombre des contaminations atteindrait 20.672 à fin décembre dans la région Fès-Meknès.
Pour le reste du Maroc, le nombre de cas enregistrés reste maîtrisable. A la condition d’observer les mesures d’autoprotection.

A.G.

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