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Economie

Covid-19: L’assurance sauve son semestre

Par Khadija MASMOUDI | Edition N°:5839 Le 09/09/2020 | Partager
Légère hausse de 0,9% des primes
Mais le taux de recouvrement chute à 61%
La montée des risques et la baisse de la Bourse vont peser sur les bénéfices

Comme dans plusieurs autres secteurs, la dynamique dans les activités assurantielles a été stoppée par les répercussions économiques du Covid-19. Les primes émises ont totalisé 25 milliards de DH en légère hausse de 0,9% au premier semestre, selon l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS). La première moitié de l’année a été marquée par trois mois de confinement.

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Les primes émises par le secteur ont atteint 25 milliards de DH dont 14,4 milliards de DH en assurance non-vie. Cependant, le  taux de recouvrement y a fortement baissé par rapport aux années précédentes

Les primes non-vie ont progressé de 0,5% s’établissant à 14,4 milliards de DH alors que le chiffre d’affaires de la branche vie  a progressé de 1,4% à 10,6 milliards de DH. Avec des clients dont la situation financière s’est beaucoup dégradée, le secteur pourrait voir son chiffre d’affaires diminuer en fin d’année.

«Beaucoup d’entreprises sont en difficultés et certaines affaires risquent d’être revues d’ici la fin de l’année. Les résultats financiers, qui évoluent à contresens, vont également avoir un impact sur le secteur», souligne Bachir Baddou, directeur général de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR). 

Le marché s’expose aussi au risque de non-recouvrement des primes. En assurance non-vie en particulier, le taux de recouvrement a chuté de 16 points passant de 77% au premier semestre 2019 à 61% sur les six premiers mois de 2020. «L’Autorité a déjà assoupli les règles prudentielles de provisionnement des primes impayées et continue à suivre avec la profession l’évolution de cet indicateur  au gré de l’évolution de la situation économique», souligne l’Acaps.

Dès le début de la crise, l’Acaps a accordé quelques souplesses sur le plan réglementaire. Elle a modifié à titre transitoire certaines règles prudentielles. Ainsi, les provisions relatives aux primes ou cotisations impayées par les souscripteurs ont connu des changements.

La provision est fixée à 50% pour les primes ou cotisations impayées 12 mois après la date de leur émission et à 100% pour celles qui sont en souffrance depuis  18 mois. Pour les autres impayés, le lissage des effets de la circulaire du 2 janvier 2019 sur les années 2020 et 2021 est décalé à 2021 et 2022.

De même, la provision à constater sur les créances sur les intermédiaires a connu des réaménagements à travers un glissement dans l’application de la circulaire du 2 janvier 2019. Cette provision sera constatée à hauteur de 60% en 2021 et 100% en 2022. Et, en principe, aucun effort de dotation supplémentaire ne sera exigé cette année.

L’Autorité de contrôle a également pris des mesures pour éviter des provisionnements massifs aux compagnies d’assurances en cas de dépréciation de leurs actifs. Ainsi, le seuil de déclenchement de la provision pour dépréciation durable (PDD) est relevé de 25 à 30%. Le cours de référence que les compagnies doivent prendre en compte est la moyenne des cours sur les six derniers mois au lieu de la moyenne sur les 3 derniers mois.

                                                                 

L’aide aux intermédiaires

La Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance ainsi que la Fédération nationale des agents et courtiers en assurance ont convenu de mesures d’aides  aux agents et courtiers fragilisés par la crise. Cette aide est accordée sous la forme d’un don forfaitaire de 12.000 DH ou à travers l’octroi d’un prêt à taux bonifié équivalent à 3 mois de frais généraux, plafonné à 100.000 DH. Aujourd’hui, 103 courtiers ont bénéficié des dons octroyés par la FMSAR et une vingtaine de courtiers ont sollicité des prêts. «Les entreprises d’assurances ont aussi pris des initiatives à destination de leur réseau exclusif dans le but d’atténuer les effets de la crise sur leur situation financière», souligne l’Acaps. Pour elle, «avant d’envisager de nouvelles mesures, il faut faire le bilan de l’action de soutien initiée par la FMSAR et la Fnacam pour venir en aide aux intermédiaires les plus fragiles».

Khadija MASMOUDI

 

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